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[Revue de presse] Européennes : Emmanuel Macron en campagne dans la presse régionale

Revue de presse 21.05.2019 Boran Tobelem

Dans une interview publiée à cinq jours du scrutin par une quarantaine de quotidiens régionaux (mais refusée par La Voix du Nord et Le Télégramme), le chef de l'Etat assume pleinement son entrée en campagne. Fidèle à sa stratégie, Emmanuel Macron y appelle à se mobiliser contre les "nationalistes" qui veulent "diviser" l'Europe. 

Emmanuel Macron - Crédits : Wikimedia Commons

Emmanuel Macron - Crédits : Wikimedia Commons

J-5 avant le vote en France. L'échéance des européennes se rapproche à grands pas et le chef de l'Etat a pris le parti d'entrer pleinement en campagne pour La République en marche et la liste Renaissance.

Dans une interview donnée à une quarantaine de quotidiens régionaux et publiée ce mardi, alors que "la liste qu’il défend [est] au coude-à-coude, voire derrière celle du Rassemblement national de Marine Le Pen", Emmanuel Macron "explique pourquoi il monte en première ligne et ne peut pas 'être un spectateur, mais un acteur de cette élection européenne'", explique La Croix avec l'AFP.

Pour Emmanuel Macron, "cette élection européenne […] est la plus importante depuis 1979 parce que l’Union est face à un risque existentiel", rapporte ainsi Le Parisien, l'un des journaux qui a interviewé le chef de l'Etat.

"Quand il y a abstention, c'est un échec pour la démocratie", explique le président. Car l'abstention promet pour l'heure d'être particulièrement importante : "40% des Français comptent se rendre aux urnes, d'après un sondage de l'institut Ipsos Sopra-Steria pour Radio France et France Télévisions" [France Bleu].

Une interview refusée par deux quotidiens

La stratégie de campagne du Président s'est cependant heurtée au refus de deux grands quotidiens régionaux, La Voix du Nord (Hauts-de-France) et Le Télégramme (Bretagne), lesquels "ont refusé de se prêter à l'exercice, et ainsi faire paraître l'interview dans leurs pages", fait savoir LCI.

Le rédacteur en chef de La Voix du Nord, Patrick Jankielewicz, a expliqué sur Twitter que l'interview d'Emmanuel Macron posait notamment un problème d'"équilibre" : "A 5 jours du scrutin, cela perturberait l’équilibre du traitement de la campagne auquel nous essayons de veiller [...]", a-t-il déclaré.

Autre raison avancée par le directeur de la publication Gabriel d'Harcourt, à Franceinfo : la relecture de l'entretien demandée par l'Elysée. "On s'est engagé il y a quelques mois auprès de nos lecteurs à ne plus permettre les relectures par les hommes et femmes politiques", a-t-il fait valoir.

Raphaël Glucksmann, qui porte la liste commune PS/Place publique/Nouvelle Donne, ainsi que les chefs du PS, de Nouvelle Donne et du Parti radical de gauche, avaient quant à eux "par avance dénoncé une 'tribune unilatérale', sollicitant 'un droit de réponse'" [L'Obs avec l'AFP].

Une mise en garde contre les "nationalistes"

Pour Le Figaro, cette interview a surtout permis au président de la République de "s’attaquer au plus grand rival supposé de la liste LaREM pour cette élection, le Rassemblement national, dont la liste est portée par Jordan Bardella". Dans sa mise en garde contre l'abstention, Emmanuel Macron a effectivement déclaré : "Décider de ne pas aller voter, c’est décider de donner sa voix à ceux qui veulent […] détruire [l'Europe]".

En dénonçant la présence de Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump, à Paris ce week-end, il s'est inquiété de "voir pour la première fois une connivence entre les nationalistes et les intérêts étrangers, dont l’objectif est le démantèlement de l’Europe". Selon M. Macron, "les Russes et quelques autres n’ont jamais été à ce point intrusifs pour financer, aider les partis extrêmes". Le chef de l'Etat dit toutefois ne pas confondre "les Etats et certains individus, même si les groupes d’influence américains ou les oligarques russes affichent des proximités avec les gouvernements" [Le Parisien].

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"Convention fondatrice européenne"

Quant à l'avenir de l'Europe, Emmanuel Macron a affirmé vouloir une "Convention fondatrice européenne après les élections" : "Que les chefs d’Etats et de gouvernement, avec le nouvel exécutif et les responsables du Parlement, avec les citoyens, prennent le temps de définir la stratégie de l’Europe pour les cinq années à venir, y compris les changements de traités sur lesquels ils veulent aboutir", cite Le Parisien.

Sur la question écologique, pour laquelle son bilan est "décrié en France par ses opposants" [Les Echos], le président a mis en avant les éléments du programme de la liste Renaissance. Tels qu'une "Banque européenne du climat" ou encore une taxation commune du kérosène au niveau européen.

 

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