Derniers articles publiés

Les enjeux du quotidien 2006 - vague 2: les Français et l'Europe

Actualité 20.06.2006

L’Europe reste une notion "lointaine" pour les Français.

Interrogés sur leur identité, les répondants déclarent majoritairement se sentir avant tout Français (53%), 26% seulement se déclarant avant tout Européens - un indice assez faible si l’on observe que 23% des Français se disent "citoyens du monde", et que 26% s’identifient plutôt à leur quartier.

Les Français sont partagés sur l’information dont ils disposent sur l’Union européenne et son fonctionnement. 52% des personnes interrogées se considèrent en effet mal informées sur les questions européennes (dont 13% "très mal informées"), et 47% bien informées.

Une nette majorité de Français reste toutefois très favorable à la construction européenne : 44% des personnes interrogées se disent "enthousiastes" lorsqu’ils pensent à la construction européenne – et 38% "favorables". Seuls 8% des répondants s’avouent sceptiques et 7% franchement "opposés" à la construction européenne.

Les Français restent partagés sur le Traité constitutionnel européen, qu’ils ont rejeté un an plus tôt par référendum : "avec le recul", 47% des personnes interrogées se disent insatisfaites de l’issue du vote, contre 46% s’en disant satisfaites. Une nette majorité des personnes interrogées (64%) apparaît toutefois d’avis que le rejet du Traité constitutionnel a "plutôt affaibli la France en Europe".

A partir des résultats de cette étude, TNS Sofres établit une typologie distinguant six sensibilités distinctes aux enjeux de la construction européenne. Parmi ces dernières, deux "familles" se détachent particulièrement nettement :

  • les "Favorables" (21%), qui soutiennent la construction européenne et apparaissent très déçus du résultat du référendum. Pour eux, le rejet du Traité constitutionnel a affaibli la place de la France en Europe. Ils s’estiment assez bien informés au sujet de l’Union européenne ;
  • les " Sceptiques" (26%) qui, sans être opposés à la construction européenne, n’y "croient pas". Ils se considèrent majoritairement mal informés sur l’Union européenne, et ont le plus souvent voté "non" ou blanc au référendum sur le Traité constitutionnel. Ils paraissent assez satisfaits du rejet du TCE, et considèrent que ce dernier n’a ni affaibli, ni renforcé la position de la France en Europe. Le profil socio-démographique de ce groupe fait ressortir une forte proportion d’actifs âgés de 25 à 49 ans, appartenant à des catégories sociales modestes.