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[REPLAY] Les députés européens débattent du Brexit

Vidéo 18.09.2019 Marie Guitton, à Strasbourg

Mercredi 18 septembre, les eurodéputés - pro et anti Brexit - ont débattu de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne pendant près de trois heures. Une résolution a finalement été largement adoptée pour fixer des "lignes rouges" à la négociation d'un nouvel accord de sortie. Revivez le débat en vidéo.

Le sujet avait été inscrit comme "débat prioritaire" à l'ordre du jour des parlementaires. Mercredi 18 septembre, à partir de 9h, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, et Michel Barnier, le négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit, ont participé à un débat des eurodéputés sur l'évolution de la situation au Royaume-Uni.

Alors que le pays doit quitter l'Union européenne le 31 octobre, le flou demeure sur les modalités de cette sortie.

Début septembre, les parlementaires britanniques ont adopté une loi censée empêcher un retrait de leur pays sans avoir au préalable trouvé un accord avec les Européens pour encadrer ce divorce. Mais le "deal" trouvé en novembre 2018 entre le gouvernement britannique et Bruxelles ne les satisfait toujours pas non plus. Et le Premier ministre Boris Johnson ne se résout pas à demander un troisième report de la date de sortie aux Vingt-Sept… qui attendent eux-mêmes de savoir ce que les Britanniques comptent faire avant de se positionner clairement sur l'octroi d'un éventuel nouveau délai.

Les députés européens plaident pour une sortie négociée

A la fin du débat au Parlement européen, une résolution a été adoptée par les eurodéputés. Déposée conjointement par les groupes Parti populaire européen (PPE, droite), S&D (sociaux démocrates), Renew (centristes-libéraux), Verts/ALE (écologistes) et GUE/NGL (extrême gauche), elle rappelle qu'une sortie négociée serait le meilleur divorce possible. 

Le Parlement européen prévient néanmoins qu'il ne ratifiera aucun accord de sortie qui ne prévoirait pas de "filet de sécurité" pour éviter le rétablissement d'une frontière dure entre les deux Irlande, et ainsi protéger le processus de paix en Irlande du Nord.

En cas de sortie sans accord (no deal), les parlementaires précisent qu'il n'y aura "ni de période transitoire, ni de 'mini‑accords' contribuant à atténuer les perturbations causées par un retrait désordonné". Dans un tel cas de figure, "de nouvelles négociations entre l’Union et le Royaume‑Uni ne pourront avoir lieu que si le Royaume‑Uni respecte ses obligations et engagements concernant les droits des citoyens, le règlement financier et tous les éléments de l’accord du Vendredi Saint", déclarent les députés européens.

"Nous sommes d'accord pour dire que le no deal serait un désastre. Mais la question est : qu'est-ce que veut réellement le Premier ministre britannique ? S'il devait y avoir un délai supplémentaire, on y met des conditions comme un nouveau référendum par exemple", avait expliqué Sylvie Guillaume, de la délégation socialiste française., la veille du débat.

Pour entrer en vigueur, tout accord de retrait entre l'UE et le Royaume-Uni devrait être approuvé par le Parlement européen à la majorité simple des suffrages exprimés.

 

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