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Mariya Nedelcheva (PPE) : "Je rêvais depuis des années d'être eurodéputée"

Actualité 15.07.2010

Un an déjà ! En juin 2009 avaient lieu les élections européennes. Parmi les 736 eurodéputés élus, nombreux sont ceux qui faisaient pour la première fois leur entrée au Parlement européen. A l'occasion de cet anniversaire, Touteleurope.fr a rencontré un certain nombre d'entre eux. L'occasion de faire le bilan de douze mois de travaux, de joies, de déceptions et d'apprentissage.

Touteleurope.fr : Quel souvenir gardez-vous du soir de votre élection au Parlement européen ?

Mariya Nedelcheva : Je garde le souvenir d'une grande joie suite à mon élection, mais également d'un sentiment de grande attente vis-à-vis de ce qui allait arriver ensuite, dans la pratique. Nous avions développé beaucoup d'idées pendant la campagne et j'étais impatiente de voir comment cela allait se concrétiser.

Et du jour de mon entrée en fonction, je garde le souvenir de l'hymne européen. J'avais l'impression d'être dans un film, comme si d'un coup je me retrouvais face aux Pères fondateurs de l'Europe, je revoyais défiler mon parcours ... C'était très émouvant.


Touteleurope.fr : Quelles fonctions occupiez-vous avant votre élection ? Continuez-vous à les exercer ?

M.N. : En fait je me préparais à devenir députée européenne ! J'ai eu l'occasion de travailler avec des députés européens, j'ai été chercheuse en Sciences politiques donc je connaissais le fonctionnement du Parlement, j'enseignais également. Donc bien sur j'ai gardé des liens avec ma vie d'avant, notamment avec les étudiants.


Touteleurope.fr : Quel est votre meilleur souvenir de cette première année de mandat ?

M.N. : Je ne peux pas dire qu'il ne me reste qu'un seul meilleur souvenir. Il y en a plusieurs ! Il y a d'abord la joie de la première intervention en plénière, et à quel point c'est impressionnant de s'exprimer à la fois devant ses collègues mais aussi devant les Européens; il y a également la joie du premier rapport, parce que l'on a conscience que c'est le socle de notre activité législative; la joie de découvrir comment fonctionne l'Union européenne, à l'intérieur mais également à l'extérieur lorsque nous sommes en dehors du continent européen.

Tout cela crée des rencontres, et donc autant d'émotions. Donc je n'ai pas un seul mais une série de souvenirs qui forment un tout.

Touteleurope.fr : Et votre pire souvenir, ou votre plus grande déception ?

M.N. :  Ma déception est plus liée à la réticence que j'ai pu observer au départ face au fait que je suis une femme, jeune et bulgare. Il n'était pas évident de se faire ne serait-ce que remarquer, je ne parle pas de s'imposer, mais lorsque l'on postule pour avoir la parole en plénière ou pour être en charge d'un rapport on s'aperçoit que certaines personnes, qui dans leur 'vie antérieure' étaient ministres ou avaient des fonctions à haute responsabilité, y arrivent beaucoup plus facilement.

Mais le plus encourageant c'est que cela dure quelques temps mais à partir du moment où on avance ses arguments, où l'on devient active et dynamique, on arrive à faire avancer les choses !


Touteleurope.fr : Arrivez-vous à faire le lien entre les citoyens, qui vous ont élue, et l'Europe ?

M.N. : C'est facile et difficile à la fois. J'ai l'impression de réussir à faire ce lien, et cela passe des contacts réguliers, chaque semaine, par des relations personnalisées. Je suis toujours à l'écoute de ce que les gens ont à me dire, ici au Parlement mais également en Bulgarie, au sein de notre parti notamment.

Donc cela demande un effort, mais ce n'est pas impossible.

Touteleurope.fr : Avez-vous l'impression d'avoir changée depuis un an, depuis votre arrivée au Parlement ?

M.N. : Si il y a eu un changement c'est que je suis plus que convaincue que c'est grâce à l'Europe que l'on pourra faire avancer les choses.

Touteleurope.fr : Si c’était à refaire, vous vous représenteriez aux élections européennes ?

M.N. : Je reste convaincue. Cela faisait plus d'une dizaine d'année que je rêvais d'entrer au Parlement, de travailler pour cette institution, d'avoir la possibilité d'influencer les lois européennes et la vie de tous les citoyens. Donc si c'était à refaire, oui, je le referais !


 

Propos recueillis le 16 juin 2010