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Politique européenne de défense : un état des lieux

Actualité 02.10.2007

La représentation en France de la Commission européenne organisait le 2 octobre à Paris un colloque consacré à l'avenir de la politique européenne de sécurité commune, 10 ans après la signature du Traité d'Amsterdam, qui avait vu l'UE enregister de nombreux progrès dans ce domaine.

 

Militaires, fonctionnaires français et communautaires ont débattu de l'avenir de la défense européenne autour de deux tables rondes, la première consacrée aux "institutions et capacités militaires", la seconde aux "interventions et opérations européennes dans le monde".

Les discussions ont notamment tourné autour de l'articulation entre la défense européenne et l'OTAN, à l'heure où la France paraît déterminée à s'investir davantage au sein de l'Alliance atlantique, tout en approfondissant la coopération européenne en matière de défense.

La plupart des participants ont souligné l'importance pour l'Union européenne de développer des capacités de défense autonomes. "Avec 4 opérations militaires et 13 opérations civiles à son actif, la politique défense européenne est aujourd'hui une réalité opérationnelle", a affirmé Eric Chevallier, conseiller pour la gestion des crises au Ministère des Affaires étrangères et européennes. Ce proche collaborateur de Bernard Kouchner a laissé entendre qu'une force européenne de 3000 hommes serait bientôt déployée au Tchad et en Centrafrique, dans le cadre d'une mission des Nations Unies pour sécuriser la région.

De son côté, Véronique Roger-Lacan, chargée des questions de défense pour la Présidence française de l'UE, a rappelé que Paris faisait de ce dossier l'une de ses priorités. "Cela correspond à une attente forte des citoyens européens", a-t-elle ajouté.

Richard Wright, responsable de la Plateforme de crise à la DG Relex de la Commission européenne, a insisté sur la complémentarité nécessaire entre les structures communautaires et les Etats membres. Interrogé sur les limites géographiques que pouvait rencontrer l'Europe dans la mise en œuvre de sa politique de défense, il a déclaré que l'UE devait se sentir libre d'envoyer des troupes "partout où elle peut se rendre utile et déployer ses valeurs".