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Revue de presse : Difficile prise de fonctions à la présidence de la BCE pour Mario Draghi

Revue de presse 31.10.2011

Jean-Claude Trichet, après huit ans passés à la tête de la Banque Centrale Européenne (BCE), s'apprête à passer le flambeau mardi à son successeur, l'Italien Mario Draghi.

Professeur d'économie de 64 ans, ce dernier a occupé les postes de gouverneur de la Banque centrale et de directeur du Conseil de stabilité financière, organisme informel créé en avril 2009 au G20 de Londres pour redonner des règles du jeu plus contraignantes aux établissements financiers de la planète [Le Figaro].

M. Draghi fera sa première apparition devant la presse comme chef de la BCE jeudi, lors du conseil des gouverneurs de la BCE, réunion mensuelle de l'organisation entre les six membres de son directoire et les gouverneurs des banques centrales nationales des 17 membres de la zone euro.

La prise de fonction de M. Draghi s'effectue dans le contexte difficile de la crise de la zone euro. "Nous sommes l'épicentre de la crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale", comme l'a déclaré M. Trichet devant le Parlement européen en octobre. Cette semaine s'annonce encore plein de défis pour l'Union européenne et la zone euro, avec la tenue d'un G20 centré sur ces questions à Cannes jeudi et vendredi.

Il serait notamment attendu de M. Draghi que celui-ci poursuive la voie engagée par Jean-Claude Trichet, dans le sens d'une plus étroite coopération entre les Etats membres de la zone euro. "Je dirais, en tant que citoyen de l'Europe, et non en tant que président de la BCE, que nous pourrions nous engager vers une plus grande gouvernance européenne avec des responsabilités bien définies", soulignait Jean-Claude Trichet [AFP].

Les défis à relever pour la BCE restent donc énormes. Selon le Figaro, Mario Draghi devra résister à la rigidité allemande et lutter contre l'agrandissement des écarts de compétitivité au sein de la zone euro.

De même, une clarification du partage des compétences va avoir lieu entre la BCE et le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF). Ce dernier, doté d'une capacité d'intervention avoisinant les 1000 milliards d'euros, sera chargé d'aider les pays qui peinent à trouver de l'argent sur les marchés. A contrario, "la BCE sera amenée à se recentrer sur son mandat de politique monétaire, avec l'objectif quasi exclusif de la stabilité des prix", nous rapporte Le Figaro.

Toutefois, M. Draghi a fait savoir qu'il n'entendait pas interrompre brutalement les achats de la BCE des titres de dettes souveraines : "l'eurosystème est déterminé, avec ses mesures non conventionnelles à éviter les dysfonctionnements des marchés financiers et monétaires", déclarait-il la semaine dernière à Rome [Le Figaro].

Les autres titres de la presse en ligne

Elargissement

La Géorgie, une démocratie en chantier [La Croix]

 

Etats membres

Le malheur des Grecs fait les affaires des Bulgares [Le Figaro]

Euro, économie

BCE : un nouveau patron pour de nouvelles ambitions [La Tribune.fr]

 

Fiscalité

La zone euro pourrait adopter une taxe sur les transactions financières sans l'UE [AFP]

 

Relations extérieures

Le président du Parlement européen en visite à Tripoli [Euronews]

Ailleurs en Europe

Presse anglophone

 

What now for the EU and the euro? [Irish Times]

 

Presse germanophone

Schuldenkrise in Europa : Experten verurteilen Gipfel-Euphorie [Süddeutsche Zeitung]

 

Presse espagnole

Europa por fin respira [Semana]

Presse italienne

Euro, la "strana moneta" che non costruisce l'Europa [Il Tempo]