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Revue de presse : Catherine Ashton pressée de réagir face à la situation au Mali, mutation de la perception des relations franco-allemandes et recul de la production industrielle dans l'Eurozone

Revue de presse 15.01.2013

L'attitude de l'UE vis-à-vis du Mali interpelle en France et à l'étranger

Alors que les troupes françaises entament leur cinquième jour d'offensive dans la région de Konna, au Mali, l'attentisme des institutions européennes et de la haute représentante de l'Union pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, fait de plus en plus l'objet de critiques. Ce matin, le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, avouait au micro d'LCI qu'il regrettait la "mobilisation minimale de l'Europe" et "l'absence regrettable" de celle-ci au Mali [Le Point/AFP]. La veille, le président du Parlement européen, Martin Schulz, avait déjà vivement critiqué la décision prise par la chef de la diplomatie européenne, de ne pas participer au débat sur la situation au Mali, organisé ce mercredi dans le cadre de la session plénière. Mme Ashton s'est justifiée de cette absence pour des raisons d'agenda [Le Figaro/AFP].

 

Hier après-midi, le porte-parole de Catherine Ashton a tenu à rappeler que l'UE n'avait pas de mission militaire, mais qu'elle avait en revanche "accéléré son programme de formation à l'intention de l'armée malienne" [Le Temps]. L'UE s'apprête en effet à envoyer, d'ici la fin du mois, un contingent de 400 à 500 militaires européens, qui seront chargés de former et de préparer l'armée malienne à reconquérir le nord du pays [La Croix].
Dans le même temps, Mme Ashton a annoncé la tenue, ce jeudi, d'une réunion exceptionnelle des ministres des Affaires étrangères européens, afin de "débattre des possibles actions de l'UE en appui au Mali".

La crise économique a modifié la perception des relations franco-allemandes


De chaque côté du Rhin, la perception des relations franco-allemandes a semble-t-il beaucoup évolué depuis le traité de l'Elysée. Selon un sondage de l'institut Ifop publié ce lundi, 69% des Français et 59% des Allemands considèrent que le terme de "partenariat" est le plus apte à définir les relations franco-allemandes. A l'inverse, le mot "amitié" ne remporte que 30% des suffrages, contre 40% outre-Rhin. Alors que la réconciliation et les traités d'amitié ont fait le lit des relations franco-allemandes, ces dernières semblent, selon les Echos, "relever maintenant du registre du partenariat et de la coopération".

En outre, la crise est passée par là et a modifié la vision respective des deux pays. Ainsi, l'image économique et industrielle de la France s'est détériorée en Allemagne, tandis qu'une grande majorité de nos compatriotes considèrent que, malgré la crise, l'Allemagne a su préserver sa place de grande puissance industrielle. Par ailleurs, la comparaison systématique avec l'économie et le marché du travail allemands, renforcée depuis quelques années par la crise, exaspère certains Français (18%), qui considèrent que le terme de "rivalité" exprime à l'heure actuelle le mieux les relations entre les deux pays.

L'enquête révèle également que, de part et d'autre du Rhin, on souhaite une harmonisation de la règlementation du travail, des impôts et de la fiscalité, ainsi que la création d'une agence publique de l'emploi franco-allemande. La publication de ce sondage plutôt positif vient à point nommé, une semaine avant les célébrations des 50 ans du traité de l'Elysée, auxquelles assisteront François Hollande et Angela Merkel.

La production industrielle a reculé en novembre dans l'Eurozone


Contre toute attente, la production industrielle a reculé de 0,3% en novembre sur l'ensemble de la zone euro. Publiée par Eurostat, cette annonce a surpris de nombreux observateurs, qui avaient quant à eux tablé sur une hausse de 0,1%. Ce repli imprévu s'explique en partie par les baisses observées dans la production d'énergie (-1,6%) et les biens de consommation non durables (-1,2%).

Sur un an, la chute de la production industrielle est évaluée à 3,7%. La Slovénie et le Portugal accusent les plus fortes baisses, avec respectivement -4,0% et -3,4%, tandis que les Pays-Bas et l'Estonie s'en sortent plutôt bien, cette dernière ayant même augmenté sa production de plus de 4,7% [La Presse]. Ces mauvais chiffres pour l'économie européenne sont publiés quelques jours après ceux de l'Eurobaromètre "Entrepreunariat en Europe et au-delà", qui ont notamment souligné le fait que les Européens étaient de moins en moins enclins à créer leur propre entreprise [La Tribune].

 

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