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Qui parlera au nom de l'Europe?

Actualité 30.06.2007

Jolyon Howorth, professeur à la Yale University, analyse les dispositions prévues dans le futur traité européen concernant la représentation de l'UE dans les domaines de la politique étrangère et de sécurité commune. Il recense trois innovations fondamentales : le poste de Haut représentant pour les Affaires étrangères et de sécurité (HR), le Service d'action extérieure de l'Union européenne et le Président du Conseil européen, dont il détaille les principales attributions.

Le HR serait selon lui le plus apte à se voir attribuer le "numéro de téléphone" de l'Europe selon "la formule apocryphe de Henry Kissinger". Pourtant, souligne l'auteur, les politiques dont il sera en charge seront toujours intergouvernementales. Ainsi, "les tensions avec Bruxelles continueront dans n'importe quel secteur politique où un Etat membre sentira qu'il a un intérêt national à défendre". Par ailleurs, ce poste entrera certainement en concurrence avec celui de Président du Conseil européen. Jolyon Howorth pense qu'il conviendrait d'opérer "une division du travail de facto".

Le professeur conclut que la préservation dans le traité simplifié des atouts du traité constitutionnel en matière de PESC démontre la "force de l'engagement des politiques" pour une amélioration de la représentation de l'Union. Mais, pour lui, "le diable réside dans les détails."

Lire l'analyse

Jolyon Howorth, "L'Europe n'a toujours pas de téléphone", Telos, juin 2007