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Revue de presse : François Hollande milite pour un accord de libre-échange UE/Japon, le pouvoir turc s'éloigne de l'UE, la Cour constitutionnelle allemande enquête sur les plans de sauvetage de la BCE

Revue de presse 10.06.2013

Visite de François Hollande au Japon : opération séductionEn visite d'Etat au Japon pendant trois jours, François Hollande a exprimé son plus fervent désir de voir aboutir les négociations d'un accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Japon, dont le chef d'Etat s'attribue le premier rôle : "Je serai un acteur majeur pour qu'il puisse y avoir un accord de partenariat économique entre l'Europe et le Japon", a-t-il déclaré samedi 8 juin devant un parterre d'hommes d'affaires européens et japonais. Afin de tranquilliser ces principaux intéressés, François Hollande a tenu à rassurer sur la bonne santé économique de l'Union : "Il faut bien comprendre que la crise dans la zone euro est terminée". De ce partenariat, l'Union européenne attend la levée respective des barrières tarifaires, normatives et règlementaires [Le Monde].


A l'occasion de sa visite, François Hollande a inauguré vendredi 7 juin, au côté du Premier ministre japonais Shinzo Abe, un "partenariat d'exception" franco-japonais sur la politique internationale, l'économie et la culture [La Croix].


Turquie-UE : que changent les manifestations à Istanbul ?


Depuis le déclenchement des premières manifestations autour de la place Taksim, à Istanbul, les commentateurs s'interrogent sur les conséquences du mouvement pour le processus d'adhésion turc à l'UE. Vendredi, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et le commissaire européen à l'Elargissement Stefan Füle se sont rencontrés à Istanbul pour dresser le bilan des avancées effectuées par la Turquie. Le discours de M. Füle a rapidement dérivé sur les manifestations, comme le rapportait BFM TV vendredi : "De notre côté, nous n'avons pas l'intention d'abandonner le processus d'adhésion de la Turquie à l'UE". Dimanche, à l'issue du discours de M. Erdogan appelant à la confrontation démocratique avec les manifestants [Le Parisien], la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a appelé "les deux parties à la retenue",  estimant qu'il était nécessaire de trouver "une solution rapide fondée sur le dialogue, le respect mutuel et la compréhension" [TF1 News].

Sur Slate, la journaliste Ariane Bonzon analyse le changement radical de diplomatie du côté du Premier ministre turc. En 2002, "se préparer à intégrer l'UE était pour Erdogan une étape nécessaire et utile, le meilleur moyen de réformer le pays". Aujourd'hui, il fait au contraire référence à "la solidarité arabo-musulmane", "la fierté nationaliste turque" et accuse l'UE d'hypocrisie et de "double standard". Selon elle, l'instrumentalisation de la Turquie dans le cadre du référendum de 2005 et plusieurs arrêts de la Cour européenne des Droits de l'Homme ont profondément ébranlé Erdogan. La nomination en 2010 d'Ahmet Davutoglu, idéologue et nostalgique de l'empire ottoman, au poste de ministre des Affaires étrangères n'arrange rien aux relations tumultueuses entre l'UE et la Turquie.


Les plans de sauvetage de la BCE mis en cause en Allemagne


Le programme de rachat de dettes d'Etat par la Banque centrale européenne est-il sur la sellette ? Cette semaine, la Cour constitutionnelle allemande, basée à Karlsruhe, examinera en détail un programme pas encore appliqué dans le cadre des plans de sauvetage. La BCE est accusée d'outrepasser son mandat avec ce programme de rachat de dettes, et ce alors que ses statuts lui interdisent de financer directement les Etats. La Cour de Kalsruhe a été saisie par la Bundesbank [L'Est Républicain].

En outre, ce programme dit OMT ne rentrerait pas en conformité avec la Loi fondamentale de la République fédérale allemande, en particulier concernant la souveraineté budgétaire du Bundestag. Jörg Asmussen, membre du directoire de la BCE, s'inquiète des futures conclusions de la Cour qui, tout en n'ayant pas de poids juridictionnel, pourraient remettre en cause l'application de ce plan. Il a notamment avoué au quotidien allemand Bild qu'une censure de la part de Karlsruhe aurait "des conséquences sérieuses" [Les Echos]. La décision de la Cour sera probablement rendue après les élections législatives allemandes, au mois de septembre [La Tribune].

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