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Revue de presse : Une nouvelle vague de scepticisme en Europe

Revue de presse 25.05.2012

Lors du sommet informel du 23 mai, les 27 chefs d'Etat et de gouvernement ont répété leurs vœux de croissance et leur volonté de garder la Grèce dans l'euro. Mais malgré tout, les Européens sont loin d'être rassurés. Alors que des rumeurs de "plans" déjà prêts pour le "Grexit" circulent dans la presse, le parti grec de gauche "Syriza", très sévère contre Bruxelles, obtient de plus en plus de soutiens. Une vague d’euroscepticisme qui se répand également dans les pays membres et les candidats.


"Les forteresses sont bien équipées.  Nous sommes bien préparés", a déclaré hier Peter Norman [Reuters], le ministre suédois des Marchés financiers, en commentant la possible sortie de la Grèce de la zone euro. Alors qu’il y a à peine deux jours, les 27 affirmaient qu'aucun "plan" n’avait été préparé pour le "Grexit", les élus nationaux ne cachent plus leur scepticisme. En Suède, qui ne fait pas partie de la zone euro, le gouvernement organise "régulièrement" des consultations à ce sujet. En Italie, le Président du Conseil Mario Monti estime le maintien d'Athènes dans l'euro "l'issue la plus probable". Cependant, son pays serait l'un des plus exposés en cas de "Grexit". Selon un analyste de l'agence de notation Fitch, les assureurs espagnols et italiens seraient les premières victimes de la contagion [Reuters].

Ce risque de contagion préoccupe déjà la Serbie. Le  pays candidat à l'Union Européenne depuis le 1er mars dernier, vient d’élire le nouveau président nationaliste Tomislav Nikolic, le 20 mai dernier. Selon un reportage du Monde, le dinar, la devise nationale serbe, aurait perdu environ 7,3 % contre l'euro depuis le début de l'année et les investisseurs seraient en train de l'abandonner. La banque centrale du pays a également exprimé son inquiétude face à la lenteur de la formation du nouveau gouvernement. "Il serait bon que le futur gouvernement soit formé rapidement", a-t-elle souligné.

En outre, poursuit Le Monde, "les banques grecques représentent 15 à 20 % du secteur bancaire serbe" et "une banqueroute hellène provoquerait une déflagration importante dans le pays".

Enfin, l'euroscepticisme gagne aussi les Etats membres. Au Pays Bas, le parti d'extrême droite, Parti de la liberté (PVV), s'acharne contre le Mécanisme européen de stabilité [Les Echos]. Alors que le pays devrait contribuer au MES à hauteur de 40 milliards d'euros, Geert Wilders, leader du parti, "s'acharne à mettre des bâtons dans les roues pour bloquer l'examen des dossiers européens les plus urgents".


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