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[Vidéo] Européennes 2019 : quel bilan ? Avec Philippe Lamberts, président des Verts au Parlement européen

Vidéo 28.05.2019 Jules Lastennet et Christophe Préault (à Bruxelles)

Quelques heures après l'annonce des résultats des élections européennes, quels sont les enseignements du scrutin ? Toute l'Europe interroge Philippe Lamberts, co-président du groupe des Verts au Parlement européen, et Céline Schoen, correspondante de La Croix à Bruxelles.

Pour la première fois depuis 1994, la participation aux élections européennes dépasse le seuil symbolique des 50 %. Le signe, comme le rappelle Philippe Lamberts, que les affaires européennes ne suscitent pas le désintérêt que l'on prête souvent aux électeurs. Plusieurs thèmes de campagne ont de surcroît alimenté le débat et par conséquent la participation : l'environnement, les droits sociaux ou encore l'immigration.

S'agissant des résultats, comme prévu par les sondages, le Parlement européen 2019-2024 affichera un éclatement inédit des forces en présence. Les deux grandes familles politiques européennes historiques, jusqu'ici toujours majoritaires à elles deux, voient en effet leurs contingents de députés fortement baisser. Conservateurs (-37 sièges) et sociaux-démocrates (-41 sièges) devront ainsi obligatoirement composer avec les groupes des libéraux et des écologistes. Parmi les partis pro-européens, ces derniers bénéficient d'une progression substantielle, gagnant respectivement 41 et 17 sièges.

A l'autre extrémité du spectre, les formations de droite radicale (171 sièges sur 751), dans toute leur diversité, disposeront également d'effectifs plus importants, mais il apparaît à ce stade improbable qu'elles puissent constituer un groupe politique unique au Parlement tant leurs positions sont éloignées sur de nombreux sujets fondamentaux.

Dans ce contexte, les négociations pour l'élaboration d'une ligne directrice pour la période 2019-2024 s'annoncent ardues au niveau européen. Elles commencent dès aujourd'hui mardi 28 mai avec un sommet informel des chefs d'Etat et de gouvernement à Bruxelles. Ces derniers ont pour première mission d'identifier la personnalité idoine pour rassembler largement et ainsi incarner cette stratégie commune à laquelle devront adhérer écologistes, sociaux-démocrates, libéraux et conservateurs.