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Revue de presse : Levée de l'embargo sur le pétrole syrien, Barroso contre l'austérité, et le Parlement européen réclame 11,2 milliards d'euros d'impayés

Revue de presse 23.04.2013

Critique de l'austérité budgétaire, à qui le tour ?Christine Lagarde, Martin Schulz, les membres du G20 et maintenant le président de la Commission européenne… les politiques d'austérité semblent convaincre de moins en moins les décideurs européens. Hier, José Manuel Barroso a estimé que ces programmes d'assainissement budgétaire avaient "atteint [leurs] limites" [Le Nouvel Observateur / Reuters]. Si l'on peut penser que ces déclarations sonnent le glas des politiques d'austérité en Europe, la Tribune relativise cependant les propos de l'ancien Premier ministre portugais, qui prônerait seulement un assouplissement des calendriers et des délais supplémentaires accordés aux Etats membres pour réduire leur déficit public.


Ces marqueurs ont d'ailleurs fortement diminué depuis le lancement en 2008 de coupes budgétaires massives dans les budgets nationaux de nombreux Etats membres. Le déficit public moyen dans l'ensemble de la zone euro est ainsi passé de 6,4% en 2009 à 3,7% en 2012. Mais dans le même temps la dette souveraine dans la zone euro explose, atteignant plus de 90% du PIB de l'ensemble de la zone [Le Figaro].

L'UE soutient les exportations pétrolières des territoires syriens libérés

Après la polémique sur l'envoi éventuel d'armes aux rebelles, souhaité conjointement par François Hollande et David Cameron, les vingt-sept ont décidé à l'unanimité de soutenir l'économie des régions libérées. Réunis hier à Bruxelles dans le cadre du Conseil Affaires Etrangères, les ministres européens ont officiellement autorisé les importations de pétrole produit dans les zones contrôlées par l'opposition au régime de Bachar el-Assad. Plaidant pour une "reconstruction économique" et le rétablissement d'une "activité économique normale", le Conseil propose aux sociétés "intéressées par l'importation de brut" de demander "l'autorisation de leur gouvernement", qui se chargera de prendre contact avec la Coalition nationale syrienne afin de s'assurer de la provenance du pétrole et de la nature du groupe d'opposants contrôlant ces ressources. L'idée est ainsi d'éviter que des sommes d'argent tombent dans les mains de groupes radicaux ou terroristes, tels que le Front Al-Nosra, proche d'Al-Qaïda [Libération/AFP]. 

Certains Etats membres craignent, avec cette avancée, une fuite en avant irrémédiable vers la levée de l'embargo européen sur la livraison d'armes. En effet, Jean-Jacques Mevel du Figaro évoque le revirement de l'Allemagne, qui a annoncé qu'elle ne s'opposerait pas à ces livraisons lors du prochain vote au Conseil, en mai prochain. Le journaliste dénonce également "le cavalier seul de Paris et Londres" dans ce dossier, les deux capitales faisant face à une opposition nette de nombreux Etats membres qui s'inquiètent d'un scénario comparable à l'Afghanistan, où les Américains combattent les talibans qu'ils ont armés au début des années 1980.

Impayés 2012 : qui honorera la facture ?


Le président du Parlement européen hausse le ton. Alors que huit Etats membres comptés parmi le club des plus riches pays de l'Union européenne rechignent à verser une somme de 11,2 milliards d'euros nécessaire au remboursement des impayés de 2012, Martin Schulz bloque les négociations du budget pluriannuel 2014-2020, en accord avec la position commune adoptée en mars dernier par les députés européens, qui entendent lier ces deux négociations [Le Point].

Le mécontentement des principaux contributeurs au budget de l'UE se fait désormais sentir au sein des instances dirigeantes de l'Union, alors que les dépenses pour l'année 2013 ont déjà été bouclées. Pour solder les impayés de 2012, l'Allemagne devrait verser les sommes de 2 milliards d'euros, la France 1,8 milliards et le Royaume Uni 1,3 milliards [Euractiv]. Les plus gros contributeurs expriment leurs réserves : "Nous ne sommes pas les seuls à penser que la somme de 11,2 milliards d’euros est trop élevée", clame le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lidington. "Ce montant doit être vérifié et étayé par des preuves", réclame son homologue allemand Guido Westerwelle. De son côté, le ministre français des Affaires européennes, Thierry Repentin, insiste sur le poids des ajustements budgétaires auxquels la France est déjà soumise : "Il s’agit de montants élevés au regard de nos obligations […]. La France entend assurer ses obligations (...) mais un calendrier doit être trouvé, conforme à nos besoins actuels en trésorerie".
La présidence irlandaise de l'UE a pour mission de trouver un compromis [Libération].

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