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Sondage : la réalité sociale européenne

Actualité 26.02.2007

© Communauté européenne, 2006Cette enquête Eurobaromètre  rassemble un ensemble de données sur la situation sociale des Européens. Elle s'inscrit dans le cadre de l'initiative de la Commission "Un projet pour les citoyens européens".

Dans l'ensemble, ces derniers se disent satisfaits de leur mode de vie. Le chômage, le coût de la vie et l'avenir des retraites figurent en tête de leurs préoccupations.

Des Européens plutôt heureux et satisfaits de leur qualité de vie

87 % des Européens se déclarent, "dans l'ensemble", "heureux". Les citoyens des anciens Etats membres se disent plus heureux que les citoyens des Etats ayant rejoint l'Union en 2004. Les Danois, les Néerlandais et les Irlandais sont les Européens qui se déclarent les plus heureux. Les Français arrivent en 10ème position (90 % se disent heureux).

L'enquête utilise différents critères pour évaluer le niveau de satisfaction des Européens : 92 % des personnes interrogées sont satisfaites par leur habitation, mais seulement 38 % ont des opportunités d'emploi dans leur région. 85 % des citoyens européens se disent confiants en leurs chances de conserver leur emploi (82 % des Français). Les retraites constituent manifestement un sujet de préoccupation et de division puisque 52 % des Européens se déclarent insatisfaits de leurs pensions et 42 % satisfaits.

La satisfaction concernant la qualité de vie est la plus élevée dans les pays du Benelux et les pays scandinaves. Les Français se déclarent à 88 % satisfaits de leur qualité de vie, juste au dessus de la moyenne européenne (86 %).

Le travail : un aspect important de la vie sociale mais source de stress

La santé (99 %), la famille (97 %) et les amis (95 %) constituent les aspects de la vie sociale jugés les plus importants par les Européens. Le travail est cité par 84 % d'entre eux, tandis que 92 % des Français pensent qu'il est un facteur important dans leur vie. Une majorité d'Européens (57 %) juge la politique pas importante.

La majorité des Européens sont satisfaits de leur travail (ambiance, intérêt des tâches) mais 31 % estiment qu'ils ne sont pas assez bien payés et 37 % que leur emploi ne leur offre pas assez de perspectives d'évolution dans leur carrière.

41 % des Européens (37 % des Français) jugent que leur travail est "trop exigeant et stressant" et 66 % estiment que les conditions de travail sont dangereuses ou néfastes pour la santé. 69 % des personnes interrogées estiment toutefois que leur travail leur permet d'équilibrer vie professionnelle et vie privée.

33 % des Européens estiment qu'ils retrouveraient "très probablement" un travail similaire au leur s'ils venaient à le perdre. 24 % pensent l'inverse.

L'optimisme des Européens atténué par les inquiétudes face au problème du chômage

Les Européens sont relativement optimistes concernant leur situation personnelle dans les cinq années à venir : 41 % pensent qu'elle va s'améliorer (47% des Français), 40 % qu'elle restera identique (36 % des Français) et 14 % qu'elle se détériorera (13 % des Français). Les plus optimistes sont les Estoniens et les plus pessimistes, les Hongrois.

Cet optimisme général doit cependant être relativisé puisqu'entre 33 et 34 % des Européens pensent que la situation économique et la situation de l'emploi vont se détériorer.

Les principales sources d'inquiétude citées par les Européens sont : le chômage (36 %), le coût de la vie (35 %), les retraites (30 %), le crime (26 %), la santé (26 %), le terrorisme (25 %) et les inégalités (17 %). La mondialisation n'est évoquée en tant que telle que par 4 % des Européens.

62 % des Européens pensent que pour avancer dans la vie il faut avoir un bon niveau d'éducation et 45 % qu'il faut travailler dur. Au delà du mérite, 26 % des Européens estiment pourtant que "connaître les bonnes personnes" aide pour avancer dans la vie.

Eurobaromètre Spécial 273 - vague 66.3

Cet Eurobaromètre spécial n° 273 fait partie de la vague 66.3. L'enquête a été réalisée entre le 17 novembre et le 19 décembre 2006 par la TNS Opinion & social pour le compte de la DG Presse et Communication de la Commission européenne. Elle a été menée auprès d'un échantillon représentatif de la population des 27 Etats membres de l'Union soit 26 755 citoyens.