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Les Français intéressés par le "non" irlandais et partagés sur ce vote

Actualité 20.06.2008

Trois ans après le référendum français sur le traité constitutionnel, à dix jours du début de la Présidence française de l'Union européenne, un Français sur trois considère que le non irlandais au traité de Lisbonne est l'événement politique le plus marquant de la semaine. Le référendum a relégué la réforme de la politique de la Défense défendue par Nicolas Sarkozy et les grèves du 17 juin au second plan, selon le baromètre OpinionWay pour Le Figaro et LCI.

Interrogées sur les événements dont elles ont le plus parlé cette semaine avec leur entourage, les personnes sondées donnent tout de même une légère avance à la défaite de l'équipe de France lors de l'Euro 2008. 65 % des Français ont discuté de l'élimination des Bleus du Championnat d'Europe, 63 % ayant évoqué le rejet du traité de Lisbonne en Irlande.  

37 % des personnes sondées se déclarent satisfaites du rejet du nouveau traité européen par les électeurs irlandais, contre 33 % de mécontents. Le dernier tiers (30 %) est indifférent à ce résultat. Les personnes interrogées les plus satisfaites sont les électeurs de la gauche non socialiste (65 %) et celles qui ont voté pour Jean-Marie Le Pen (59 %) au premier tour de l'élection présidentielle en 2007. A l'opposé, 54 % des personnes qui ont voté pour Nicolas Sarkozy au premier tour déplorent le refus irlandais.

Il existe une forte corrélation entre le vote lors du référendum de 2005 et la perception du rejet par les Irlandais du traité de Lisbonne. Alors que 66 % des personnes qui ont voté oui en 2005 sont mécontentes du "non" irlandais, 63 % de celles qui avaient rejeté le traité constitutionnel sont satisfaites de ce qui s'est passé en Irlande. Le clivage révélé il y a trois ans est donc loin d'être résorbé.

Les Français sont tout aussi partagés sur la suite à donner au processus de ratification du traité de Lisbonne. 37 % d'entre eux pensent qu'il faut "stopper le processus". 38 % affirment que celui-ci doit se poursuivre.

Environ six personnes interrogées sur dix pensent que le rejet du traité de Lisbonne par les Irlandais "rend service aux Français car ils n'ont pas pu s'exprimer par référendum sur ce traité" (une proposition qui s'élève à neuf personnes sur dix chez les personnes ayant voté non en 2005) et que ce rejet "permettra de construire une Europe qui réponde plus aux attentes des citoyens".

La moitié des Français croit que la situation en Irlande aura des conséquences graves sur l'avenir de la construction européenne. Cette proportion atteint près de 70 % parmi les personnes qui avaient voté oui pour le référendum de 2005.

Étude réalisée en ligne les 18 et 19 juin 2008, auprès d’un échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

En savoir plus :

Voir les résultats complets de l'étude (pdf)