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Revue de presse : Blocage des négociations au conseil ECOFIN, soutien financier international au Mali et récession économique en France

Revue de presse 15.05.2013

Tergiversations à Bruxelles au sujet de l'union bancaire et de la lutte contre la fraude fiscaleIl y a quelques semaines, le Luxembourg s'était dit prêt à faire des concessions sur le secret bancaire. Il n'en est finalement rien. Maria Fekter, ministre autrichienne des Finances, a hier trouvé un allié de poids lors du Conseil ECOFIN en la présence de Luc Frieden.

 

Son homologue luxembourgeois a lui aussi fait preuve de résistance lors des discussions sur la lutte contre la fraude fiscale. Les deux ministres n'ont pas encore "complètement levé leurs restrictions" à l'encontre du projet de révision et d'élargissement de la directive européenne sur la fiscalité de l'épargne, qui prévoit "l'échange automatique d'informations sur les intérêts versés à des personnes physiques non résidentes" [Libération/AFP]. Alain Franco, du Point, critique une "stratégie de l'escargot" menée par le Luxembourg et l'Autriche. Il estime cependant que les positions pourraient évoluer lors du prochain Conseil européen, à la fin du mois de mai : "Le chancelier autrichien socio-démocrate est réputé plus ouvert que sa ministre des Finances connue pour ses positions ultra-conservatrices en matière de secret bancaire".

Le refus des deux pays est motivé par un défaut "d'égalité de traitement avec les pays non membres de l'UE", qui devraient appliquer les principales dispositions de la directive. A cette fin, les vingt-sept se sont néanmoins accordés pour confier à la Commission européenne "un mandat de négociations avec la Suisse", mais également avec d'autres pays tiers tels le Liechtenstein et Andorre, afin de négocier des accords bilatéraux d'échange automatique d'informations [La Tribune de Genève].

Ce Conseil a également planché sur la question des agents mis à contribution pour le sauvetage des banques en difficulté, qui suscite toujours une vive opposition côté allemand. Wolfgang Schäuble a exprimé ses réserves quant à la proposition de directive qui prévoit une mise à l'amende des actionnaires et créanciers afin d'épargner les déposants du pays concerné. Il estime que les gros dépôts, supérieurs à 100 000 euros, paient les risques pris et soient mis à contribution "au même niveau que les créanciers obligataires". Pierre Moscovici s'est également inquiété de ce potentiel "régime de faveur aux gros dépôts", qui ferait reposer le poids de la restructuration des banques "seulement sur les créanciers obligataires" [Les Echos].
L'opposition de l'Allemagne rentre dans le cadre du débat sur la mise en place de l'union bancaire, au sujet de laquelle Wolfgang Schäuble a récemment exprimé son opposition à toute "socialisation de l'ensemble du secteur bancaire européen" sans modification préalable des traités communautaires. Cette procédure étant longue et coûteuse, La Tribune estime que cette stratégie a pour but de ralentir une avancée qui impliquerait la mise à contribution de l'ensemble des contribuables européens dans le sauvetage d'institutions financières en passe de faillite.


Reconstruction du Mali : l'Union européenne débloque 520 millions d'euros

"On est en train de gagner la guerre, il faut maintenant gagner la paix", a déclaré Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, dans son discours prononcé lors de la conférence des donateurs pour le Mali [Le Figaro]. Tenue à Bruxelles ce mercredi, la conférence doit permettre à la communauté internationale de verser des fonds en soutien à la reconstruction économique et politique malienne. L'Union européenne s'est engagée à verser 520 millions d'euros, qui viendront s'ajouter aux 280 millions d'euros promis par le gouvernement français [Le Monde]. Afin de couvrir les dépenses de reconstruction, le président malien, Dioncounda Traoré, table sur une somme nettement supérieure : "Quand j’ai pris mon avion pour venir à Bruxelles, j’avais en tête le chiffre de deux milliards d’euros. Et je me disais, si on arrive à atteindre 1,5 milliard, 1,6 milliard, on pourrait considérer que le compte y est", a-t-il déclaré à Bruxelles [Euronews]. Selon Le Figaro, les principaux bailleurs internationaux ainsi qu'une centaine d'Etats devraient fournir une enveloppe globale de 1,96 milliard au Mali, une somme qui, cumulée avec les investissements maliens, devrait atteindre un montant global de 4 milliards d'euros.

Sur le plan économique, le Mali prévoit ainsi une croissance de 4,8% de son Produit intérieur brut dès cette année. Sur le plan politique, une nouvelle élection présidentielle devrait probablement se tenir en juillet prochain. L'élection sera financée par l'Union européenne et la France à hauteur de 80 millions d'euros. Le tenue du scrutin dépend cependant de la libération de la ville de Kidal, prise par les rebelles Touaregs [Le Figaro]. "L’avenir du Mali dépend de la mobilisation de la communauté internationale mais aussi de la volonté des Maliens de trouver les voies de la réconciliation entre le Nord et le Sud. Nous voulons enclencher une dynamique positive : quand les services publics reviennent, la population retrouve confiance en l’État, les communautés se reparlent, la sécurité s’améliore…", explique le ministre français délégué au Développement, Pascal Canfin, dans une interview accordée au journal La Croix.


La France en récession


Après les chiffres désastreux du chômage (3,2 millions de chômeurs de catégorie A) annoncés en mars dernier, c'est une seconde douche froide pour François Hollande. L'économie française prend le même chemin que sa cote de popularité auprès des Français : une récession. D'après les estimations de l'Insee, entre octobre et décembre 2012, le Produit intérieur brut (PIB) de la France a chuté de 0,3%, puis de 0,2% entre janvier et mars 2013. Alors que le gouvernement français prévoit une croissance de 0,1% pour 2013, l'Insee est plus pessimiste et pronostique un recul de 0,3% [Le Figaro].

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