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Pál Schmitt : un eurodéputé à la tête de la Hongrie

Actualité 30.06.2010

Mardi 29 juin, le Parlement hongrois a élu Pál Schmitt à la tête du pays, avec 263 voix pour, 59 contre et 44 abstentions. L'ancien eurodéputé conservateur a donc battu son compatriote socialiste Andras Balogh. La fonction de Président est principalement honorifique en Hongrie. Pál Schmitt prendra ses fonctions le 6 août prochain.

Pál Schmitt l'Européen

Un président sportif

Avant d'entrer en politique, Pál Schmitt était connu en Hongrie pour ses talents d'escrimeur. Il a ainsi remporté la médaille d'or en épée par équipe aux Jeux Olympiques d'été de Mexico puis à ceux d'été de Munich. Il est en outre membre du Comité International Olympique depuis 1983.

Connu pour ces exploits sportifs (voir encadré), Pál Schmitt l'est également dans le milieu européen pour son engagement politique au sein du Parlement européen.

En effet, il est élu au poste d'eurodéputé pour la première fois en 2004 sous les couleurs du parti conservateur hongrois, le Fidesz. Réélu pour un second mandat en juin 2009, il quitte le Parlement européen au printemps dernier suite à sa victoire aux élections législatives hongroises.

Des élections marquées par la montée en puissance du parti hongrois d'extrême-droite, le parti Jobbik, qui avait recueilli 17 % des suffrages.

Le 14 mai 2010, il devient président du Parlement Hongrois. Un peu plus d'un mois plus tard, il est désigné à la Présidence de la République par le Parlement, avec le soutient du Premier ministre.

A 68 ans, Pál Schmitt succède au juriste Laszlo Solyom. Il prendra officiellement ses fonctions le 6 août prochain et a d'ores et déjà annoncé qu'il quittera le Fidesz, parti qu'il a rejoint en 2003.

Un président qui se veut "proche, toujours prêt au dialogue"

La Hongrie prendra la tête du Conseil de l'Union européenne en janvier 2011, après six mois de Présidence belge.

La fonction présidentielle est en Hongrie essentiellement honorifique. Pál Schmitt aura cependant quelques pouvoirs en tant que chef d'Etat, dont celui de refuser de signer une loi et de demander au Parlement le nouvel examen d'un texte.

 

Lors du discours prononcé suite à l'annonce de son élection, le nouveau président a affirmé qu'il comptait avoir "de très bonnes relations" avec les autorités politiques du pays, mais aussi avec les ONG et les représentants religieux. Il a ajouté qu'il voulait être un président "proche, toujours prêt au dialogue" et espère par son action "renforcer la dignité de ce poste".

 

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