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Revue de presse : La dégradation de neuf pays de la zone euro, incomprise par Bruxelles

Revue de presse 16.01.2012

C'est à la date fatidique du vendredi 13 que l'agence de notation Standard and Poor's (S&P) a choisi de dégrader les notes souveraines de neuf Etats de la zone euro, dont la France, qui perd ainsi son triple AAA à la faveur d’un AA+.

L'Autriche a également perdu son triple A tandis que les notes de l'Italie, de l'Espagne et du Portugal ont été abaissées de deux crans. Ces pays étaient "les plus vulnérables" dans un scénario potentiel d'aggravation de la crise, rappelle l'AFP.

Pour le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn, cette "décision [est] inconsistante au moment où la zone euro prend des actions décisives sur tous les fronts pour faire face à la crise". Le commissaire européen au Marché intérieur Michel Barnier, quant à lui, "s'étonne du moment choisi par S&P pour dégrader les pays de la zone euro et de son évaluation qui ne reflète pas les progrès actuels".

Moritz Kraemer, chargé de la notation des Etats en Europe auprès de l'agence de notation américaine, juge les résultats décevants. "Le sommet n'a pas abouti à une percée (...) à une solution suffisante à la fois en termes d'impact et dans son champ d'application", rapporte l’AFP.

Le risque est désormais grand pour le FESF de connaître le même sort que la France, cette dernière comptant pour 21,8 % des garanties apportées par les États membres au fonds. Selon une source européenne "si rien n'est fait pour compenser, le FESF va perdre sa note triple A pour les emprunts à long terme", rapporte Le Monde. Pour éviter une telle dégradation, la solution consisterait à renflouer le fonds, ce à quoi la Chancelière allemande Angela Merkel est opposée, préférant que celui-ci soit dégradé. "Un Fonds permanent de secours (MES) doit commencer à fonctionner début juillet, en parallèle pendant un an au FESF, instrument temporaire, qui ensuite disparaîtra", rappelle le quotidien.

L'Allemagne est épargnée et devient ainsi le seul pays de la zone euro à conserver son triple A, avec une perspective stable. D'après La Tribune, l'Allemagne a ainsi le rôle inconfortable du "sauveur". Elle sort renforcée des décisions de dégradation, financièrement tout d'abord, car les investisseurs devraient encore venir en masse acheter sa dette, et politiquement, Paris étant  moins à même de peser face à une République fédérale qui détient les clés de la confiance dans la zone euro.

Cette décision de dégradation de la note française est toutefois à relativiser selon le NouvelObs. Sur les trois principales agences, deux (Moody’s et Fitch) laissent le AAA à la France. Les trois premières économies mondiales (Etats-Unis, Chine, Japon) ne possèdent pas la note magique. Aucun des BRICS (Brésil, Russie, Chine et Afrique du Sud) non plus. La France prévoit d'emprunter jeudi un montant compris entre 7,5 et 9,5 milliards d'euros.

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