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Les commissaires européens (2010 - 2014)

Synthèse 24.01.2014

Les 28 commissaires, un par État membre de l'UE, assument la responsabilité politique de la Commission au cours d'un mandat de cinq ans. Le président charge chaque commissaire d'un ou de plusieurs domaines politiques spécifiques. L'ancien président de la Commission européenne était M. José Manuel Barroso, qui a entamé son deuxième mandat en février 2010.

 

Avec le traité de Lisbonne, entré en application en décembre 2009, le choix du prochain président de la Commission européenne a tenu compte du résultat des élections européennes de mai 2014.

 

Depuis le 1er juillet 2013, le Croate Neven Mimica est le commissaire européen chargé de la Protection des consommateurs.

Commissaires européens

Commissaires européens - Crédits : Commission européenne


José Manuel Barroso (Président de la Commission européenne)



José Manuel Barroso (Portugal)

Voir sa biographie


José Manuel Barroso a été nommé en juin 2009, par le Conseil européen à l'unanimité, pour un second mandat à la tête de la Commission européenne. Le Parlement européen a approuvé sa nomination à la majorité absolue, en septembre 2009.

 

 

 

 

Catherine Ashton (Vice-présidente de la Commission européenne, Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité)

Catherine Aston (c) Commission européenne

Catherine Ashton
  (Royaume-Uni)

Voir sa biographie

 

Parcours

Catherine Ashton est devenue membre de la Commission européenne en 2008, où elle a remplacé le commissaire britannique au commerce Peter Mandelson. En devenant la première femme britannique commissaire, elle commence sa carrière internationale.

Après avoir été présidente du Service de santé publique du comté d'Hertfordshire et vice-présidente du Conseil national des familles monoparentales à partir de 1998, Catherine Ashton commence sa carrière politique en 2001 comme secrétaire d'Etat à l'Education et la formation. Elle passe au département des Affaires constitutionnelles en 2004 et enfin au ministère de la Justice en 2007. Peu après, elle est nommée au cabinet de Gordon Brown comme Chef de file du parti travailliste britannique en 2007.

Catherine Ashton est faite paire à vie du royaume en 1999 comme Baronne d'Upholland, du nom de la petite ville où elle est née, et siège ainsi à la chambre des Lords.

Engagement européen

Trésorière de la Campagne pour le désarmement nucléaire (CND) au début des années 1980, la question de savoir si elle avait perçu ou non des fonds de pays communistes ne l'a finalement pas empêchée d'accéder au poste.

En tant que commissaire, elle s'est dite à la fois " favorable au libre-échange" et "soucieuse de conserver le modèle social européen ". On lui reconnait un rôle "actif" et "essentiel" à la Chambre des Lords pour avoir fait adopter le nouveau Traité de Lisbonne en Grande-Bretagne.

 

László Andor (Emploi, affaires sociales, intégration)



László Andor (Hongrie)

Parcours

 

László Andor a fait la première partie de ses études à l’Université des sciences économiques de Budapest jusqu'en 1989. Il obtient une maîtrise d'économie en 1993 à Manchester après un séjour à l’Université George Washington. Après avoir travaillé pendant deux ans au sein de l’Institut de recherches sociétales et économiques des syndicats, il devient rédacteur en chef de la revue trimestrielle Eszmélet (Conscience), une revue trimestrielle de critique sociale et de culture.

Expert de la commission parlementaire du budget et des finances de l'Assemblée hongroise en 1998 et 1999, il devient chercheur à l’Institut hongrois de sciences politiques entre 2002 et 2005. Conseiller auprès du cabinet du Premier ministre hongrois en 2003, il est nommé vice-président de la section économique du parti socialiste MSZP. En 2004 et 2005, il rejoint l'institut Kopint-Datorg spécialisé en recherche économique.

Engagement européen

Le Premier Ministre le délègue à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) de 2005 à 2010, où il représente notamment les intérêts de la République tchèque, de la Slovaquie, de la Croatie et de la Hongrie.

Mandat européen

Il a participé à plusieurs études économiques internationales portant sur la transition des PECO dans les années 1990 et a publié plusieurs ouvrages sur le processus d’intégration de la Hongrie à la Communauté européenne. Ses compétences sur les questions de transition économique et de développement régional sont reconnues dans le monde entier.

Son manque d’expériences dans les organisations internationales lui a été souvent reproché par la droite hongroise. Cette dernière contestait également M. Andor en raison de ses déclarations condamnant l'intervention de l'Otan en Irak. Enfin, certains journaux hongrois lui reprochaient d’avoir été membre de la Jeunesse Communiste et d'avoir eu des opinions néo-marxistes.

Programme

"Je suis déterminé à faire de mon mieux pour stopper la hausse du chômage et pour aider les chômeurs à retrouver du travail, afin de prévenir l’augmentation de la pauvreté et de l’exclusion", écrivait Laszlo Andor dans ses réponses au Parlement européen. Il s'agit selon lui de "la plus haute priorité".

 

Joaquin Almunia (Concurrence)



Joaquin Almunia (Espagne)

Parcours

Diplômé en droit et en sciences économiques en Espagne, à Paris et à Harvard, Joaquin Almunia adhère très jeune au parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), au sein duquel il participe à la préparation du programme économique de Felipe Gonzales. En 1979, il est élu député de Madrid et sera réélu pendant 25 ans jusqu'aux législatives de 2004.

En 1982, à l'âge de 34 ans, il entre au premier gouvernement de Gonzales comme ministre du Travail et de la Sécurité sociale puis des Administrations publiques.

Après avoir été porte-parole du groupe parlementaire, il devient secrétaire général du PSOE à partir de 1997. En 2000, candidat socialiste à la présidence du gouvernement, il perd les élections réalisant le plus mauvais score du PSOE depuis le retour de la démocratie, d'où sa démission "irrévocable" du  secrétariat général du PSOE, le soir même du scrutin.

En 2002, il fonde le think tank progressiste Laboratorio de Alternativas.

Engagement européen

Engagé en politique depuis son plus jeune âge, il a participé au processus d'adhésion de l'Espagne à l'UE. Il arrive à Bruxelles en 2004 au poste de commissaire en charge des affaires économiques et monétaires.

De ce mandat sous Barroso I, on retient sa défense stricte du Pacte de stabilité et sa chasse impitoyable aux déficits excessifs. Cet homme consciencieux n'hésite pas à bousculer les grands Etats membres. C'est le cas notamment avec la France, à qui il a donné l'ultimatum de 2013 pour ramener son déficit en dessous de 3 %, objectif intenable selon la France.

Lors de son dernier mandat, il a notamment participé à la rédaction du Plan économique de relance et aux réformes des régulations du système bancaire et financier. Il a participé activement aux négociations du G20, insistant à chaque fois pour avoir une voie unique européenne dans ces organisations internationales.

Son mandat

Dans les réponses faites aux députés européens, Joaquín Almunia indique que la politique de la concurrence doit bénéficier à la fois aux consommateurs, aux entreprises et à la société dans son ensemble. Il a également spécifié que dans le cadre de cette fonction, il n'hésiterait pas non plus à sanctionner les Etats qui auraient des comportements illégaux.

Enfin, selon lui la crise a montré qu'il devenait nécessaire de réformer la procédure des aides d'Etat (modernisation des enquêtes, accélération de la procédure).

 

Michel Barnier (Marché intérieur et services)



Michel Barnier (France)

Parcours

Diplômé de l'Ecole Supérieure de Commerce de Paris, Michel Barnier a été conseiller général puis président du conseil général de Savoie jusqu'en 1999. Après plusieurs expériences ministérielles (environnement de 1993 à 1995, aux affaires européennes de 1995 à 1997), il devient sénateur de Savoie de 1997 à 1999.

En 1999, il devient commissaire européen chargé de la politique régionale et des réformes institutionnelles, puis réintègre le gouvernement français en 2004 en tant que Ministre des Affaires étrangères, conseiller d'Etat puis Ministre de l'Agriculture et de la Pêche jusqu'en 2009.

Engagement européen

Elu député européen le 7 juin 2009, il a présidé la délégation française du Parti populaire européen et a été le vice-président de ce parti. Son expérience européenne débute lors de sa nomination comme Ministre délégué aux affaires européennes.

Son engagement sera réaffirmé lors de sa nomination comme commissaire en 1999. En 2006, il devient conseiller spécial du Président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso. Il présentera un rapport proposant la création d'une force européenne de protection civile : Europe Aid.

Son mandat

Son expérience des affaires européennes remonte au début de sa carrière politique et a constitué le fondement de toutes ses fonctions officielles depuis 15 ans. Ainsi, après avoir été Ministre de l'environnement et Ministre délégué aux affaires européennes en 1995, également en charge de la négociation du traité d'Amsterdam, il a occupé la présidence de la délégation des Affaires européennes au Sénat en France avant d'intégrer la Commission de Romano Prodi au poste de Commissaire en charge de la politique régionale.

D'après les conservateurs britanniques, la position du gouvernement français sur la question de la régulation des marchés financiers aurait pu limiter sa marge de manœuvre et compromettre son impartialité. En effet, la question d'exclure ou non les services financiers de son portefeuille a fait débat à l'occasion de la sa nomination.

 

Tonio Borg (Santé et protection des consommateurs)



Tonio Borg (Malte)

Parcours

Tonio Borg a occupé de nombreuses fonctions au sein du gouvernement maltais. Il obtient en 1979 le diplôme de docteur en droit à l'Université de Malte. De 1980 à 1995, il travaille dans un cabinet juridique en tant qu'avocat spécialiste des droits de l'homme et sera membre du comité européen contre la peine de mort de 1990 à 1995. Il dirige de 1987 à 1992 la Mid-Med Bank Ltd.

Sa carrière politique débute au début des années 80. Vice-président du Parti nationaliste, Tonio Borg est nommé le 23 mars 2004 vice-premier ministre de Malte jusqu'au 28 novembre 2012. Il est également ministre des Affaires étrangères du 12 mars 2008 au 28 novembre 2012.

Il est ministre de l'Intérieur d'avril 1995 à octobre 1996 et du 8 septembre 1998 au 12 mars 2008. Il devient ministre de la Justice en avril 2003 jusqu'au 12 mars 2008.

Engagement européen

C'est lors de la préparation de son pays à l'entrée dans l'UE que Tonio Borg démarre sa carrière européenne. Il s'occupera notamment des relations entre le parlement maltais et le Parlement européen.

Il fut également responsable de l'intégration de l'acquis communautaire dans le domaine de la justice et des affaires intérieures dans le droit maltais.

Son mandat européen

A la suite de la démission de son compatriote John Dalli, contraint à la démission pour des soupçons de trafic d’influence (finalement remis en cause), Tonio Borg devient le 28 novembre 2012 commissaire européen à la Santé et à la politique des consommateurs. Sa nomination est approuvée par 386 voix contre 281, en dépit de l’inquiétude exprimée par certains eurodéputés concernant les positions anti-avortement qu’il a exprimées dans le passé et certaines de ses déclarations jugées homophobes.

 

Dacian Ciolos (Agriculture et développement rural)



Dacian Ciolos (Roumanie)

Parcours

Diplômé en ingénierie agronome en Roumanie et en France, Dacian Cioloş mène au début de sa carrière des projets de développement rural en Roumanie, puis devient en 2005 conseiller du ministre roumain de l'agriculture et porte-parole de la Roumanie au sein du comité spécial Agriculture du Conseil de l'Union européenne.

C'est en 2007, date d'entrée de la Roumanie dans l'UE, que Dacian Cioloş devient secrétaire d'Etat délégué aux Affaires Européennes au sein du Ministère de l'Agriculture roumain, puis lui-même ministre roumain de l'agriculture et du développement rural, et enfin chef de la commission présidentielle chargée des politiques publiques de développement de l'agriculture de Roumanie de 2009 à 2010.

Dacian Ciolos est aussi membre du think tank "Groupe de Bruges", sur l'agriculture européenne et le développement rural.

Engagement européen

Après avoir connu les années Ceaucescu, l’avènement de la démocratie dans son pays est pour Dacian Cioloş une leçon d’Europe.

C'est à 28 ans qu'il fait son entrée dans l'arène bruxelloise en tant que stagiaire à la DG Agriculture et Développement rural de la Commission européenne, alors que la Roumanie n'est pas encore un Etat membre.

Entre 2002 et 2003, il est responsable de l'exécution du programme SAPARD, aide communautaire à l'agriculture et au développement rural destinée aux pays candidats d'Europe centrale et orientale (PECO) pendant le processus de préadhésion. Dacian Cioloş avait notamment à gérer le soutien financier accordé par l'UE  pour la mise en œuvre de l'acquis communautaire en matière de politique agricole commune.

Il exerce ensuite la fonction de conseiller du Ministre de l'Agriculture roumain et porte parole de la Roumanie devant les commissions spéciales du Conseil de l'Union européenne.

Le mandat de Commissaire à l'Agriculture et développement

Son expertise avérée, la vocation agricole de son pays et l'engagement européen de longue date (avant même l'entrée de la Roumanie dans l'UE) de M. Cioloş le conduisent à ce poste. Sa nomination a été saluée très positivement par la France. Le nouveau commissaire, qui a fait une partie de ses études supérieures à Rennes puis à Montpellier, est l'un des rares membres de la Commission qui maîtrise mieux la langue française que celle de Shakespeare, et parle de la France comme de son "pays d'adoption" (sa femme en particulier est française).

 

Siim Kallas (Transports)



Siim Kallas
(Estonie)

Après avoir occupé de 2004 2010, le poste de vice-président responsable de l'administration, de l'audit et de la lutte antifraude, Siim Kallas est passé aux transports.

Parcours

En 1972, Siim Kallas a obtenu son diplôme en finance et crédit à l'Université de Tartu en Estonie. De 1975 à 1979, il dirige le ministère des finances de la République socialiste soviétique d'Estonie, puis devient de 1979 à 1986 directeur du Conseil central estonien des caisses d’épargne. Rédacteur adjoint du quotidien estonien "Rahva Hääl" de 1986 à 1989, il occupe le poste de président de la Fédération estonienne des syndicats de 1989 à 1991, puis nommé président de la Banque centrale d’Estonie, au sein de laquelle il est l’un des principaux architectes de la réforme monétaire estonienne.

Il quitte cette fonction en 1995 pour revenir à la politique. Il est ainsi plusieurs fois ministre (Affaires étrangères en 1995 et 1996, Finances de 1999 à 2002) mais aussi député (1995-1999 puis 2003-2004). Le sommet de sa carrière est son accession au poste de premier ministre en 2002 et 2003. Il intègre la Commission européenne en 2004 en tant que commissaire chargé de l'administration, de l'audit et de la lutte antifraude.

Engagement européen

Arrivé à la Commission européenne en 2004 en tant que vice président chargé tout d'abord des affaires économiques et monétaires, Siim Kallas ne s'est pas contenté "d'expédier les affaires courantes" lors de son mandat. Il a ainsi fait preuve de volontarisme. Une gestion rigoureuse a valu décharge budgétaire du Parlement à la Commission pour la précédente mandature et un nouveau quartier européen le long de la rue de la Loi a été planifié afin de créer une présence symbolique forte, avec des espaces publics, des transports en commun et des bâtiments de haute qualité environnementale.

De plus, le registre public en ligne permettant aux représentants d'intérêts d'être identifiés et identifiables a été lancé en 2008. Siim Kallas est reconduit en 2010 pour un nouveau mandat comme vice-président.

Son mandat

S'appuyant sur son bilan, Siim Kallas a été choisi par son pays pour un nouveau mandat à la Commission européenne. Il a mis en place une nouvelle approche de trois politiques distinctes (Administration, Audit et Anti-fraude).

Pour sa nouvelle mandature, Siim Kallas s'est donné pour priorité de limiter le réchauffement climatique dans les transports. De plus, il a cherché à garantir et renforcer les droits des passagers et des travailleurs lors de leurs déplacements. Enfin, Siim Kallas a souhaité renforcer les structures et infrastructures afin de faciliter les déplacements.

 

Neelie Kroes (Agenda numérique)



Neelie Kroes (Pays-Bas)

Après un premier mandat sous la Commission Barroso I à la politique de la concurrence, Neelie Kroes a été nommée au poste de Vice-présidente chargée de l'Agenda numérique.

Parcours

Economiste de formation, Neelie Kroes commence par une carrière universitaire à l'université Erasmus de Rotterdam, qui la conduit à obtenir la présidence de l'Université de Nyenrode aux Pays Bas, qu'elle occupera de 1991 à 2000.

Elle décrochera par la suite quelques postes de conseillère dans des sociétés internationale, dont Lucent, Volvo ou encore Thales. En parallèle, elle mène une carrière politique depuis les années 70. De conseillère municipale à député nationale, elle devient Ministre déléguée aux Transports, Travaux Publics et Télécommunications à l'âge de 46 ans. On l'a trouvée à plusieurs reprises dans le célèbre classement du magazine Forbes parmi les femmes les plus puissantes du monde.

Engagement européen

Sa première expérience européenne remonte au début des années 1990. Elle est effectivement conseillère du commissaire européen aux Transports entre 1989 et 1991. Mais c'est en 2004 qu'elle devient à son tour commissaire, au poste convoité de la concurrence. Son dernier mandat a été notamment marqué par la condamnation d'Intel (1,06 milliard d'euros), de Microsoft (899 millions de dollars) et d'Oracle. Son gouvernement a pourtant hésité à la présenter en 2009 au poste de commissaire, considérant qu'elle ne pouvait pas obtenir de poste plus haut que le sortant. Parfois surnommée la "Dame de Fer" de  Bruxelles, Neelie Kroes a reçu la décoration de grand officier de la Légion d'honneur dans les années 80 par la France, mais l'Allemagne et les Pays-Bas l'ont également décorée.

Son mandat

Son travail est reconnu, elle a déjà une expérience du métier de Commissaire et elle connaît déjà quelques acteurs IT. En France, l'Acsel, Association de l'Economie Numérique, s'est même félicitée officiellement d'une telle nomination. 

Dans le cadre de sa nouvelle fonction de commissaire de l'UE en charge de la stratégie numérique, Neelie Kroes a insisté sur le déploiement de l'internet rapide dans l'ensemble de l'Union européenne. Autre priorité : que les Européens puissent plus aisément effectuer des achats sur des sites étrangers. Elle souhaitait aussi rendre la toile plus sûre. Enfin, elle aspirait à davantage de support en matière de recherche et d'innovation sur les techonologies de l'innovation et de la communication.

 

Karel De Gucht (Commerce)



Karel De Gucht (Belgique)

Nommé Commissaire au Commerce en novembre 2009, Karel De Gucht était en charge du développement et à l'aide humanitaire depuis juillet 2009.

Parcours

Homme politique ayant commencé sa carrière comme président de l'Association flamande des Etudiants libéraux de Bruxelles en 1974, il devient sénateur belge vingt ans plus tard, en 1994, après plusieurs mandats au Parlement européen de 1980 à 1994.

Le 18 juillet 2004, il est nommé ministre des Affaires étrangères en remplacement du libéral francophone Louis Michel. Il sera confirmé dans cette fonction au sein du gouvernement Verhofstadt III, et est reconduit dans le gouvernement Leterme à partir du 20 mars 2008.

Engagement européen

Le 15 juillet 2009, Karel De Gucht quitte le gouvernement belge pour remplacer Louis Michel à la Commission européenne. Il s'occupe ensuite du portefeuille Développement et aide humanitaire. Le 26 novembre, il se voit proposer par José Manuel Barroso le poste de commissaire au commerce.

Il reste un homme d'expérience et notamment en matière européenne. Il a en effet été député européen de 1980 à 1994.

 

Máire Geoghegan Quinn (Recherche, innovation et science)



Máire Geoghegan Quinn (Irlande)

Parcours

Institutrice de 1970 à 1975, Máire Geoghegan-Quinn est nommée en 1979 au poste de cabinet du ministre du Gaeltacht, une région irlandaise. Ainsi, elle devient la première femme à détenir un poste en cabinet depuis la fondation de l'État en 1922, bien que la comtesse Markiewicz ait été ministre du Travail en 1919. En 1982, elle est nommée pour quelques mois ministre d'État à l'Éducation.

Lorsque le Fianna Fáil retourne au pouvoir après les élections législatives de 1987, Máire Geoghegan-Quinn est devenu ministre d'État au Ministère de l'éducation. En 1992, elle est nommée ministre du Tourisme, des Transports et des Communications. En 1993, elle devint ministre de la justice, et met en œuvre une importante réforme sur la dépénalisation de l'homosexualité. En 1997, elle se retire de la vie politique et devient administratrice non exécutif d'Aer Lingus, compagnie aérienne irlandaise.

Engagement européen

En 1999, elle est nommée à la Cour des comptes européenne en remplacement de Barry Desmond, et reconduite en 2006.

Son mandat

Pendant 10 ans, Máire Geoghegan-Quinn a participé à l'examen des comptes de l'Union pour s’assurer de la légalité et de la régularité des recettes et dépenses ainsi que de la bonne gestion financière du budget ce qui lui permet d'avoir une vision de l'ensemble des politiques.

Programme

Une priorité pour Maire Geoghegan-Quinn était d'assurer qu'une stratégie claire soit mise en place à un niveau européen dans les politiques de la recherche, de l'innovation et de la science, afin que les objectifs de l'EU2020 soient réalisés. Elle souhaitait ainsi placer la recherche, l'innovation et la science au cœur des politiques de l'Union Européenne.

 

Janusz Lewandowski (Budget et programmation financière)



Janusz Lewandowski (Pologne)

Parcours et engagement européen

Observateur de 2003 à 2004 avant que la Pologne n’adhère à l’UE puis élu eurodéputé en juin 2004, il se retrouve propulsé à la tête de la commission des budgets (COBU) jusqu'en 2006, suite au partage des postes entre groupes et nationalités du Parlement.

Il ne reste finalement qu’un demi-mandat à ce poste, car la Pologne récupère en 2007 la présidence de la commission des affaires étrangères pour son ancien chef de la diplomatie Jacek Saryusz-Wolski (PPE) et doit du coup renoncer à la tête de la COBU. Il demeurera l’un des vice-présidents de cette commission jusqu’en 2009.

Réélu en juin, il retrouve un siège à la COBU et à la commission des affaires économiques comme suppléant, avant de se voir désigner candidat pour l’équipe Barroso II.

Si les avis diffèrent sur le personnage, beaucoup le reconnaissent comme un homme politique compétent. Il a notamment été rapporteur sur le budget 2008 des autres institutions et connaît bien la matière. Le portefeuille du budget a en effet gagné en importance dans la mandature actuelle, avec les négociations sur la réforme budgétaire pour 2014 - 2020.

Son mandat

Dans ses réponses écrites au Parlement euroépen, M. Lewandowski avait annoncé qu'il prendrait toutes les initiatives nécessaires pour garantir un accord raisonnable sur le budget annuel et pluriannuel de l'UE.

 

Maria Damanaki (Affaires maritimes et pêche)

Mme Damanaki (c) UE

Maria Damanaki (Grèce)

Maria Damanaki est désignée commissaires aux Affaires maritimes et à la pêche. Femme politique ayant milité contre la dictature, Maria Damanaki a la bosse parlementaire mais pas de véritable expérience internationale.

Parcours

Maria Damanaki est diplômée en ingénierie chimique et en sciences politiques. Son engagement politique est définitivement marqué par une adolescence sous la dictature des colonels.

Maria Damanaki est alors une féroce militante contre la dictature. Très active dans les milieux de l'opposition étudiante (1970-1974), elle était une des figures de proue de l'occupation de l'Ecole Polytechnique, évacuée par les chars en 1973. Durant ces trois jours de véritable soulèvement populaire, elle gagne le surnom de "la voix de la révolte", pour son animation de la radio clandestine étudiante.

Emprisonnée par la dictature entre novembre 1973 et juillet 1974, sa jeunesse militante a définitivement marqué son parcours politique.

Elle commence cependant sa vie professionnelle en tant qu'ingénieur dans une industrie d'aluminium. Mais dès 25 ans, elle est élue au Parlement grec, benjamine de la chambre des députés, elle est la plus jeune députée jamais élue. Egalement première femme vice présidente du Parlement en 1986 et en 1990, ainsi qu'à la tête tête d'une formation politique (la Coalition des forces de gauche), elle collectionne ainsi les records politiques.

Peu connue en Europe, elle bénéficie surtout d'une expérience parlementaire significative (plus de 28 ans) dans son pays. Au cours des ces mandats, elle s'est beaucoup engagée pour la défense de l'environnement et le droit des femmes.

Elle a notamment dirigé pendant trois ans la Coalition des forces de gauche et du progrès, Synaspismós (ou Coalition de la Gauche, des Mouvements et de l’Écologie – SYN). Cependant, le SYN remporte seulement 2,94% des voix aux législatives en 1993, score insuffisant pour obtenir un siège au Parlement. Cet échec aura pour effet immédiat la démission de María Damanáki de son poste.

Elle devient chef de l'opposition au Conseil Municipal d'Athènes en 1994. En 2000, elle quitte le SYN pour rejoindre les rangs du PASOK (Parti Socialiste), au sein duquel elle effectue un premier mandat de parlementaire de 2000 à 2003.

En 2004, alors que le PASOK perd les élections, María Damanáki devient responsable de l'Éducation, des Affaires Sociales et de la Culture au sein du parti, avant de devenir Présidente du Comité Affaires Etrangères en 2009.

Engagement européen

En 2003, elle rédige une étude comparative sur les régimes juridiques des pensions alimentaires en Europe qui a servi de base à la nouvelle loi grecque en la matière.

En 2006, elle est rapporteur devant le Conseil de l'Europe d'une recommandation sur les nouvelles drogues.

 

Günther Oettinger (Energie)



Günther Oettinger (Allemagne)

Parcours

Diplômé en droit et en économie de l'Université de Tübingen en 1978, Günther Oettinger devient expert-comptable et conseiller fiscal en 1982.

Il adhère à la Junge Union, mouvement de jeunesse de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), en 1977. Six ans plus tard, il en devient président pour le Bade-Wurtemberg jusqu'en 1989.

En 1984, il est élu au Landtag (parlement régional). Il deviendra en 1991 président du groupe parlementaire régional de la CDU et le restera jusqu'en 2005. Il préside depuis 1999 le comité de la CDU pour la politique des médias.

En 2005, Günther Oettinger est élu par le Landtag Ministre-président de Bade-Wurtemberg, l'un des Länder les plus riches d'Allemagne, et prend la présidence de la fédération de l'Union chrétienne-démocrate dans cette région. Il sera réélu en 2006.

Le 24 octobre 2009, le futur gouvernement d'Angela Merkel annonce la nomination de Günther Oettinger comme prochain commissaire européen pour l'Allemagne en remplacement du social-démocrate Günter Verheugen.

Son mandat

Les Länder allemands étant fortement impliqués dans la mise en œuvre des directives européennes, M. Oettinger a une bonne connaissance des dossiers européens.

 

Johannes Hahn (Politique Régionale)



Johannes Hahn (Politique Régionale)

Johannes Hahn a été désigné commissaire à la Politique Régionale en novembre 2009 pour la mandature de la Commission Barroso II 2009-2014.

Parcours

Docteur en philosophie, Johannes Hahn a occupé des postes administratifs importants dans les industries, notamment à Novomatic AG dont il sera le Président.

Très tôt engagé en politique, il préside à 23 ans la section viennoise des Jeunes du Parti populaire autrichien (ÖVP).

En 1992, il prend le titre de directeur administratif de l'ÖVP de Vienne, dont il devient vice-président puis président en 2005.

Il exerce également quelques mandats électoraux à la municipalité de Vienne, et au sein de son gouvernement régional.

En 2007, il est nommé ministre fédéral de la Science et de la Recherche, qu'il cumule avec celui de ministre de la Justice à partir de 2008.

Son mandat

Pour se défendre de son engagement exclusivement national, M. Hahn a précisé dans ses réponses aux parlementaires qu'il a toujours pensé en européen dans l'exercice de ses fonctions. Il cite par exemple un partenariat européen créé en matière de sciences et de recherche en tant que ministre autrichien, le Groupe Salzbourg, qui vise à améliorer la coopération des pays d'Europe centrale.

Enfin, il a été accusé de fuir une situation chaotique au niveau national. En effet, sa nomination est intervenue alors qu'il était confronté à une fronde des étudiants. Ces derniers réclamant de meilleures conditions d'études s'étaient mobilisés contre la réintroduction de frais d'inscription, dont M. Hahn est un farouche partisan.

Johannes Hahn ne voit pas la politique de cohésion comme une politique exclusivement réservée aux régions défavorisées mais sera sévère sur le contrôle des dépenses des fonds de cohésion, le taux d'erreur dans leurs attributions étant selon lui trop élevé.

 

Štefan Füle (Elargissement et politique européenne de voisinage)



Stefan Füle (République tchèque)

 

Ministre chargé des Affaires européennes, à la fin de la Présidence tchèque du Conseil de l'UE, Stefan Füle a été nommé commissaire à l'Elargissement et à la Politique de voisinage.

Malgré un soutien inconditionnel de José Manuel Barroso et sa nomination par des partis tchèques libéraux et sociaux démocrates, son appartenance au parti communiste dans les années 80 et sa formation diplomatique réalisée en ex-Union Soviétique ont fait polémique lors de sa nomination.

Parcours

M. Füle intègre l'Institut des relations internationales de Moscou pour une durée de cinq ans à partir de 1981.

Par ailleurs, il apprend le français lors d'une université d'été à Perpignan en 1990 et suit des cours à l'Alliance française.

Par la suite, il participe au programme d'études pour le désarmement des Nations Unies (ONU) en tant que premier secrétaire de la représentation permanente de la République fédérale tchèque et slovaque.

Entre 1998 et 2009, il est successivement ambassadeur en Lituanie, au Royaume Uni et auprès de l'OTAN et des fonctions politiques intérieures en tant que vice-ministre de la Défense, enfin ministre chargé des Affaires européennes.

Engagement européen

M. Füle a été ministre chargé des Affaires européennes dans le gouvernement de Jan Fischer, pour la fin de la Présidence européenne de la République tchèque.

Par ailleurs, malgré un président plus que réticent au traité de Lisbonne, M. Füle s'est très fortement et personnellement engagé en faveur de la ratification de son pays.

Son mandat

M. Füle a hérité de la commission à l'Élargissement, dont les compétences ont été étendues à la politique de voisinage. Dans ses réponses aux députés européens, il précisait que la récente entrée de la République tchèque dans l'Union européenne le rendait particulièrement sensible à sa nouvelle fonction.

Il bénéficiait d'une solide expérience internationale. Ses fonctions à l'ONU lui ont fait souligner la nécessité pour la Turquie de reprendre les négociations sous l'égide de l'ONU afin d'obtenir une résolution complète du problème chypriote.

 

Kristalina Georgieva (Coopération internationale, aide humanitaire et réaction aux crises)



Kristalina Georgieva (Bulgarie)

Kristalina Georgieva a été nommée au poste créé, peut de temps avant, de commissaire à la Coopération internationale, à l'aide humanitaire et à la réaction aux crises. Elle remplace Rumiana Jeleva, première candidate bulgare qui a préféré démissionner avant même l'issue du vote suite à une audition difficile devant les eurodéputés (en raison d'irrégularités financières supposées).

Parcours

 

Kristalina Georgieva a étudié l'économie à l'université de Sofia, où elle a ensuite enseigné l'économie politique durant 16 ans. Elle a par la suite exercé le métier de professeur dans diverses universités parmi les plus prestigieuses au monde telles que Yale, Harvard ou encore la London School of Economics.

En 1993, elle entre à la Banque mondiale, tout d'abord au service de la protection de l'environnement et du développement durable, puis au service spécialisé sur les zones d'Asie centrale et de Russie. En 2008, elle devient la première femme d'Europe de l'Est à occuper la vice-présidence de l'organisation.

Peu connue dans son pays natal, son nom est apparu dans la presse bulgare en 2009 lors de son engagement dans la campagne électorale des législatives. Elle avait même été pressentie un temps au poste de Premier ministre de son pays.
 
Durant cette campagne, elle s'est distinguée pour avoir appelé à l'amélioration de l'image de la Bulgarie à l'étranger, et à la lutte toujours plus forte contre la corruption. Le quotidien autrichien Der Standard fait d'elle" la femme qui sauve l'image de la Bulgarie".
 
Cependant, après la nomination de Boïko Borissov comme chef du gouvernement, Kristalina Georgieva est retournée à Washington, jusqu'à l'audition polémique de la première commissaire bulgare désignée, Rumania Jeleva.

Atouts

Kristalina Georgieva a l'entière confiance de son Premier ministre. Elle bénéficie d'une expérience professionnelle indéniable dans le domaine de gestion de crises et de la protection environnementale. Elle a un passé international qu'ont aujourd'hui peu de Bulgares.

Sa connaissance du monde anglo-saxon est appréciable pour celle qui est un des "commissaires-adjoints" de Catherine Asthon, la haute représentante britannique de l’Union pour la politique étrangère et de sécurité .

Mme Georgieva a publié près de 80 articles dans des revues spécialisées sur les thèmes du développement durable et de la politique écologique.

 

Connie Hedegaard (Action pour le climat)



Connie Hedegaard (Danemark)

Connie Hedegaard était commissaire à l'Action pour le climat, après avoir été en charge de la Présidence de la Conférence de Copenhague de 2009 sur le changement climatique.

Parcours

Diplômée de Lettres et d'Histoire, elle entre rapidement dans la politique en devenant à 24 ans l'élue benjamine du Parlement national, et même la plus jeune députée danoise jamais élue. Un succès dû en partie à la publication d'un article mordant de jeunesse : "Etre une conservatrice dans le milieu marxiste qu'est la faculté des Sciences Humaines".

Après ce premier coup d'éclat, elle se réoriente vers le journalisme où elle fait un long passage dans la presse écrite puis la radio.

Elle revient à la politique pour être ministre de l'Environnement en 2004, un poste créé et pensé pour elle par Anders Fogh Rasmussen, puis ministre de l'Energie et du Climat.

Le Danemark accueillant la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique en 2009, son poste est transformé en Ministère responsable de la Conférence de Copenhague.

Elle a été nommée "Cycliste danoise de l'année" notamment parce qu'elle n'utilisait pas la BMW mis à disposition des ministres mais qu'elle rentrait en vélo jusqu'à chez elle, au nord de Copenhague.

Son mandat

Malgré l'échec de la conférence de Copenhague et sa relative responsabilité dans les difficiles négociations internationales (soumise à des pressions de plus en plus fortes par les chefs d’Etat et soupçonnée d'avantager les pays développés, elle a dû passer le relais de la Présidence à son Premier ministre Lars Lokke Rasmussen), son expertise environnementale est indéniable.

 

Cecilia Malmström (Affaires intérieures)



Cecilia Malmström (Suède)

Après avoir assumée la fonction de Ministre des Affaires européennes sous la Présidence suédoise de l'UE, Cecilia Malmström a été désignée Commissaire aux Affaires intérieures en novembre 2009.

Parcours

Suédoise, Cecilia Malmström a grandi et étudié en Suède et en France, puis vécu en Espagne.

Elle suit un parcours professionnel atypique. Diplômée de sciences politiques, elle exerce le métier de traductrice à Paris, Stuttgart et Barcelone au sein de la société SKF, puis s'oriente vers le métier d'infirmière  psychiatrique tout en enseignant les études sociales dans le secondaire.

Elle devient également  magistrate non professionnelle au tribunal de première instance de Göteborg.

Elle retrouve le corps professoral en 1998 en Sciences politiques à l'Université de Göteborg.

Elue députée européenne en 1999 et réélue en 2004, elle quitte le Parlement européen en 2006 pour le poste de Ministre des affaires européennes du gouvernement suédois, qu'elle occupe jusqu'à la fin de la Présidence suédoise de l'Union européenne. Elle est alors chargée de la préparation et de la coordination de la présidence suédoise de l'UE.

Parallèlement, elle s'implique dans la vie politique de son pays. A partir de 1994, elle est vice-présidente de la commission municipale de l'immigration de la ville de Göteborg et devient  membre du conseil régional de Västra Götaland de 1998 à 2001. Elle intègre le bureau du Conseil national du Parti libéral suédois en 2001, pour accéder à sa vice-présidence en 2007.

Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles sur le régionalisme européen, la politique européenne, la politique espagnole, le terrorisme et l'immigration.

Engagement européen

Fort connue dans le milieu européen, Cecilia Malmström a fait initialement partie des personnalités actives qui ont fait campagne pour le "oui" lors du référendum organisé en Suède au sujet de l'adhésion à l'UE en 1994. Elle est élue au Parlement européen de 1999 à 2006.

Très impliquée dans la Présidence suédoise de l'UE, elle avait créée à l'occasion un blog spécial très suivi.

Lors de la nomination des hauts postes de l'UE en novembre 2009, elle a appelé à la nomination d'une femme à au moins l'un des deux postes (Président du Conseil européen, haut-représentant de l'Union).

Elle est également connue pour être l'instigatrice de la pétition de 2006 "One Seat" pour la concentration des institutions à Bruxelles, et notamment le rapatriement du Parlement européen de Strasbourg à Bruxelles.

Son mandat

L'adoption du programme de Stockholm en matière de justice, liberté et sécurité ayant été l'une des premières priorités de la présidence suédoise, Mme Malmström a une très bonne connaissance des affaires intérieures.

En tant qu'élue locale, elle a été membre durant sept ans des conseils locaux compétents en matière d'immigration et d'intégration de la ville de Göteborg, qui compte 154 nationalités.

Lors de son audition devant le Parlement, elle a rappelé que la Suède est l'un des pays d'Europe qui accueille le plus d'immigrants par rapport à leur population. Elle a d'ailleurs mené des recherches dans ce domaine.

 

Andris Piebalgs (Développement)



Andris Piebalgs (Lettonie)

Seul candidat à sa propre succession dans son pays, l'ancien commissaire à l'énergie est passé au développement, après un parcours satisfaisant malgré des débuts balbutiants.

Parcours

Diplômé en Physique de l’Université de Lettonie en 1980, puis professeur et proviseur au lycée de Valmiera, il devient ministre de l'Education de 1990 à 1993.

Parlementaire en 1993 et 1994, il passe au poste de ministre des Finances en 1994.

Engagement européen

Sa carrière internationale débute en 1995 lors de sa nomination en tant qu'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de Lettonie en Estonie jusqu'en 1997. En 1998, il devient Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire auprès l’Union européenne jusqu'à l'adhésion de son pays.

Secrétaire d’Etat adjoint responsable des relations de la Lettonie avec l’Union européenne en 2004, il devient commissaire en 2004 en remplacement de Mme Kalniete dont il avait été le chef de cabinet au premier semestre 2004.

 

Janez Potočnik (Environnement)



Janez Potočnik

Parcours

Janez Potočnik est diplômé en économie à l'Université Ljubljana en 1989. Docteur en économie en 1993, il a été successivement directeur adjoint, directeur de recherche et directeur des deux principaux instituts de recherche économique de Ljubljana de 1984 à 2001, date à laquelle il intègre le cabinet du premier ministre slovène.

Il a également été professeur assistant à la faculté de Droit de Ljubljana de 1991 à 2004.

Engagement européen

Janez Potočnik a consacré les six dernières années de sa carrière professionnelle à l'intégration européenne. Il a été à la tête de la délégation slovène ayant négocié l'adhésion du pays de 1998 à 2004. En 2002, il devient ministre des affaires européennes jusqu'en 2004. Il devient en 2004 commissaire européen pour la Science et la recherche, puis en 2009 à l'Environnement.

Son mandat

Comme chef du groupe qui a négocié l'adhésion de la Slovénie, il a été amené à traiter d'un grand nombre de politiques de l'UE. Il possède une grande expérience en matière européenne. Ses priorités affichées étaient la promotion de "l'économie verte", de la biodiversité et le renforcement de la législation environnementale.

 

Olli Rehn (Affaires économiques et monétaires)



Olli Rehn

Nommé commissaire aux Affaires économiques et monétaires en novembre 2009, Olli Rehn était membre de la Commission européenne chargé des entreprises et de la société de l'information dès Novembre 2004 et chargé de l'élargissement depuis Juillet 2004.

Parcours

A 47 ans, le centriste finlandais jusque-là Commissaire en charge de la politique d'élargissement de l'Union prétendait à un poste de premier plan dans la nouvelle équipe, tel celui de haut représentant. Depuis 2004, son travail à la Commission a été apprécié. Lui qui, au début de son mandat, voulait voir les Balkans occidentaux définitivement ancrés à l'Union et la Croatie gravir les dernières marches de son processus d'adhésion, ses objectifs ont été presque atteints.

Engagement européen

La carrière de cet homme est placée sous le signe de l'Europe : eurodéputé de 1995 à 1996, il fut aussi directeur du centre d'études européennes à Helsinki et chef de cabinet du premier Commissaire finlandais à Bruxelles de 1998 à 2002.  Après avoir été Professeur et directeur de recherche au département de sciences politiques et au centre des études européennes de l'université d'Helsinki de 2002 à 2003, il devient conseiller en politique économique auprès du Premier ministre finlandais.

Olli Rehn est passionné de sport et plus particulièrement de football. Il a été membre de plusieurs clubs de football dont le FC Mikkelin de 1968 à 1982, le FC Parlement finlandais (depuis 1991) et le CS Eurocommission II (1998 à 2002).

 

Maroš Šefcovic (Relations interinstitutionnelles)



Maroš Šefcovic

Après un intérim d'un mois au poste de commissaire pour l'Education, la Formation la Culture et la Jeunesse en Octobre 2009, Maroš Šefcovic devient Vice-président responsable des relations interinstitutionnelles et de l'administration.

Parcours

Diplômé en économie et en droit à l'Université de Bratislava, Maroš Šefcovic intégre l'Institut d'État des relations internationales de Moscou entre 1985 et 1990.

Il étudie ensuite un an à Standford (Etats-Unis) avant de revenir se spécialiser en Affaires européennes et internationales dans son pays.

D'abord conseiller du vice-ministre des Affaires étrangères, il devient secrétaire et consul à l'ambassade de la République fédérale tchèque et slovaque du Zimbabwe, puis à l'ambassade d'Ottawa pour enfin être ambassadeur à Tel Aviv.

Il réintègre le Ministère des Affaires étrangères, au département des relations avec les pays de l'UE et de l'OTAN, avant de devenir directeur adjoint puis directeur du cabinet du même ministère en 1998.

Engagement européen

Comme il le stipule dans ses réponses aux députés européens, Maroš Šefcovic a participé au processus d'adhésion de la Slovaquie, ce qu'il présente comme un "grand privilège".

En 1997, il part à Bruxelles tenir le titre de Représentant Permanent de la Slovaquie auprès de l’Union européenne, où il ne restera qu'un an.

Il reviendra en 2004 pour occuper le poste d'ambassadeur de la représentation permanente de la Slovaquie à Bruxelles.

Le 1er octobre 2009, il remplace le commissaire démissionnaire Ján Figel, et devient membre de la Commission européenne en charge de l'éducation, de la formation, de la culture et de la jeunesse

Le groupe PPE (droite) cherchera cependant à obtenir des explications sur une de ses déclarations contre la minorité Rom de son pays, qui avait fait polémique en 2005.

Programme

Maroš Šefcovic travaillait à la mise en œuvre du traité de Lisbonne. Dans ses réponses au questionnaire des parlementaires, il a beaucoup insisté sur les relations interinstitutionnelles qui devaient constituer un véritable "partenariat" interinstitutionnel.

Il est notamment à l'initiative de la proposition de règlement pour l'initiative citoyenne.

 

Antonio Tajani (Industrie et entrepreneuriat)



Antonio Tajani

Commissaire aux Transports sous la Commission Barroso I entre 2008 et 2009, Antonio Tajani a été conduit au poste de  l'Industrie et de l'entrepreneuriat pour la mandature 2010-2014.

Parcours

Juriste de formation, il exerce d'abord le métier de journaliste pendant sa jeunesse. Correspondant en Union Soviétique et en Somalie, il fait du journalisme politique à la radio et à la presse écrite.

Il fait ensuite l'école de Florence et de Borgo Piave pour devenir officier de l'Aeronautica Militare italienne, ce qui lui permet de devenir contrôleur de défense aérienne. Militant monarchiste à ses débuts, Antonio Tajani est avec Silvio Berlusconi le cofondateur de Forza Italia en 1994, duquel il devient responsable régional dans le Latium. Membre du conseil municipal de Rome depuis 2001, il est battu par Walter Veltroni lors des élections municipales de 2002.

Engagement européen

Antonio Tajani entre dans l'arène bruxelloise en 1999 en tant que parlementaire, où il sera réelu 15 ans durant. Il participe à la rédaction de la Convention sur l'avenir de l'Europe, qui aboutit au projet de Constitution européenne en 2003. Membre actif du bureau du PPE, il en est aujourd'hui son vice-président. Suite à la démission du commissaire Franco Frattini devenu ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Silvio Berlusconi, Antonio Tajani a été proposé pour le remplacer aux transports.

Son mandat

Lors de son dernier mandat, il a su se défendre face aux accusations concernant son implication dans une affaire d'aides d'Etat consentie à Alitalia afin d'obtenir le poste de Commissaire aux transports.

 

Viviane Reding (Vice-présidente de la Commission européenne, commissaire à la Justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté)


Viviane Reding (Luxembourg)

Depuis 20 ans à Bruxelles, successivement eurodéputée puis membre de la Commission Prodi puis Barroso I, Viviane Reding a été nommée pour la deuxième fois à la Commission, en charge cette fois de la justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté.

Parcours

Docteur en sciences humaines, elle a commencé par une carrière de journaliste. Rédactrice au "Luxemburger Wort", elle a dirigé l'Union luxembourgeoise des journalistes de 1986 à 1998.

Sa carrière politique démarre en 1979 à la chambre luxembourgeoise.

Engagement européen

20 ans de carrière européenne... après 10 ans de mandat à la chambre luxembourgeoise, Viviane Reding devient députée européenne en 1989, où elle est réélue durant 10 ans.

Elle restera jusqu'à sa nomination à la Commission Prodi en 1999, où elle a été en charge de l'éducation, de la culture, de la jeunesse, des médias et des sports. Elle est reconduite une première fois à la Commission Barroso I en tant que commissaire en charge de la société de l’information et médias.

En 2001, elle reçoit la médaille européenne du mérite. Lors de son dernier mandat, elle s'est illustrée en imposant aux opérateurs téléphoniques européens la réforme des tarifs de roaming (service proposé par les opérateurs de téléphonie mobile pour permettre l'accès à leurs services depuis l'étranger), ou encore le numéro d'urgence unique le 112.

Dans ses réponses aux parlementaires, Viviane Reding a démontré son engagement européen par ses origines luxembourgeoises, petit pays aux frontières multiples et proches qui lui aurait apporté une vision plus pragmatique que politique de l'Europe.

Son mandat

Pour son mandat elle avait proposé trois axes : le développement d'une zone de justice européenne sans frontières, une véritable aire de droits fondamentaux et le renforcement du sentiment d'appartenance européen. Elle souhaitait notamment s'engager plus avant, au cours des ses trois premières années de mandat, pour la création d'un code civil européen ou d'un droit des contrats européens. 

 

Androulla Vassiliou (Education, culture, multilinguisme et jeunesse)



Androulla Vassiliou (Chypre)

Parcours

Diplômée en droit (1964) puis en affaires internationales (1966), Androulla Vassiliou est la femme de l'ancien président de la République de Chypre de 1988 à 1993, Georges Vassiliou. Avocate jusqu'en 1988, elle a été présidente de l'association chypriote pour les Nations Unies puis présidente de la Fédération mondiale des associations pour les Nations Unies.

En 1996, elle entame sa carrière politique en intégrant la Chambre des représentants de Chypre en tant que membre du Mouvement des démocrates unis. Elle conservera ce poste jusqu'en 2006 tout en représentant la Convention sur l'avenir de l'Europe, qui jette les bases d'un nouveau traité destiné à rendre les institutions de l'Union plus démocratiques et efficaces. En 2008 elle devient Commissaire chargée de la santé.

Engagement européen

Appartenant au parti réformiste et libéral-démocrate européen, l'action de Mme Vassiliou comme Commissaire à la santé a notamment porté sur les droits des patients européens et leur accès aux soins de santé ainsi que sur la lutte contre le cancer.

Son mandat

Androulla Vassiliou souhaitait que les Européens puissent vivre dans une Union durable fondée sur la connaissance stimulant la créativité et l'innovation. L'éducation et la formation devaient être à ce titre cruciaux pour aider l'Europe à surmonter la crise à court terme.

 

Algirdas Šemeta (Fiscalité et union douanière, audit et lutte antifraude)



Algirdas Šemeta (Lituanie)

Algirdas Šemeta a été nommé en novembre 2009 responsable de la Fiscalité et de l'union douanière, de l'audit et de la lutte antifraude. Il remplace ainsi sa compatriote Dalia Grybauskaitė, élue présidente de la République de Lituanie.

Parcours

Economiste et mathématicien de formation, c'est en cette qualité qu'il entre au service du gouvernement lituanien. Il intègre successivement différents services techniques des Ministères de l'Economie, puis des Finances. De 1997 à 1999, il est lui-même nommé Ministre des Finances.

Muté au Secrétariat du gouvernement, il devient ensuite directeur général du département statistique du gouvernement pour revenir au poste de Ministère des finances en 2008.

Il est donc impliqué dans la détermination et le contrôle du budget lituanien depuis une dizaine d'années.

Il était en poste au ministère quand la Lituanie s'est vu refuser l'entrée dans la zone euro du fait d'une trop forte inflation.

Il est décrit par ses collègues comme très strict et exigeant envers lui-même comme envers les autres. Ne mâchant pas ses mots, ses petites phrases sont souvent reprises par les Unes de presse.

Son mandat

On dit que sa nomination inattendue suite à l'élection à la Présidence du Pays de son prédécesseur lui a évité d'avoir à assumer un très mauvais bilan national.

En effet, quelques mois après sa prise de fonction à Bruxelles, les statistiques financières lituaniennes annonçaient une très mauvaise période budgétaire pour le pays, avec des chiffres encore plus désastreux que la Lettonie.

Identifié dans son pays comme le Ministre de l'Augmentation Fiscale, il a fait l'objet de plusieurs polémiques nationales. En mai, six mois à peine après son retour en tant que ministre, il une motion de censure (qui n'a pas abouti) a été déposée par des députés de l'opposition, l'accusant d'instaurer des réformes fiscales destructrices et d'inciter à l'agitation sociale.

Dans ses réponses au questionnaire parlementaire on peut citer la volonté de proposer un équivalent de la taxe carbone, le développement de la coopération en matière fiscale avec la création d'un réseau d'administrations appelé "Eurofisc" ou encore l'intention d'explorer la faisabilité d'un taxe internationale sur les transactions financières.

Algirdas Semeta a indiqué qu'il entendait supprimer le raisonnement "politiquement myope" du "j'ai payé et j'ai reçu" ou du "je veux récupérer ce j'ai donné" et le système complexe d'exemptions, de dérogations et de corrections.