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Portugal/Irlande : L'Eurogroupe favorable à un délai supplémentaire de 7 ans pour le remboursement des plans d'aide

Actualité 12.04.2013

Réunis à Dublin ce matin, les ministres des Finances de la zone euro ont accordé au Portugal et à l'Irlande une extension de sept ans des maturités des prêts relatifs aux plans d'aide des deux pays.

La décision doit encore être validée par l'ensemble des ministres des Finances de l'Union européenne, réunis en Conseil Ecofin jusqu'à samedi 13 avril.

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a affirmé qu'il s'agissait "d'une nouvelle étape vers un retour complet au financement par les marchés" pour ces deux pays.

La semaine dernière, la Cour constitutionnelle de Lisbonne avait invalidé le programme d'austérité envisagé par le gouvernement, mais le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, s'est dit "rassuré par les autorités portugaises" sur le fait que les ajustements budgétaires demandés seraient effectués.

De son côté, le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho a annoncé, vendredi 12 avril, 600 millions d'euros de coupes supplémentaires dans les dépenses publiques, affectant notamment les budgets des ministères, ainsi que la santé, la sécurité sociale, l'éducation et les entreprises publiques.

Les créanciers (la troïka) doivent se rendre prochainement au Portugal pour déterminer les nouvelles mesures de réduction de la dette publique à mettre en œuvre, afin que le pays puisse continuer à bénéficier d'un plan d'aide de 78 milliards d'euros.

Quant à l'Irlande, qui assume la présidence du Conseil de l'Union européenne jusqu'à la fin du mois de juin, elle souhaite depuis le début de l'année renégocier son plan de sauvegarde afin que l'Union européenne prenne à sa charge une partie de la dette de ses banques.

Dublin, qui a décidé dès le début de la crise de recapitaliser ses banques, considère en effet qu'une aide supplémentaire doit lui être versée au titre du Mécanisme européen de stabilité afin de rompre le lien entre dette souveraine et dette bancaire, et ainsi "rembourser" au gouvernement irlandais l'argent dépensé dans la recapitalisation des banques. Mais certains Etats membres considèrent que le MES ne peut pas intervenir de façon rétroactive. L'Irlande doit poser de nouveau le débat sur la table de l'ECOFIN en cette fin de semaine, selon une source diplomatique.