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Revue de presse : Le FESF, nouvelle victime de la perte du triple A

Revue de presse 17.01.2012

Après la France et l'Autriche, c'est au tour du Fonds européen de stabilité financière (FESF) de subir la perte de son triple A. L'agence de notation américaine Standard and Poor's considère que les obligations du fonds ne sont plus totalement soutenues.

Le directeur de la Banque centrale européenne (BCE) ne cache pas son inquiétude quant à la situation de la zone euro. "Nous sommes dans une situation très grave, il ne faut pas se voiler la face", a déclaré Mario Draghi lors d'une audition au Parlement européen. "Il faut des contributions supplémentaires des pays encore notés AAA" pour que le FESF conserve "la même capacité" (soit 440 milliards d'euros) ou puisse prêter "au même taux", a-t-il expliqué, rapportent Les Echos.

A contrario, le ministre français des Finances, François Baroin, estime qu'il n'y a "pas besoin d'agir sur le FESF". L'Allemagne, qui demeure le seul grand pays à détenir la meilleure note, a exclu lundi de manière catégorique toute augmentation des garanties au Fonds.
Le directeur général du FESF Klaus Regling s'est montré rassurant en déclarant que "le déclassement à AA+ par une seule agence de notation ne réduira pas la capacité de prêt du FESF de 440 milliards d'euros". Mais le résultat probable de cette dégradation pourrait être une accélération de la mise en place du Mécanisme européen de stabilité (MES), doté de 500 milliards d'euros de capital, expliquent Les Echos.

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La disparition du triple A français vendredi dernier a quelque peu éclipsé la situation tout aussi grave que connait la Grèce depuis cette même date, après la rupture des négociations avec les banques créancières. Cette décision, selon le quotidien Libération, doit inquiéter au moins autant, sinon plus, que la dernière décision de Standard & Poor's, car faute d'un accord rapide, le pays pourrait se retrouver en faillite dans les deux mois.

Les négociations, qui portaient sur une "réduction inédite de 50% de la dette souveraine grecque détenue par le privé à hauteur de 100 milliards d'euros, n'ont pas conduit à une réponse constructive unanime", explique l'Institut de la finance internationale (IIF).

Le Premier ministre grec Lucas Papademos a voulu se montrer rassurant en parlant d'une "petite pause" dans les discussions avec les banques, ajoutant sur la chaîne de télévision CNBC : "je suis persuadé qu'elles se poursuivront et que nous parviendrons en temps opportun à un accord acceptable pour tous", rapportent Les Echos.

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