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[Revue de presse] Royaume-Uni : la finale pour la succession de Theresa May approche à grands pas

Revue de presse 19.06.2019 Boran Tobelem

C'est leur troisième et avant-dernier vote. Ce mercredi 19 juin, les députés conservateurs continuent de départager les cinq candidats encore en lice pour la succession de Theresa May au 10 Downing Street. Si la qualification de Boris Johnson semble déjà assurée, la bataille se joue plutôt pour savoir qui l'affrontera. L'outsider Rory Stewart, fermement opposé à une sortie de l'UE sans accord, fait parler de lui…

De gauche à droite : Boris Johnson, Jeremy Hunt, Michael Gove, Sajid Javid et Rory Stewart au cours d'un débat télévisé sur la BBC le 18 juin - Crédits : YouTube / BBC

De gauche à droite : Boris Johnson, Jeremy Hunt, Michael Gove, Sajid Javid et Rory Stewart au cours d'un débat télévisé sur la BBC le 18 juin - Crédits : YouTube / BBC

[Mise à jour] Jeudi 20 juin, ce sont Boris Johnson (160 voix) et Jeremy Hunt  (77 voix) qui ont été choisis par les députés conservateurs pour rester en course. Michael Gove a été éliminé avec 75 voix. Prochaine étape pour départager les deux finalistes : le vote des militants fin juillet. 

Au Royaume-Uni, "la course à la direction conservatrice est entrée dans son sprint final", lit-on dans La Croix. Après un premier vote des 313 députés conservateurs jeudi 13 juin, un second tour a eu lieu mardi 18 juin pour pourvoir au remplacement de Theresa May, aussi bien à la tête des Tories qu'à celle du gouvernement britannique.

"Ancien maire de Londres et ex-ministre des Affaires étrangères de Theresa May, le député conservateur [Boris Johnson], tenant d'un Brexit dur, a récolté 126 voix", résume Euronews.

Loin derrière lui se trouvent les actuels ministres des Affaires étrangères Jeremy Hunt (46 votes), celui de l'Environnement Michael Gove (41), du Développement international Rory Stewart (37) et enfin de l'Intérieur Sajid Javid (33). "En revanche, Dominic Raab, fugace ministre du Brexit, a échoué à réunir les 33 voix nécessaires pour passer au troisième tour" qui se déroule ce mercredi 19 juin, rapporte Euronews.

Un ultime vote des parlementaires conservateurs aura lieu jeudi 20 juin, pour désigner les deux finalistes. Ces derniers seront ensuite départagés - au cours d'un vote par courrier postal - par les 160 000 militants conservateurs. Le nom du vainqueur sera dévoilé au cours de la semaine du 22 juillet.

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Boris Johnson, toujours grand favori

L'ex-maire de Londres "fête ce mercredi ses 55 ans. Sans doute célèbrera-t-il aussi d’ici ce soir l’élimination d’un rival supplémentaire dans la course à la direction du parti conservateur et au poste de Premier ministre britannique", écrit Libération. Boris Johnson, en effet, "reste le grand favori pour remplacer Theresa May à Downing Street fin juillet".

Le député conservateur a même a gagné 12 voix au cours du second vote par rapport au premier, précisent Les Echos. Et également engrangé "plusieurs soutiens de choix", dont celui du ministre de la Santé Matt Hancock, qui s'est retiré de la compétition après avoir remporté 20 votes au premier tour, ou encore ceux de "l'ex-ministre du Travail et des Retraites, Esther McVey et [de] l'ex-ministre des Relations avec le Parlement, Andrea Leadsom, toutes deux ouvertement favorables à un no deal" et éliminées au premier tour.

Boris Johnson jouit donc d'une très grande popularité au sein du Parti conservateur, malgré son refus de participer à un débat dimanche 16 juin et sa prestation peu concluante mardi soir sur la BBC, face à ses quatre opposants toujours en lice. "Il est apparu incapable de présenter en détail un plan crédible pour sortir de l’Union européenne le 31 octobre", relève ainsi Libération. Même si "aucun des autres candidats n’a offert de solution claire sur le Brexit".

Qui plus est, le succès de l'ancien ministre des Affaires étrangères ne semble pas avoir souffert de ses changements d'avis intempestifs et radicaux sur des questions aussi essentielles que la sortie de son pays de l'Union européenne. Une habitude sur laquelle revient un article détaillé du Huffington Post.

[Revue de presse] Royaume-Uni : favori pour succéder à Theresa May, Boris Johnson provoque l'UE

"Alors que Boris Johnson est désormais perçu comme un partisan d’un Brexit dur", le Sunday Times a révélé en octobre 2016 que "deux jours seulement après avoir annoncé son soutien à la campagne du 'Leave', Boris Johnson a écrit une longue tribune dans laquelle au contraire, il soutenait le maintien dans l’Europe", raconte le Huffington Post. Pour sa défense, l'ancien maire de Londres clamera que le texte ne devait pas être publié et qu'il s'agissait en réalité d'une "parodie".

Rory Stewart, un outsider qui fait parler de lui

Malgré les critiques dont il fait l'objet, Boris Johnson est donc quasiment assuré d'être l'un des deux finalistes à la succession de Theresa May. La question est plutôt de savoir qui l'affrontera. Et à ce titre, un candidat "a créé la surprise en se maintenant dans la course après le vote de mardi et notamment en enregistrant le plus grand bond dans ses soutiens" [Libération].

Il s'agit du diplomate et ministre en exercice du Développement international Rory Stewart, "seul à défendre l’accord de sortie de l’Union européenne négocié par Theresa May et à s’opposer à une sortie sans accord le 31 octobre", comme le souligne RFI. Ce dernier est passé de 19 à 37 voix. Pour Le Monde, M. Stewart, qui "se rêve en anti-Boris Johnson' pour remplacer Theresa May", est "l’invité surprise de la campagne face aux poids lourds du parti".

Tout en ayant "mené une campagne exceptionnelle, notamment sur les réseaux sociaux, électrifiant un peu la course au leadership", Rory Stewart s'est "notamment fait remarquer par sa clarté et son pragmatisme, répétant encore et encore qu’il n’existait pas d’autre option [mis à part le no deal] que l’accord de retrait conclu avec l’UE et que rien de nouveau ne pourrait être négocié avec l’UE avant le 31 octobre, des réalités que ses rivaux continuent de nier", relate Libération.

Cependant, comme l'écrit The Guardian, cité par Courrier international, "les sondages montrent [que Boris Johnson] est de loin le plus populaire chez les membres du parti conservateur et il reste compliqué d'imaginer comment il pourrait être battu".

 

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