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Revue de presse : Vote du MES, abstention du Parti socialiste

Revue de presse 22.02.2012

L'Assemblée nationale a ratifié hier soir l'accord permettant la création d'un Mécanisme européen de stabilité (MES), destiné à devenir le pare-feu de la zone euro contre les crises de la dette. Au sein de la chambre-basse du Parlement, 256 députés ont voté pour, 44 contre et 151 se sont abstenus. L'abstention du Parti socialiste a suscité de nombreuses réactions.

Le MES, mécanisme permanent doté d'une capacité de prêt de 500 milliards d'euros, remplace ainsi l'actuel FESF. Il comprend deux traités, le premier texte, qui modifie un article du traité de l'Union européenne, autorise la création d'un tel mécanisme, tandis que le second fixe ses modalités de fonctionnement, nous explique le NouvelObs.

Il ne faut pas confondre le MES avec le Pacte de stabilité budgétaire, conclu par les pays membres de l'UE, à l'exception du Royaume-Uni et de la République Tchèque, et qui doit être officiellement signé le 1er mars. Mais les deux textes sont liés, tout aide du MES ne pouvant être accordée qu'à des pays membres du Pacte, rapporte le NouvelObs. Ce lien est justifié pour le ministre des Affaires européennes Jean Leonetti, selon lequel les "concitoyens ne comprendraient pas que la solidarité ne soit pas assortie de discipline", avant d'ajouter que "Nous prendrions alors le risque de rendre l'Europe impopulaire. Et rendre l'Europe impopulaire, c'est la livrer aux populismes".

C'est ce lien politique qui a justifié l'abstention socialiste lors de ce vote. Pour Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, le Pacte de stabilité budgétaire, "tel qu'il se présente aujourd'hui, ne prévoit pas d'engagement fort en faveur de la croissance". "L'abstention du PS est dynamique, offensive. Le vote négatif aurait donné l'impression de ne rien décider", a t'-il ajouté selon La Tribune. Le Premier ministre François Fillon a qualifié cette abstention de "faute historique", et avait d'ailleurs demandé avant le vote aux députés socialistes de "se ressaisir" et de choisir "l'intérêt général européen".

Les députés communistes et écologistes ont voté contre le texte. Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle, avait "adjuré ses camarades socialistes" à s'opposer au MES. Il a accusé les socialistes de "diviser toute la gauche". Selon ce dernier, "La gauche ne pourra pas rompre avec l'austérité et mener une politique de relance de l'activité si ces deux traités européens sont appliqués". Pour François de Rugy, député écologiste, "ce mécanisme est une espèce de FMI européen qui va aboutir à des politiques d'austérité généralisées", explique La Tribune.



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