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[Revue de presse] Covid-19 : en Europe, retour vers le confinement

Revue de presse 29.10.2020 Agnès Faure

A l'instar du président français Emmanuel Macron mercredi 28 octobre, plusieurs dirigeants européens ont annoncé des mesures strictes pour endiguer la deuxième vague de la pandémie de Covid-19. Et tentent de mieux se coordonner au niveau européen.

En France, comme dans d'autres pays européens, de nouvelles mesures de confinement sont annoncées pour endiguer la seconde vague épidémique

En France, comme dans d'autres pays européens, de nouvelles mesures de confinement sont annoncées pour endiguer la seconde vague épidémique - Crédits : jacus / iStock

"Les plus grands pays de l'UE ont introduit de nouvelles restrictions mercredi [28 octobre], afin de tenter d'enrayer la propagation croissante de la pandémie", indique Politico. Le chef de l'Etat français s'est ainsi exprimé à la télévision pour annoncer "un confinement sur tout le territoire à partir de vendredi" pour tout le mois de novembre, renouvelable [Le Monde]. Au même moment, la chancelière allemande Angela Merkel décidait elle aussi la fermeture des "restaurants, bars, salles de spectacle et installations sportives pendant un mois à partir du 2 novembre", rapportent Les Echos.

En Espagne, "cinq régions espagnoles supplémentaires, dont Madrid, vont boucler leur territoire avant le long week-end de la Toussaint", complète le Figaro. Quant à la Belgique, son sort sera scellé lors d'une réunion de crise prévue pour ce vendredi. "Des mesures plus drastiques s'imposeront peut-être dans les prochains jours", a prévenu le Premier ministre Alexander De Croo, cité par le journal.

Coronavirus : chronologie de la pandémie en Europe

Nouvelle vague

En France, Emmanuel Macron a néanmoins averti que "la mesure de confinement n’empêchera pas 'une deuxième vague, sans doute plus meurtrière que la première'" [Le Monde], la propagation du virus étant déjà à un stade trop avancé. "Comme tous nos voisins, nous sommes submergés par l’accélération soudaine de l’épidémie, par un virus qui semble gagner en force à mesure que l’hiver approche, que les températures baissent", a admis le chef de l'Etat [Ouest-France]. Mais avec ce nouveau tour de vis, les autorités gardent l'espoir que "le respect fidèle des protocoles de sécurité puisse sauver Noël" [Politico].

Partout en Europe, les chiffres sont inquiétants : la Belgique est "devenue le pays du monde où le coronavirus circule le plus intensément lors de la deuxième vague" avec "5 554 malades hospitalisés" mercredi 28 octobre. "Très près du pic enregistré le 6 avril (5 759)", selon les données de l'institut de santé publique belge Sciensano [Le Figaro]. En France, les autorités redoutent "la saturation des services de réanimation, où plus de la moitié des 5 800 lits disponibles sont déjà occupés", rapporte Sud Ouest.

L'Allemagne, "qui se targuait d’avoir la situation bien en main", constate maintenant une "perte de contrôle" du virus, écrit Libération. "Les agences régionales de santé ne sont plus en mesure d’assurer le traçage des cas de Covid-19, clé de voûte du système sanitaire allemand", détaille le quotidien. Un constat admis par la chancelière allemande, qui a déclaré que "dans trois quarts des cas, nous ne savons plus d’où viennent les infections". Dans le pays, les chiffres des infections ont ainsi "doublé en une semaine, pour approcher les 15 000 nouveaux cas en 24 heures", complètent Les Echos.

Coordination européenne

Au niveau européen, "les appels à une meilleure coordination se sont faits plus pressants" depuis le retour de l'épidémie, indique Euractiv.

Le président du Conseil européen Charles Michel, qui doit présider ce jeudi 29 octobre une réunion virtuelle des chefs d'Etat et de gouvernement devrait ainsi en appeler à "une plus grande coopération pour l'achat et le développement de tests", notamment antigéniques. Ces derniers sont certes "bien que moins précis que les tests PCR" mais "pourraient être essentiels pour identifier plus rapidement des clusters", estiment des responsables européens interrogés par le média.

En parallèle, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé mercredi 28 octobre que "l’UE allait engager 100 millions d’euros pour l’achat et la distribution de tests rapides", annonce Le Monde. En amont de la visioconférence des dirigeants européens, elle a présenté au Conseil une proposition ayant pour but d'assurer "une coopération plus complète sur l'ensemble de la réponse à la pandémie". Plus spécifiquement, elle plaide "pour un meilleur partage des données, notamment sur les capacités de soins intensifs dans les hôpitaux ; des tests améliorés et plus rapides ; une meilleure utilisation des applications de traçage des contacts ; ainsi que des règles plus cohérentes sur les transports et les réglementations frontalières", détaille Politico. Objectif : "éviter les divisions qui ont persisté au sein du bloc des 27 nations au début de la pandémie" [Euractiv].

 

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