Derniers articles publiés

Revue de presse : Moody's abaisse encore la note de l'Espagne

Revue de presse 14.06.2012

L'agence de notation américaine Moody's a de nouveau abaissé la note espagnole, hier, la portant à la valeur Baa3, soit un cran au-dessus de la catégorie spéculative. Moody's a justifié sa décision par l'incertitude accompagnant le plan d'aide européen d'un montant de 100 milliards d'euros, signé samedi, et sur le risque qu'il comporte concernant le poids de la dette espagnole.

"La faiblesse persistante de l'économie espagnole fait de la dégradation de la solidité financière du gouvernement, et de sa vulnérabilité croissante à un arrêt soudain des financements, une inquiétude bien plus grave que s'il y avait un espoir raisonnable de croissance économique vigoureuse dans les quelques années à venir", a expliqué l'agence de notation [Le Figaro]. De plus, "l'Etat espagnol a un accès limité aux marchés financiers, comme le montre le fait qu'il compte sur le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et sur le Mécanisme européen de stabilité (MES)", relate l'AFP. Pour Moody's, le plan européen est insoutenable pour la dette du pays, et une nouvelle dégradation est probable d'ici trois mois.

Autrement dit, l'Espagne dispose d'une fenêtre de trois mois pour lever les incertitudes concernant la nature du prêt européen. En effet, si les fonds devaient provenir du MES, l'Espagne aurait l'obligation de les rembourser en priorité. Comme l'expliquent les Echos, cela inciterait certainement les créanciers à ne pas investir dans la dette espagnole puisque leur remboursement interviendrait après celui de l'Europe. En revanche, un prêt provenant du FESF ne comprendrait pas de remboursement prioritaire sur les autres créances.

En outre, le gouvernement de Mariano Rajoy va devoir s'employer à convaincre les marchés que le prêt européen ne sera pas conditionné à de nouvelles mesures d'austérité budgétaire. Luis de Guindos, ministre espagnol des Finances, a insisté sur ce point : "La conditionnalité sera spécifique à ce secteur et l'aide ne sera liée à aucun programme d'ajustement macroéconomique" [Les Echos]. Olli Rehn, Commissaire européen aux Affaires économiques, a abondé en ce sens, assurant qu'il "n'y aurait pas de conditions supplémentaires en termes d'austérité".

En attendant le 21 juin, date à laquelle l'Espagne doit formuler sa demande officielle d'aide, la zone euro va de nouveau retenir son souffle, d'autant que Chypre a également vu sa note abaissée en raison de "la hausse concrète de la probabilité d'une sortie de la Grèce de la zone euro", précise l'AFP.


Les autres titres de la presse en ligne

Budget

Le Parlement européen exige un budget en hausse pour l'UE [AFP]

Construction européenne

Zone euro, le sursaut ou la mort [Le Point]

Culture

Annecy, le palmarès [Euronews]

Energie, environnement

Energies renouvelables : l’exemple danois [Euronews]

Etats membres

Le refus de gouverner, ou la redécouverte grecque du sens originel de la gauche [Le Monde]

Euro, économie

Londres estime que la zone euro pourrait sacrifier la Grèce pour survivre [Le Monde]

Institutions

Le Parlement européen s'opposerait à l'arrivée de Nora Berra [EurActiv]

Relations extérieures

Suu Kyi entame une tournée historique en Europe [Euronews]

Sport

L’Euro 2012 n’est pas un arbitre économique [Presseurop]





Ailleurs en Europe


Presse francophone
La Grèce à court d'argent après juillet [Romandie]

Presse anglophone
Fashion and duty: The politics of style [Ekathimerini]

Presse germanophone
Weibliche Führungskräfte EU plant Frauenquote per Gesetz [Der Spiegel]

‎Presse espagnole
"Alemania también fue rescatada" [ABC]

Presse italienne
La Merkel non ha fretta, il mercato sì [il Sole 24 Ore]