Derniers articles publiés

Revue de presse : Toujours pas d'accord en Grèce, la Troïka s'impatiente

Revue de presse 07.02.2012

L'exaspération se fait de plus en plus sentir au sein de la Troïka (BCE, FMI et Commission européenne) sur les réformes structurelles que la Grèce doit entreprendre pour obtenir le versement d'une seconde tranche d'aide de 130 milliards d'euros et ainsi éviter de se retrouver en situation de défaut de paiement le 20 mars prochain. Le gouvernement grec peine également à trouver un accord sur la réduction de sa dette avec les créanciers privés.

Les dernières négociations doivent porter sur le montant des coupes prévues dans les retraites complémentaires, sur la réduction réclamée par l'UE et le FMI du salaire minimum et sur l'ampleur des licenciements directs dans la fonction publique, selon les médias [AFP].

La situation est urgente, selon Amadeu Altafaj, porte-parole du commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn, qui a déclaré "nous sommes déjà au-delà des délais", avant d'ajouter que "la balle est dans le camp des autorités grecques à ce stade", nous rapporte l'AFP. La réponse devait être donnée hier en fin de matinée. Selon Amadeu Altafaj, "Il y a eu des retards dans les privatisations, dans la mise en oeuvre des réformes structurelles", qui "ne vont pas dans le sens de la crédibilité de l'effort" des autorités grecques.

"Les négociations continuent. Il y a encore des questions à régler", a affirmé une source gouvernementale à l'AFP pour justifier ce nouveau délai. Le Premier ministre grec, Lucas Papadémos, et les partis politiques gouvernementaux doivent convaincre les autres partis de donner leur assentiment aux réformes exigées par l'UE et le FMI, concernant les modalités de la nouvelle cure de rigueur prescrite au pays, d'après l'AFP.

Face à l'urgence de la situation, les dirigeants européens pressent la Grèce de parvenir à un accord. Dimanche, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, laissait entendre qu'une faillite était à présent envisagée. Et, hier, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président de la République française, Nicolas Sarkozy, n'ont pas caché leur exaspération, ce dernier ayant déclaré qu'"en Allemagne et France, nous disons à nos amis grecs que, maintenant, il faut décider qu'il n'y aura pas de déblocage de fonds si ces décisions ne sont pas prises", d'après Les Echos.

Le couple franco-allemand a proposé lundi soir un plan pour qu'une partie des nouvelles aides accordées à la Grèce soit versée sur un compte séparé afin d'être réservée au remboursement de la dette, nous explique Le Monde. Ce plan bénéficierait déjà du soutien de la Commission européenne et de plusieurs Etats membres, et permettrait aux créanciers d'être en partie remboursés via ce fonds.

 

Les autres titres de la presse en ligne

Commerce extérieur

La Chine est menacée par ses liens commerciaux avec l'Europe [Le Point]

 

Construction européenne

Vingt ans après Maastricht, le blues des eurocrates [Presseurop]

 

Energie, environnement

Gérard Mestrallet : "Privilégier les énergies renouvelables pénaliserait notre compétitivité" [Le Monde]

 

Etats membres

La Roumanie a déjà un nouveau Premier ministre [AFP]

Euro, économie

Après trois ans d'austérité, la Roumanie encore pressée de réformer [Le Monde]

 

Fiscalité

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel veulent un impôt commun sur les sociétés [AFP]

 

Relations extérieures

Il faut en finir avec Bachar el-Assad [Slate]

 

Transports

Pas question de revenir revenir sur la taxe carbone, dit l'Union européenne [RTBF]

 

A lire sur

 

Etat des lieux de la social-démocratie en Europe, par Gilles Vergnon