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Réchauffement climatique : l'UE à l'avant-garde

Actualité 20.06.2007

© Communauté européenne, 2007L'économiste Patrick Criqui salue les avancées enregistrées en matière environnementale lors du dernier sommet du G8. En dépit du caractère non contraignant des engagements adoptés, "l'Europe semble donc avoir imposé sa norme climatique à une administration américaine hostile, jusqu'à il y a peu, à l'idée même d'un objectif chiffré".

Cette décision permet à la communauté internationale de renouer avec des orientations mises en sommeil depuis l'élection de George Bush et constamment défendues par la Commission européenne : "celle des objectifs quantitatifs contraignants, accompagnés des mécanismes de marchés des quotas". Avec les engagements qu'elle a pris lors du Conseil européen du 9 mars 2007, l'Union européenne a montré sa volonté d'accentuer son effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Pour Patrick Criqui, "le grand succès d’Angela Merkel sera qu’apparaisse dans les conclusions du sommet, malgré les circonvolutions syntaxiques, le fameux '50% de réduction en 2050', soit l’objectif européen". Atteindre cet objectif suppose beaucoup d'efforts de la part des pays européens. Pour la France, cela "impose un développement massif des énergies renouvelables en plus du nucléaire et surtout, la diffusion accélérée des technologies, des bâtiments et des véhicules les moins émetteurs de GES" ; cela implique par ailleurs "de profonds changements de comportement". Enfin, il faudra convaincre les  Etats-Unis et les pays émergents de réduire considérablement leurs émissions. "C’est pourquoi il est essentiel que les politiques menées au Nord deviennent très rapidement exemplaires".

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Patrick Criqui, "Climat : l'Europe donne le cap", Telos, juin 2007