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Présidentielle : Marine Le Pen pour l'Europe des nations indépendantes

Actualité 13.04.2017

A l'approche du premier tour de l'élection présidentielle française, qui se tiendra le 23 avril, les positions des candidats se précisent, notamment sur l'Europe. Huit prétendants à l'Elysée sur onze se déclarent ouvertement eurosceptiques, dessinant une frontière nette entre pro et anti-Européens.

Avec son projet, Marine Le Pen souhaite transformer l'Union européenne en "Europe des nations indépendantes" pour restituer à la France "sa souveraineté". Tour d'horizon de son programme pour l'Europe.

Marine Le Pen

Election présidentielle 2017 : quelle place pour l'Europe ?

Rendre à la France sa souveraineté nationale

La première des 144 propositions de Marine Le Pen concerne la restitution aux Français de leur souveraineté.

  • La candidate du Front national propose ainsi de "retrouver notre liberté et la maîtrise de notre destin en restituant au peuple français sa souveraineté (monétaire, législative, territoriale, économique)".
  • Pour ce faire, elle propose d'engager une "négociation" avec les autres gouvernements, suivie d’un "référendum sur notre appartenance à l’Union européenne. L’objectif est de parvenir à un projet européen respectueux de l’indépendance de la France, des souverainetés nationales et qui serve les intérêts des peuples".

Stopper l'immigration incontrôlée

Le troisième axe du programme de Marine Le Pen concerne l'immigration. Il faut, écrit-elle, "retrouver des frontières qui protègent et en finir avec l'immigration incontrôlée".

Deux mesures concernent spécifiquement l'Union européenne :

  • "Rétablir les frontières nationales et sortir de l’espace Schengen (un dispositif particulier pour les travailleurs frontaliers sera mis en place pour leur faciliter le passage de la frontière)".
  • "Supprimer la double nationalité extra-européenne".

"Un nouveau modèle patriote en faveur de l'emploi"

La candidate du Front national propose également de modifier les règles européennes pour favoriser l'emploi. Elle souhaite ainsi :

  • "Instaurer un vrai patriotisme économique en se libérant des contraintes européennes et en réservant la commande publique aux entreprises françaises si l’écart de prix est raisonnable".
  • Supprimer en France "la directive 'détachement des travailleurs' qui y crée une concurrence déloyale inadmissible". A cela s'ajoute, dans la même proposition, la mise en place d'une "taxe additionnelle sur l’embauche de salariés étrangers afin d’assurer effectivement la priorité nationale à l’emploi des Français".
  • Mettre fin aux "mauvaises dépenses publiques", notamment "celles liées à l’immigration et à l’Union européenne". Dans ce cadre, Marine Le Pen propose d'autoriser "à nouveau le financement direct du Trésor par la Banque de France".

Agir pour le pouvoir d'achat

La candidate détaille plusieurs propositions pour revaloriser le pouvoir d'achat des Français.

  • Parmi elles, l'abrogation de "la directive [sic] européenne sur l’Union bancaire" et de "la disposition de la loi Sapin II", qui entraînent selon elle "la ponction ou le gel de l’épargne bancaire et des contrats d’assurance-vie en cas de menace de crise bancaire".

Défendre l'unité de la France et son identité nationale

  • Au sein des mesures visant à "défendre l'identité de la France", Marine Le Pen envisage de "pavoiser en permanence tous les bâtiments publics du drapeau français et en retirer le drapeau européen".

Agriculture

La Politique agricole commune (PAC) est elle aussi directement visée. 

  • La candidate du Front national veut transformer celle-ci en "Politique Agricole Française". Ainsi, les critères du montant des subventions seront "fixés par la France et non plus par l’Union européenne, avec l’objectif de sauver et soutenir le modèle français des exploitations familiales".
  • Dans une autre partie de son programme dédiée à la "puissance agricole au service d'une alimentation saine", Marine Le Pen indique qu'elle refusera "les traités  de  libre-échange (TAFTA,  CETA,  Australie,  Nouvelle-Zélande, etc.)".

Egalité sur le territoire

  • Enfin, pour "assurer l'égalité sur tout le territoire", la candidate refusera également "la libéralisation du rail voulue par l'Union européenne".