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Valérie Pécresse : "La mobilité est une priorité de la PFUE"

Actualité 18.09.2008

A quelques jours de la rentrée universitaire Valérie Pécresse a accordé un entretien à touteleurope.fr. L’occasion pour la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de revenir sur la mobilité des étudiants, mais également sur le classement de Shanghai, l’harmonisation des diplômes en Europe ou encore l’avenir de l’Espace européen de la Recherche.


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Alors que le programme d’échange interuniversitaire européen Erasmus séduit chaque année davantage d’étudiants français candidats au départ (environ 23 000 français en 2006-2007), la  France a choisi de soutenir et renforcer cette tendance en faisant de la mobilité des étudiants européens une priorité de sa présidence de l’Union européenne.

L’objectif affiché est d’inciter et de donner les moyens aux jeunes européens d’effectuer des séjours longs dans un autre Etat membre de l’UE dans un cadre scolaire, universitaire, civique ou encore professionnel.

Deux fois plus de bourses à la mobilité dès la rentrée 2008

Erasmus

La France est en tête des destinations Erasmus (20 673 étudiants accueillis en 2006-2007), derrière l'Espagne (27 464), mais devant le Royaume-Uni (16 508) et l'Allemagne (17 878).

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Signe de la priorité attachée par la France à la mobilité des jeunes, les aides sociales destinées aux étudiants concernés seront multipliées par deux.

"Dès la rentrée 2008, nous avons doublé le nombre de bourses de mobilité pour les étudiants dont les parents ne sont pas imposables à l’impôt sur le revenu" ce qui fera un total de 30 000 bourses disponibles, a annoncé la ministre.

"D’un montant de 400 euros par mois, elles seront cumulables avec les bourses d’aide sociale que les étudiants touchent déjà". Pour les 100 000 étudiants les plus défavorisés, l’aide totale pourrait ainsi atteindre 820 euros par mois.

La reconnaissance mutuelle des diplômes, " un système qu’il faut que nous construisions ".

La France s’efforce de signer le maximum d’accords de reconnaissance mutuelle et la ministre déplore "les réticences de certains Etats membres qui ne permettent pas toujours de conclure de tels accords, les diplômes étant parfois considérés comme des actes de souveraineté nationale qui ne se partagent pas à l’échelle européenne".

Avec ces Etats membres, la France créée des "masters conjoints" réunissant deux universités qui délivrent un diplôme ensemble. "La troisième étape, c’est pour nous de créer une assurance qualité des diplômes", qui consisterait selon la ministre en un système d’évaluation des universités dans tous les domaines au niveau international afin de "permettre aux étudiants de se repérer dans la cartographie de l’enseignement supérieur européen".

Face au classement de Shanghai, "il faut un classement qui rende justice à la qualité de nos formations".

Pour Valérie Pecresse, le classement de Shanghai est établi d’après des critères anglo-saxons et privilégie de ce fait les universités hébergeant des centres de recherche.

Or, "en Europe, la recherche est faite dans des organismes externes". De ce fait, conclut-elle, les universités françaises, qui en outre, sont de taille plus modeste qu’aux Etats-Unis ou en Chine, ont moins de visibilité et un moins bon classement.

La ministre "travaille à regrouper les universités et les grandes écoles en pôles de recherche", afin d’améliorer le classement des universités françaises, mais surtout d’attirer les étudiants et les chercheurs étrangers.

"Nous avons d’excellentes formations, on s’arrache les diplômés français à l’étranger, dans tous les domaines". L’objectif est de "bâtir notre classement européen" qui fera connaître la qualité des formations françaises.

Espace européen de la Recherche : "L’objectif de la  PFUE est de faire adopter 'Vision 2020' avant la fin 2008".

La Commission européenne a publié en janvier 2007 un Livre vert intitulé "L'Espace européen de la recherche : nouvelles perspectives". Afin de trouver des solutions pour améliorer la mise en œuvre de l’EER, une consultation publique a été lancée du 1er mai au 31 août 2007. Les résultats de cette consultation devraient être connus courant 2008.


La France entend faire progresser la coopération européenne en matière de recherche d’ici à dix ans.

Pour ce faire, Valérie Pecresse compte sur le plan "Vision 2020", qui doit tracer les grandes lignes des actions à venir : programmes de recherche conjoints, tel que plan Alzheimer, mobilité des chercheurs européens, brevet communautaire, régime juridique des grandes infrastructures comme le CERN, autant de sujets sur lesquels la PFUE entend laisser sa marque.







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