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Revue de presse : Les négociations toujours bloquées en Grèce

Revue de presse 25.01.2012

La Grèce, qui doit rembourser un prêt de 14,4 milliards d'euros d'ici au 20 mars prochain, doit faire face au mécontentement non seulement de ses créanciers privés, mais aussi des ministres européens des Finances. Si Athènes n'obtient pas rapidement une aide financière de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI), le pays ne sera pas en mesure de rembourser son prêt et se retrouvera en situation de défaut de paiement.

Les discussions qui ont lieu à Athènes entre les créanciers privés et l'Institut de la finance internationale (IIF), qui visent à réduire de 100 milliards d'euros la dette détenue par les banques et fonds d'investissement, bloquent sur les taux d'intérêt à appliquer. La zone euro a renvoyé Athènes et ses banques à la table des négociations, en exigeant que le taux soit inférieur à 4 %, alors que ce seuil est jusqu'ici considéré comme un minimum par les créanciers privés, nous explique Le Point.

Le directeur général de l'IFF, Charles Dallara, a renouvelé hier son refus d'aller au-delà de 50 % de décote sur ses créances. Il s'agit d'une "perte maximale" pour rester dans un cadre "volontaire", selon ce dernier. Or, avec une rémunération inférieure à 4 %, "la décote sera forcément supérieure à 50 %", estime une source gouvernementale européenne, nous rapporte Le Point.

La Grèce fait également face au mécontentement des ministres des Finances de la zone euro. Pour le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, "le programme (budgétaire) grec a dérapé", tandis que pour le ministre néerlandais des Finances, Jan Kees de Jager, "il y a eu un consensus pour dire que le temps presse, la Grèce doit désormais avancer concrètement dans ses réformes structurelles et créer de la croissance afin de rendre sa dette soutenable", avant d'ajouter que "sans cela, nous ne pourrons pas continuer à lui prêter". 

Selon les comptes budgétaires de 2011, les revenus publics grecs n'ont pas atteint les objectifs fixés, malgré de nombreuses taxes imposées dans le cadre d'une cure de rigueur, selon l'AFP. Le premier ministre grec Papademos est prié "de prendre des mesures énergiques" avant que l'Union européenne puisse envisager une rallonge avec l'appoint du FMI, a déclaré M. Juncker [Le Figaro].
La directrice du FMI, Christine Lagarde se veut toutefois optimiste, en déclarant que la faillite du pays "n'est pas une chose qui est envisageable".

La situation dans le reste de la zone euro est également morose, le FMI prévoit pour 2012 "une décélération, mais pas une retombée en récession", sauf en zone euro. 

 

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