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Les Journées olympiques : un avant-goût de Paris 2024

Actualité 28.06.2017

Les 24 et 25 juin, Paris s’est transformé en un grand terrain de jeu à l’occasion des Journées olympiques, destinées à promouvoir la candidature parisienne à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024. Selon la mairie de Paris, plus d’un million de personnes ont pu assister à la démonstration de 33 disciplines olympiques et paralympiques, avec les Invalides ou la Tour Eiffel en toiles de fond. Et en point d’orgue, la présence remarquée samedi du président de la République, Emmanuel Macron.

Paris 2024

 

Par Julian JAPPERT, Directeur du Think tank Sport et Citoyenneté

 

"Fêter le sport et l’Olympisme, et montrer les forces du projet parisien : tel était l’objectif des journées olympiques organisées ce week-end, deux ans tout juste après que la capitale française ait officialisé sa candidature pour l’édition 2024. Un projet "porté par tout un pays" dixit Emmanuel Macron, qui a insisté sur la mobilisation de l’ensemble des acteurs lors de son passage sur le plateau de France Télévisions.


Le 6 juin, le Comité Paris 2024 a reçu à Bruxelles les soutiens officiels du Président du Parlement Européen,
Antonio Tajani, ainsi que de l’intergroupe "Sport" du Parlement Européen par les voix des co-Présidents Marc Tarabella et Santiago  Fisas.

En effet, le projet a été nourri dès le début par un processus de concertation, auquel notre Think tank a eu le privilège de participer, dans le but de construire un projet durable et responsable, qui accompagnera les populations et les territoires impactés par l’organisation des Jeux. Nous ne cessons de rappeler que l’héritage est désormais un point essentiel de toute candidature, et que cet événement doit être pensé et inscrit au cœur d’un projet territorial (le Grand Paris) et plus globalement d’un projet de société pour notre pays.

Force est de constater que le projet parisien s’inscrit dans cette démarche. Il laissera un héritage tangible, avec la livraison d’infrastructures sportives (un centre aquatique aujourd’hui nécessaire en Ile-de-France, ainsi qu’une nouvelle Arena), mais aussi non sportives, permettant l’accélération du projet du Grand Paris. Le projet prévoit par exemple de transformer le Village olympique et le centre des médias en logements, sur un territoire, la Seine-Saint-Denis, particulièrement carencé en la matière. Aujourd’hui, l’impact économique et en termes d’emplois est largement documenté, même si la prudence doit rester de mise. A nous – société civile, pouvoirs publics, médias – de rester vigilants afin que les engagements pris soient respectés en cas de vote favorable le 13 septembre prochain.

Un autre point essentiel du projet de Paris 2024 concerne l’héritage intangible du projet. Emmanuel Macron parlait ce week-end de "fierté", "d’optimisme". D’une "envie d’aller de l’avant", "d’embrasser l’avenir". Des mots qui sont au cœur du projet de candidature et qui doivent (devront ?) conduire ses actions futures, mais que nous devons aussi nous tous nous approprier. Nous devons faire de Paris 2024 un laboratoire géant d’innovations, en matière économique, sociale, environnementale… Une série d’engagements dans le domaine de l’accessibilité, de la santé par le sport, de la mixité, de l’éducation, de l’environnement, de la citoyenneté et de l’engagement, notamment auprès des jeunes, a été formulée. A nous de continuer de nourrir ces réflexions, et de veiller à leur mise en œuvre effective.

Enfin, le président de la République parlait samedi d’un projet qui doit nous rendre "fier d’être Français mais aussi d’être Européen", et c’est désormais un point essentiel de cette candidature. De nombreux chefs d’État et de gouvernement ont marqué leur soutien à la vision et au projet présenté par la France, que ce soit lors d’une récente session du Conseil de l’UE ou du Parlement européen.

Paris 2024 a le soutien de l’Europe, car ce projet est en phase avec l’agenda politique des institutions européennes et de la vision sociétale qu’elles promeuvent. Nous sommes fiers d’avoir milité pour que les institutions européennes reçoivent le comité de candidature et modestement contribué à donner une dimension européenne à ce projet d’envergure".