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Sondage : les Français et le fonctionnement du marché intérieur

Actualité 31.01.2008

Le marché intérieur européen est un espace où les biens, les services, les capitaux et les personnes circulent librement. A l'occasion de la tenue d'un symposium sur ce thème organisé par l'Institut de l'Europe d'HEC, un sondage Touteleurope.fr-Institut de l'Europe-IFOP mesure l'opinion des Français sur ce sujet.

Le niveau d’information sur le fonctionnement du marché intérieur est faible

Moins d’un Français sur trois (31 %) s’estime bien informé sur le fonctionnement du marché intérieur de l’Union Européenne, 3 % seulement se déclarent "très bien informés" dans ce domaine. A l’inverse, plus des deux tiers des personnes interrogées déclarent avoir une mauvaise connaissance de ce sujet (39%, dont 17 % de "très mal informés").  

Ce sentiment d’information est minoritaire auprès de l’ensemble des catégories de population. Le fonctionnement du marché intérieur européen s’avère toutefois mieux connu des cadres (40%) et des habitants de l’agglomération parisienne (37 %). A contrario, il apparaît en retrait auprès des ouvriers (23 %), des employés (21 %) et des interviewés âgés de 25 à 34 ans (23 %). Des différences se font jour également selon la sympathie partisane des personnes interrogées. Les sympathisants de l’UMP (38 %) et du Mouvement Démocrate (37%) sont ainsi plus nombreux à se sentir bien informés sur le fonctionnement du marché intérieur que les proches de la gauche (26%).

Les jugements sur les bénéfices économiques de l’existence du marché intérieur sont mitigés

Invitées à s’exprimer sur l’impact du marché intérieur européen sur la France, les personnes interrogées mettent en avant des perceptions contrastées selon les sujets, avec une part importante d’entre elles (de 21 % à 28 %) qui déclarent ne relever aucun effet dans les différents domaines testés.
L’existence du marché intérieur européen est majoritairement considérée bénéfique en ce qui concerne la protection de l’environnement (58 %).

Les jugements sont plus partagés en ce qui concerne les effets économiques de ce marché intérieur. Dans trois domaines, la proportion d’interviewés ayant une appréciation positive de l’influence du marché européen sur la France est supérieure à ceux en ayant une vision négative : la compétitivité des entreprises (43 % contre 34 %), le niveau de la croissance économique (39 % contre 34 %) et la protection des consommateurs (38 % contre 33 %).

En revanche, les effets négatifs liés au marché intérieur de l’Union Européenne sont plus fortement soulignés sur les aspects correspondant aux principales préoccupations des Français. 46 % des personnes interrogées estiment ainsi que l’impact est négatif en ce qui concerne la situation de l’emploi (contre 29 % qui le jugent positif) et 51 % en ce qui concerne le pouvoir d’achat des ménages (contre 21 % qui le jugent positif), ce score étant vraisemblablement à relier à la présence de l’euro.

Dans le détail, les hommes soulignent davantage que les femmes les bénéfices économiques de l’existence du marché intérieur, notamment en ce qui concerne la compétitivité des entreprises (48 % contre 37 %). Les effets positifs sont également plus fortement soulignés par les jeunes de 18 à 24 ans et par les cadres. A l’opposé, l’influence du marché intérieur est perçue moins favorablement par les personnes âgées de 35 à 49 ans et les employés : parmi ces derniers, 56 % estiment que les effets du marché européen sur l’emploi sont négatifs.

Les conséquences positives de l’Union Européenne sont plus fréquemment mises en avant par les Français ayant voté oui au référendum sur la constitution européenne, mais aussi par les sympathisants de l’UMP et du MoDem.

L’harmonisation des règles de fonctionnement du marché intérieur est plébiscitée

Les Français déclarent très largement que l’harmonisation des règles de fonctionnement du marché intérieur doit constituer une priorité pour l’Union Européenne (84 %), un souhait exprimé par 93 % des interviewés ayant voté oui au référendum sur la Constitution Européenne (contre quand même 74 % parmi ceux qui ont voté non).

Relevons que les jeunes âgés de moins de 25 ans s’avèrent le segment le plus en retrait quant à cette attente d’harmonisation (74 % de oui).

Les Français et le fonctionnement du marché intérieur

Cette enquête a été réalisée par l'IFOP par téléphone du 17 au 18 janvier 2008 auprès d'un échantillon de 956 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille) après stratification par région et catégorie d’agglomération.