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Les Européens et la recherche médicale et sanitaire

Actualité 18.09.2007

La Commission européenne a publié hier un sondage Eurobaromètre sur la recherche médicale et sanitaire, un thème qui concerne au premier chef la santé des citoyens européens et figure à l'agenda de l'Union européenne dans le cadre de la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l'emploi.

Cette enquête menée en juillet 2006 avait pour objectif de mesurer le niveau d'information des Européens sur la participation de l'UE aux programmes de recherche dans ces domaines et, plus globalement, d'identifier leur sensibilité à ces thématiques.

Un intérêt manifeste des Européens pour la recherche médicale et sanitaire

Appelées à se prononcer sur l'intérêt qu'ils portent à toute une liste des sujets, les personnes interrogées placent la recherche médicale et sanitaire au deuxième rang (71 %), juste derrière l'environnement (84 %) et devant les questions économiques et sociales (68 %). Dans l'ensemble, cet intérêt est plus manifeste dans les anciens Etats membres de l'UE que dans les nouveaux, les Français figurant parmi les plus intéressés par le sujet (85 %). Les sondeurs expliquent ce résultat par le fait que les nouveaux pays membres comptent une population moins âgée, relativement moins éduquée, et moins souvent confrontée, personnellement ou dans leur entourage, à des maladies graves.

Un intérêt avant tout pragmatique

L'intérêt manifesté pour la recherche médicale est avant tout pragmatique : la grande majorité des personnes interrogées déclarent s'intéresser surtout à ses résultats, c'est-à-dire aux nouvelles découvertes, plutôt qu'au lancement des programmes, au déroulement des recherches, ou aux questions d'éthique. Les sondeurs en concluent que la meilleure façon de communiquer sur les Européens à la recherche médicale et sanitaire est de se concentrer sur ses résultats concrets.

52 % des personnes interrogées savent qu'il est possible pour les biologistes et pour les chercheurs en médecine de travailler sur des projets communs avec d'autres chercheurs européens. 44 % connaissent l'existence de programmes et financements européens dans ces domaines. Ces chiffres sont plus élevés dans les anciens pays membres, où l'intérêt pour le sujet est plus grand.

 

Eurobaromètre spécial 265 - vague 66.3

Cette étude a été réalisée à la demande de la DG Recherche de la Commission européenne, entre le 7 juin et le 12 juillet 2006, auprès de 24 796 personnes dans les 25 Etats membres de l'UE, ainsi qu'en Bulgarie et en Roumanie. Elle a également été menée en Croatie et en Turquie, entre le 17 novembre et le 19 décembre 2006.