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[Revue de presse] Commission européenne : la Roumaine Adina-Ioana Vălean proposée aux Transports

Revue de presse 07.11.2019 Baptiste Roman

La future présidente de la Commission européenne a validé la proposition du nouveau gouvernement roumain pour le poste de commissaire aux Transports. Eurodéputée depuis 2007, Adina-Ioana Vălean a de l'expérience dans ce domaine-clé. Sa nomination faciliterait également la formation d'une commission paritaire. Elle sera auditionnée le 14 novembre par le Parlement européen.

La candidate roumaine à la Commission européenne Adina-Ioana Vălean, lors d'une conférence au Comité des régions à Bruxelles, en 2017 - Crédits : Nina Paukovic / Flickr European Committee of the Regions CC BY-NC-SA 2.0

La candidate roumaine à la Commission européenne Adina-Ioana Vălean, lors d'une conférence au Comité des régions à Bruxelles, en 2017 - Crédits : Nina Paukovic / Flickr European Committee of the Regions CC BY-NC-SA 2.0

"La prochaine commissaire européenne roumaine sera la députée européenne Adina Vălean", révèle Euractiv mercredi 6 novembre. Si cette dernière doit encore être adoubée par ses pairs du Parlement européen, l'information a été confirmée par les porte-paroles du gouvernement roumain [Ouest-France] puis de la Commission européenne [Le Figaro avec l'AFP].

Le nouveau gouvernement roumain, emmené par le Parti national libéral (PNL), avait proposé deux noms pour le poste de commissaire européen : Siegfried Mureșan et Adina-Ioana Vălean. Elus au Parlement européen en 2019 sur la liste du PNL, ils "sont tous les deux membres du PPE, la formation de la droite européenne majoritaire au Parlement de Strasbourg", précise Le Figaro. La future présidente de la Commission européenne, "Ursula von der Leyen, qui fait également partie du PPE, a rapidement fait son choix et l'a annoncé quelques heures après avoir reçu la lettre du gouvernement roumain comprenant les noms des deux candidats" [Le Figaro].

"Il aura fallu bien des chamboulements politiques et même l’installation d’un nouveau gouvernement, de centre droite, à Bucarest avant que la Roumanie présente une nouvelle proposition pour le poste de commissaire européen", rappelle La Libre.

La précédente candidate proposée aux Transports, "la sociale-démocrate roumaine Rovana Plumb avait été jugée 'inapte' par les eurodéputés en raison de conflits d’intérêts présumés", avant même son oral de confirmation, souligne Ouest-France.

En octobre, l'effondrement du gouvernement social-démocrate de Bucarest, tombé après un vote de défiance du Parlement roumain, avait ensuite laissé le processus de nomination en suspens… et avait été l'un des facteurs ayant conduit au report de l'entrée en fonction de la nouvelle Commission.

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De l'expérience sur les transports

Si des rumeurs avaient fait état d'un possible échange de portefeuille avec le candidat hongrois (pressenti à l'Elargissement), "il a été confirmé que Bucarest garderait le portefeuille des Transports comme prévu à l'origine", rapporte Euractiv.

Âgée de 51 ans, Adina-Ioana Vălean "est l'une des eurodéputées roumaines les plus expérimentées", selon Politico. Elue au Parlement européen en 2007, l'année même de l'entrée de la Roumanie dans l'Union, elle est aujourd'hui présidente de la commission parlementaire de l’Industrie, de la recherche et de l’énergie. "Au cours de sa carrière, elle a acquis de l'expérience sur des sujets liés au portefeuille des Transports […], elle a travaillé sur les voitures connectées et la décarbonation des véhicules", précise la Commission européenne, citée par Le Figaro.

La nouvelle candidate semble également faire preuve d'une certaine probité, quand un "manque d’intégrité" avait été pointé chez sa prédécesseure. "Les deux candidats [proposés par le nouveau gouvernement] affichent un profil plus européen et traînent moins de casseroles (voire aucune) que ceux précédemment proposés par la gauche populiste", soulignait ainsi La Libre avant la confirmation de Mme Vălean.

Vers une Commission européenne paritaire

Alors que "le gouvernement roumain avait […] plaidé jusque-là en faveur de Siegfried Mureșan", la promesse faite par Ursula von der Leyen d'une Commission paritaire a également pu jouer en faveur d'Adina-Ioana Vălean [Ouest-France]. Politico précise ainsi que "l'équilibre des genres a été une considération majeure pour Ursula von der Leyen au moment d'assembler sa Commission", tandis que Le Figaro affirme que "la candidate roumaine a été imposée par la mise en garde du groupe socialiste du Parlement européen qui a menacé de ne pas voter l'investiture si la parité hommes-femmes n'était pas respectée".

"Toutefois, des critiques ont souligné que von der Leyen n'a pas insisté pour avoir une commissaire dans le cas de la France, dont le nouveau candidat est Thierry Breton, remplaçant la candidate rejetée Sylvie Goulard, alors que dans le cas de la Roumanie elle a insisté pour le choix d'une femme", rapporte Euractiv. Cependant, la future présidente de la Commission attend toujours une proposition de commissaire de la part du gouvernement britannique, et "l'encourage à présenter des femmes", ajoute Ouest-France.

Des auditions le 14 novembre

L'approbation des candidats à la Commission européenne par le Parlement européen étant nécessaire, Adina-Ioana Vălean se retrouvera "sur le gril du Parlement le 14 novembre", rapporte Ouest-France. Tandis que "les candidats français, Thierry Breton, et hongrois, Oliver Varhelyi, devront aussi se soumettre à cet exercice", ajoute Le Figaro. Un candidat britannique devrait aussi être auditionné par les eurodéputés, puisqu'"en raison du report du Brexit au 31 janvier, Mme von der Leyen a demandé au Premier ministre britannique Boris Johnson de présenter un candidat à un poste de commissaire" [RTBF avec l'AFP]

Le vote d'approbation final est programmé pour la semaine du 25 novembre "et si l'investiture est votée, la nouvelle Commission entrera en fonction le 1er décembre", conclut Le Figaro.

 

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