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Revue de presse : Grèce : Adoption du plan d'aide après plus de 13 heures de négociations

Revue de presse 21.02.2012

C'est finalement ce matin, à 4 heures, que les ministres des Finances sont parvenus à un accord sur le montant du second plan d'aide octroyé à la Grèce. Celui-ci s'élèvera à 237 milliards d'euros, et devrait permettre de ramener la dette grecque à 120,5 % du PIB d'ici 2020. A la tête du FMI, Christine Lagarde salue cet accord : "Désormais, la Grèce a vu le poids de sa dette allégée, ce qui doit l'aider à restaurer la compétitivité de son économie" [Les Echos].

Ce plan, divisé en deux grands volets, comprend d'une part une aide publique (des prêts pour l'essentiel) à hauteur de 130 milliards d'euros jusque fin 2014, et d'autre part un effacement d'une partie de la dette détenue par ses créanciers privés, banques et fonds d'investissement. Ces derniers doivent accepter une décote de 53,5 % au final, soit un effort accru par rapport à l'objectif initial de 50 %, explique l'AFP. Le FMI, qui doit également participer à l'aide publique pour un montant encore non chiffré, doit prendre sa décision dans la deuxième semaine de mars, selon Christine Lagarde.

Pour le chef de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, "L'accord de grande ampleur" doit permettre "de garantir l'avenir du pays dans la zone euro". De son côté, le ministre français des Finances François Baroin, cité par l'AFP, juge que "C'est un très bon accord, parce qu'il permet de répartir équitablement le fardeau entre la partie européenne et la partie grecque, entre la partie publique et la partie privée".

En réaction à la volonté des pays les plus stables de la zone euro, notamment de l'Allemagne et des Pays-Bas, de la mise en place d'une surveillance "permanente" de la Grèce par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, François Baroin a déclaré que "La tutelle n'est pas un mot qui fait partie de notre vocabulaire". Ce dernier préfère parler d'"Un contrôle, un monitoring, un accompagnement, des conseils, un suivi, une poursuite de l'expertise par la Troïka", d'après Les Echos.

La Commission européenne s'apprête ainsi à envoyer des dizaines d'inspecteurs permanents à Athènes afin d'assurer la bonne marche technique du programme et d'en surveiller la mise en œuvre. Un compte spécial permettant de traiter de manière prioritaire les remboursements de dette grecque, dont le principe sera inscrit dans la constitution sous deux mois, va également voir le jour prochainement, rapporte Reuters.

 

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