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Nicolas Dupont-Aignan : "Il faut supprimer la Commission européenne"

Actualité 15.04.2009

Dans le cadre du cycle de conférences sur les élections européennes, l'Association des journalistes européens a reçu au Centre d'Accueil de la Presse étrangère, Nicolas Dupont-Aignan, 3ème de la liste Debout la République en Île-de-France. L'occasion pour Touteleurope.fr de poursuivre sa série de rencontres avec les principaux candidats.


Ancien membre de l'UMP,
Nicolas Dupont-Aignan, Député-maire de Yerres, a fondé en novembre 2008, le parti "Debout la République", dont il est le président. Il est également co-président du parti européen souverainiste les EUDemocrats - Alliance pour une Europe des Démocraties.

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Ni "eurobéat", ni "eurorochon"

Le candidat "gaulliste" en est persuadé. L'Europe que nous connaissons "court à sa perte" si elle ne prend pas en compte l'opinion des peuples. Rappelant les "non" français, irlandais et hollandais, M. Dupont-Aignan a tenu à se distinguer des partisans du Traité de Lisbonne, qu'il considère comme des "eurobéats" mais également des "eurorochons" qui rejettent le projet européen en bloc.
Une "nouvelle gouvernance"

Le modèle ESA. C'est une agence intergouvernementale. Elle a pour mission de coordonner les projets spatiaux de 18 pays européens, dont chacun détient une voix au conseil. En savoir plus sur son fonctionnement


"On a besoin de l'Europe, on a besoin d'une force européenne". Le parlementaire français souhaite promouvoir, à cet égard, un nouveau modèle, "l'Europe des projets concrets". Pour le candidat de Debout la République, l'exemple à suivre, c'est le travail réalisé par l'ESA, l'Agence Spatiale Européenne, avec le programme "Ariane".

Ce nouveau modèle passe, notamment, par la suppression pure et simple de la Commission européenne.

Les propositions du candidat gaulliste

Selon Nicolas Dupont-Aignan, "le traité de Lisbonne est mort". Il propose donc "un plan B", un traité alternatif s'attaquant à deux questions principales : l'aspect démocratique de l'Union et son organisation économique et sociale.

  • Institutions. Pour M. Dupont-Aignan, "il faut bâtir des institutions européennes qui retrouvent une légitimité démocratique". Cela passe par la suppression de la Commission européenne. Pour la remplacer, un secrétariat allégé auprès du Conseil européen qui assurerait un rôle de coordination entre les 27 chefs d'Etat et de gouvernement. La création d'"agences thématiques à la carte" permettrait de piloter les différentes politiques sectorielles.

  • Economie. Le candidat gaulliste propose une nouvelle stratégie économique pour l'Union en deux temps : rétablir la préférence communautaire et lancer de grands programmes d'investissement à l'échelle européenne. Face à une Chine qui joue sur sa monnaie, le yuan, pour pratiquer une forme de protectionnisme, l'Europe doit réagir rapidement selon lui.


"Il faut s'armer" met en garde le député français. Mais ce n'est qu'en partant "des réalités, des nations, que l'on pourra faire quelque chose avec l'Europe". Sinon, "ce système s'effondrera" prévient le candidat aux européennes.


Source

Association des journalistes européens

 

En savoir plus

Dossier spécial : élections européennes 2009 - Touteleurope.fr
Le site de campagne de Debout la République