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Philippe Herzog : "Il faut essayer à tout prix de tourner la page de la réforme institutionnelle"

Actualité 13.06.2008

Philippe Herzog est président de Confrontations Europe et ancien député européen. Touteleurope.fr a capté sa réaction  à l'annonce du refus irlandais à l'occasion de "Paroles d'Européens!", à Marseille, le 13 juin 2008.

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(Durée : 4'17)

 

 

 

 

 


Lors de la rencontre "Paroles d'Européens!" à Marseille, Philippe Herzog, président de Confrontations Europe et ancien député européen, réagit pour touteleurope.fr à la victoire du "non" irlandais au référendum sur le traité de Lisbonne.

Phillipe Herzog rappelle que "ce n'est pas la première fois qu'on a un gros avertissement comme celui-ci", en référence aux "non" français et hollandais de 2005. Pour lui, ce "non" illustre un "déficit majeur en matière d'information, d'éducation et d'implication des citoyens à la construction européenne".  Il souligne avoir "entendu des dirigeant irlandais qui ont dit qu'ils n'avaient pas lus le traité qui était soumis au vote" et rappelle que ce n'est "pas comme ça qu'on incite les gens à aller voter".

Face au "non" irlandais, Philippe Herzog appelle à "réagir" pour enfin "tourner la page du traité institutionnel". L'ancien député européen avance deux hypothèses à privilégier pour sortir de l'impasse institutionnelle :

  • La "première hypothèse à privilégier", c'est "d'aller au bout du traité de Lisbonne" en se dirigeant vers "la Grande-Bretagne, la République tchèque et ceux qui n'ont pas encore ratifié". Il souligne qu'il faut que Gordon Brown "tienne sa parole" en faisant ratifier le traité comme il l'a prévu début juillet. Ainsi, "si la ratification continue, la parole sera dans le camp des Irlandais, et on verra comment traiter la question avec eux".


  • Si cette première hypothèse échoue, "il faudra ouvrir d'autres perspectives". Philippe Herzog appelle ainsi à "un engagement politique collectif des différents pays pour traiter des questions-clefs en se dotant de la gouvernance et des moyens nécessaires". Une sorte de "pacte de relance de l'Union".