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Pierre Moscovici : "le populisme n'est pas une fatalité"

Actualité 25.04.2017

Au lendemain des résultats tant attendus du premier tour de l'élection présidentielle, Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, est revenu, lors d'une rencontre avec des étudiants, sur les choix qui s'offrent aux électeurs français quant à l'avenir du projet européen.

Pierre Moscovici

Election présidentielle 2017 : quelle place pour l'Europe ?

"L'Europe, on l'aime ou on la quitte ?". C'est sur ce thème que Pierre Moscovici, commissaire européen, était invité à s'exprimer, lundi 24 avril, depuis la maison Heinrich Heine de la cité universitaire de Paris. Un sujet d'une actualité brûlante au lendemain des résultats du premier tour de l'élection présidentielle où deux candidats aux visions européennes très contrastées sont arrivés en tête : Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Si Pierre Moscovici s'est félicité du résultat du candidat d'En Marche, "résolument européen", au premier tour, il ne minimise cependant pas l'ampleur du socle électoral de la candidate du Front national, en croissance constante depuis 2012. Bien que la France ait évité dimanche "un choc des titans eurosceptiques", en maintenant Jean Luc-Mélenchon à la quatrième place, M. Moscovici a souligné les écarts très serrés qui séparent les quatre candidats arrivés en tête. Un scénario inédit qui atteste l'ampleur des fractures qui divisent les Français selon lui.

Le second tour du 7 mai prochain sera, pour l'ex-ministre français, une chance de notifier clairement le rejet de l'euroscepticisme, "mortel pour l'Europe et dangereux pour la France". Mais avant cette date, pas question cependant de "crier victoire" ni de "céder à la tentation du ouf de soulagement".

L'ancien secrétaire national du PS est également revenu sur l'éviction de la gauche et de la droite dès le premier tour. Evénement qu'il qualifie de "21 avril au carré" et en réaction duquel il invite les Français à unir leur voix derrière l'ancien ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. Un soutien qui permettrait d'assurer une défaite "nette et sans appel" à la candidate du Front national.

Autour de trois concepts clés : protection, démocratie et dynamisme, le commissaire européen aux Affaires économiques a partagé une vision, qu'il souhaite réaliste mais optimiste, d'une Europe en attente de réformes. Europe de la défense, convergence économique, budget de la zone euro : il est temps de saisir, a-t-il décliné, la fenêtre d'opportunité qui s'ouvre cette année grâce aux élections en France et en Allemagne pour renforcer le projet européen.