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Mal informés sur les fonds européens, les Français sont conscients de leur impact sur les régions

Actualité 12.06.2008

Chaque année, les fonds européens cofinancent un grand nombre de projets : entre 2000 et 2006, l'UE a contribué, pour plus de 20 milliards d’euros, à plus de 250 000 actions en France. Pour mieux évaluer la notoriété de ces fonds auprès des citoyens, la DIACT a commandé une enquête à l'institut IPSOS, en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la pêche, le secrétariat d’État à l’Outre-mer et le ministère de l’Économie, de l’industrie et de l’emploi . Cette étude est réalisée au moment où démarrent les programmes européens de la période 2007-2013.  


Près de la moitié des personnes interrogées pensent que l'appartenance de la France à l'UE a eu plus d'avantages que d'inconvénients pour leur région. A contrario, la plupart des sondés pensent qu'être membre de l'UE a plus d'inconvénients que d'avantages pour le pays en général. L'appartenance à l'UE est perçue beaucoup plus positivement dans les départements et régions d'outre mer.

Plus les personnes sont informées sur les fonds européens, plus elles trouvent que l'appartenance à l'Union est avantageuse pour leur région. En effet, seuls 33 % des personnes qui se sentent mal informés sur les fonds européens trouvent que l'adhésion de la France à l'UE est une bonne chose pour leur région.

Près de 8 personnes sur 10 considèrent qu'elles sont mal informées sur les aides financières apportées par l'Union européenne en France et dans leur région. Seulement 3 % se déclarent très bien informées en la matière. La même question, axée cette fois sur les actions et non sur les fonds européens, enregistre une réponse comparable, puisque 60 % des personnes se disent mal informées des actions soutenues par l'UE en France et 79 % pour ces actions dans leur propre région.

Le FSE : instrument le mieux identifié… même si la plupart des Français méconnaissent le rôle de l'UE en matière sociale

Pour chacun des domaines suivants, plus de 7 personnes interrogées sur 10 pensent que l'UE intervient financièrement en France : l'environnement et le développement durable, l'agriculture, le développement économique et la recherche et l'innovation. En revanche, l'action de l'Europe sur le plan social est moins connue : seulement 33 % des sondés pensent que l'UE finance des actions en matière d'insertion sociale et professionnelle. Les proportions sont à peu près équivalentes lorsqu'il s'agit d'évaluer l'intervention financière européenne dans les régions. Les mêmes domaines apparaissent en tête de liste.

Le fonds européen qui semble le mieux identifié par les personnes interrogées est le Fonds social européen (35 % disent connaître son nom).  A l'opposé, l'IFOP, l'instrument financier d'orientation de la pêche, est méconnu de 90 % des personnes interrogées sur le sujet. Au total, 55 % des gens connaissent au moins un fonds européen.

8 personnes sur 10 savent que les régions peuvent bénéficier des fonds européens. 65 % d'entre elles pensent que les entreprises ont la possibilité de recevoir des financements européens. Ce pourcentage tombe en dessous des 50 % lorsqu'il s'agit des associations.

Parmi les personnes qui connaissent le nom d'au moins un des fonds européens, 78 % pensent que leur région a déjà bénéficié, une ou plusieurs fois, de l'un ou de plusieurs fonds européens. En revanche, 7 personnes sur 10 pensent qu'elles ne bénéficient pas personnellement d'actions financées par l'Union dans leur région.  

Etude réalisée du 18 février au 1er mars 2008 par téléphone auprès d'un échantillon de 5 211 personnes, composé selon la méthode des quotas, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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