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Revue de presse : Viktor Orban ne parvient pas à convaincre le Parlement européen

Revue de presse 19.01.2012

En réponse aux procédures d'infractions lancées par la Commission européenne le 17 janvier, le chef du gouvernement hongrois Viktor Orban s'est dit prêt à modifier les textes de lois visés par la Commission européenne. Les trois lettres de mise en demeure envoyées par cette dernière lui reprochent des atteintes à l'indépendance de la banque centrale hongroise, de la magistrature et de l'autorité de supervision du contrôle des données personnelles.

Viktor Orban a tenu à s'exprimer devant le Parlement européen, où se déroule actuellement la première session plénière de l'année. Bien qu'étant d'accord pour modifier les lois controversées, ce dernier a tout de même défendu la Constitution nouvellement entrée en vigueur. Cette dernière selon lui, "a remplacé la dernière Constitution d'origine stalinienne encore en vigueur en Europe, et protège l'environnement et les minorités du pays", nous rapporte La Tribune. Le chef du gouvernement hongrois a également tenté de ramener les contentieux à des points juridiques et techniques pour échapper aux critiques de ses détracteurs qui l'accusent de remettre en cause la démocratie dans son pays, d'après l'AFP.

Viktor Orban, dont le parti le Fidesz est rattaché au groupe du Parti populaire européen (PPE), a reçu l'appui du député français Joseph Daul, président du PPE, qui a déclaré que "mon groupe s'en remet entièrement au jugement de la Commission européenne ".

Les déclarations de Viktor Orban sont cependant loin de faire l'unanimité au sein du Parlement européen. Pour le président du groupe Libéral-démocrate, le Belge Guy Verhofstadt, M. Orban est "sur le mauvais chemin". Il appelle le Parlement à enquêter pour conclure "si oui ou non il y a un clair risque de violation des valeurs" démocratiques de l'UE en Hongrie. Pour le coprésident des Verts, Daniel Cohn-Bendit, la modification de la Constitution, entrée en vigueur le 1er janvier 2012, allait "dans la direction de MM. Chavez, Castro, et de tous les régimes totalitaires et autoritaires de ce bas monde", selon l'AFP.

Pour la socialiste française Sylvie Guillaume, "nous ne pourrons pas nous en tenir à de simples ajustements juridiques". Le nouveau président du Parlement, Martin Schulz, a quant à lui estimé qu'une ouverture de la procédure de sanctions pour violation des valeurs européennes est une question "ouverte" à ce jour. Cela pourrait entraîner des sanctions politiques très lourdes, telles que la suspension des droits de vote du pays dans l'UE, nous explique Le Monde.

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