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Séisme en Haïti : l'Union renforce sa présence et son aide aux victimes

Actualité 26.01.2010

Plus de 300 policiers et gendarmes européens vont être envoyés en Haïti : c'est ce qu'on décidé lundi 25 janvier les 27 ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, aux côtés du haut-représentant Catherine Ashton. Ces hommes, dont le nombre a été relevé depuis le Conseil du 18 janvier, renforceront les effectifs de la Minustah, la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti, dans la distribution de l'aide et le maintien de la sécurité. 

Plus de 300 policiers et gendarmes en Haïti

Plusieurs des gendarmes envoyés sur place appartiennent à la Force de gendarmerie européenne (EGF), à laquelle participent aujourd'hui 6 pays : l'Espagne, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal et la Roumanie. A disposition de l'Union européenne et d'autres organisations internationales, cette force a pour objectif d'intervenir rapidement pour assurer la sécurité civile dans les situations de crise.

Une semaine après le Conseil extraordinaire consacré à la situation en Haïti, frappé le 12 janvier par un séisme qui a probablement entraîné la mort de plus de 150 000 personnes, les 27 ont décidé d'envoyer un corps de plus de 300 hommes pour aider la force des Nations unies (la Minustah) à organiser l'aide et assurer la sécurité sur place.

 

Le manque de denrées continue en particulier d'inciter plusieurs groupes à des pillages dans la capitale Port-au-Prince et les autres villes touchées par le séisme. 

 

Lors du Conseil extraordinaire du 18 janvier, les ministres européens des Affaires étrangères avaient décidé d'envoyer plus de 150 hommes en Haïti. La somme de 422 millions d'euros a également été débloquée par l'UE et les Etats membres, afin de venir en aide au pays sur le court et le long terme.

 

Le Conseil a également établi une cellule de coordination pour Haïti (EUCO), chargée d'organiser les contributions militaires et de protection civile des Etats membres, afin de maximiser l'efficacité de la réponse européenne.

 

L'EUCO – Haïti doit compléter la protection civile assurée par le Centre de surveillance et d'information (MIC). Le Centre de surveillance et d'information (MIC) permet à tous les pays touchés par une catastrophe naturelle, hors et au sein de l'Union européenne, de demander à bénéficier d'une assistance civile de la part des Etats membres. Ceux-ci gardent cependant le contrôle de leurs équipes. 

 

Karel de Gucht : "la situation est satisfaisante"

En visite en Haïti la semaine dernière, l'actuel commissaire au Développement (et commissaire désigné au Commerce) Karel de Gucht a estimé que la situation, en terme de distribution des soins, restait satisfaisante "étant donnée l'ampleur de la catastrophe".

Plusieurs députés ont cependant mis en avant les problèmes liés à la coordination de la logistique et le manque de sécurité sur le terrain.

 

L'action européenne après le séisme, dont la responsabilité incombe en partie au haut-représentant Catherine Ashton, a été critiquée pour son manque de visibilité et de coordination. Les Etats-Unis, qui ont envoyé plus de 20 000 hommes sur l'île mais dont l'aide financière est équivalente à celle de l'Union, ont déployé des efforts logistiques considérables dans les jours qui ont suivi le tremblement de terre. 

 

Assumant ce "problème de visibilité", M. de Gucht a cependant répliqué à cette accusation en demandant : "Quelle est la chose la plus importante? Est-ce la visibilité ou le travail réellement effectué ? (…) La question de la visibilité est finalement aussi une question de volonté politique" des Etats membres "qui agissent à Haïti sous un drapeau national". 

 

Parallèlement, la conférence internationale des "pays amis d'Haiti" organisée le 25 janvier à Montréal, a insisté sur la nécessité pour l'Etat haïtien de jouer le rôle central de coordination dans la reconstruction du pays. L'ampleur de l'intervention américaine a en effet suscité des craintes et des interrogations quant à ses motifs réels.

 

Mais alors qu'Hilary Clinton était présente, Catherine Ashton manquait à l'appel. Et José Manuel Barroso aurait envoyé pour la remplacer ... un haut-fonctionnaire de la Commission européenne.

 

Sources

 

Conseil Affaires étrangères du 25 janvier 2010 [PDF] - Conseil de l'Union européenne

 

 

En savoir plus 

 

Force de gendarmerie européenne

Protection civile européenne - Commission européenne

Haïti : l'UE envoie 150 hommes et promet 430 millions d'euros - Touteleurope.fr

Une conférence pour l'avenir d'Haïti (Revue de presse du 26 janvier 2010) - Touteleurope.fr