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[Revue de presse] Royaume-Uni : premier vote des conservateurs pour remplacer Theresa May

Revue de presse 13.06.2019 Boran Tobelem

Les députés conservateurs britanniques commencent à voter ce jeudi 13 juin pour départager les dix candidats à la succession de la Première ministre démissionnaire. Parmi eux, plusieurs affirment vouloir quitter l'UE à la date du Brexit fixée le 31 octobre, qu'un accord de sortie ait été trouvé ou non. Mercredi 12 juin, l'UE a tenu à affirmer sa fermeté, prévenant que toute négociation commerciale après un no deal serait conditionnée au paiement de la facture du Brexit, de l'ordre de 40 à 45 milliards d'euros.

Theresa May - Crédits : Aron Urb / Flickr

Theresa May - Crédits : Aron Urb / Flickr

Ce jeudi 13 juin, "les députés conservateurs britanniques commencent l’écrémage", annonce le Huffington Post (avec l'AFP). A la suite de la démission de la Première ministre Theresa May - laquelle restera députée conservatrice après le départ de son poste dont elle assure désormais l'intérim [BBC] -, le processus visant à la remplacer est bel et bien lancé.

Au cours de ce premier vote des parlementaires Tories, tous les candidats ayant obtenu moins de 17 votes seront éliminés. D'autres séries de votes auront ensuite lieu jusqu'à ce qu'il n'en demeure plus que deux. Ces derniers seront enfin départagés par les 160 000 membres du parti conservateur d'ici la fin juillet, indique L'Obs (avec l'AFP).

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Boris Johnson en pole position

Mais si huit hommes et deux femmes espèrent chacun prendre prochainement la tête de l'exécutif britannique, "la compétition ressemble pour l’heure à un affrontement entre Boris Johnson et les neuf autres", observe le Huffington Post (avec l'AFP).

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Ce Brexiter, tenant d'une ligne dure sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE et leader de la campagne de 2016 pour le Brexit, est en effet le grand favori pour succéder à Mme May. A l'instar de plusieurs autres candidats, "l'ex-ministre du Brexit Dominic Raab, l'ex-ministre des Relations avec le Parlement Andrea Leadsom et l'ex-ministre du Travail et des Retraites Esther McVey" [Les Echos], l'ancien ministre des Affaires étrangères souhaite un Brexit le 31 octobre, nouvelle date de sortie fixée par l'UE, qu'un accord de sortie ait été trouvé ou non.

Qui plus est, Boris Johnson menace de ne pas payer la facture du Brexit, évaluée entre 40 et 45 milliards d'euros, si la négociation d'un nouvel accord avec l'UE échoue. "Nos amis et partenaires doivent comprendre que l'argent sera conservé jusqu'à ce que nous ayons plus de clarté sur le chemin à prendre", a-t-il déclaré au Sunday Times dimanche 9 juin, rapporte BFM Business. Une prise de position que le candidat à la fonction de Premier ministre justifie, expliquant que "dans un bon accord, l'argent est un excellent solvant et un très bon lubrifiant".

Des positionnements et une personnalité qualifiée par d'aucuns de fantasque qui inquiètent outre-Manche et ailleurs. Y compris en France, où Le Monde considère dans un éditorial que "pour l’Union européenne, l’accession de M. Johnson au poste de premier ministre équivaudrait à l’installation à Londres d’un Trump au petit pied se consacrant à la saboter".

L'UE reste ferme

Face à ces menaces relatives à la facture du divorce, la Commission européenne a rappelé dans un communiqué mercredi 12 juin que le "respect des obligations financières contractées par le Royaume-Uni" était une des "conditions préalables à l'ouverture de discussions sur les relations futures" [BFM Business]. En clair, si Londres refuse de payer, aucun accord ne sera possible sur la future coopération entre l'UE et le Royaume-Uni.

A cet égard, Downing Street s'est cependant montré rassurant via un porte-parole interrogé par le quotidien belge L'Echo. "Il ne fait aucun doute que les obligations financières liées aux derniers mois de présence dans l’Union européenne seront remplies", a déclaré celui-ci au journal quelques minutes après la publication de la mise en garde de Bruxelles.

En lançant sa campagne le même jour, Boris Johnson en a quant à lui "profité pour mettre de l'eau dans son vin en expliquant que le no deal était à ses yeux une issue 'de dernier recours'", relatent Les Echos. "Je ne vise pas une sortie sans accord. Je ne pense pas que ça se terminera comme ça, mais il est responsable de préparer [un tel scénario] avec détermination", a précisé le candidat. Une façon de "caresser dans le sens du poil les 313 députés conservateurs" majoritairement opposés à la perspective d'une sortie sans accord de l'UE, note le quotidien.

 

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