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Revue de presse : Risque de boycott politique de l'Euro 2012

Revue de presse 02.05.2012

A environ cinq semaines du coup d'envoi de l'Euro 2012 de football, organisé conjointement par la Pologne et l'Ukraine, le risque de boycott politique se précise. Soucieux de s'élever contre les conditions de détention de Ioulia Timochenko, ancienne Premier ministre et figure de proue de la révolution orange, certains dirigeants européens pourraient décider de ne pas se rendre à cet événement sportif de premier plan.

Emprisonnée depuis le 30 décembre dernier, Ioulia Timochenko a entamé une grève de la faim pour protester contre les violences qu'elle aurait subies durant sa détention. Les tensions sont donc montées d'un cran entre l'Union européenne et le gouvernement ukrainien, dont les dérives autoritaires sont de plus en plus condamnées. Par conséquent, certains dirigeants européens, au premier rang desquels Angela Merkel, pourraient ne pas faire le déplacement lors de l'Euro 2012, relate Presseurop.

De la même manière, Joachim Gauck, le nouveau président allemand, a récemment annulé une réunion des chefs d'Etat d'Europe centrale qui devait se tenir à Yalta : une initiative suivie par les présidents de République tchèque, de Slovénie, d’Autriche et d’Italie, rapporte l'AFP. Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, a quant à elle manifesté "sa profonde préoccupation" et a exigé que l'ambassadeur de l'Union européenne à Kiev puisse rendre visite à Mme Timochenko. Plus modérée, Androulla Vassiliou, commissaire aux Sports, a tenu à ménager Varsovie en déclarant que seule sa présence à la cérémonie de clôture, prévue à Kiev, n'était pas assurée.

En outre, l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit, la commissaire à la Justice Viviane Reding, ou encore le président du club du Bayern de Munich Uli Hoeness, ont appelé Michel Platini, patron de l'UEFA – instance organisatrice de l'Euro – à faire pression sur le régime de Viktor Ianoukovitch. Rappelant que l'Euro avait été attribué à l'Ukraine en 2007, alors que Mme Timochenko était encore en poste, Michel Platini a déclaré que  " Ne pas attribuer l'Euro à des pays comme l'Ukraine parce que tout n'y est pas aussi stable que dans les démocraties occidentales n'est pas la solution" [Le Monde].

Naturellement, le gouvernement ukrainien n'est pas resté silencieux face aux menaces de boycott. "Nous ne voudrions pas penser que les dirigeants politiques allemands sont capables de ranimer les méthodes de la 'guerre froide' et qu’ils vont tenter de faire du sport l’otage de la politique", a déclaré Oleg Volochine, porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères [AFP].


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