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Les chefs d’entreprise plébiscitent l’Union pour la Méditerranée

Actualité 11.06.2008

Le 13 juillet prochain, le projet d’Union pour la Méditerranée (UPM) sera officiellement lancé lors d’un sommet à Paris. Dès le départ, cette initiative a suscité des réactions politiques variées. Mais chez les chefs d'entreprises du pourtour méditerranéen, le projet initié par la France est plutôt bien accueilli.

La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC) et le cabinet d'audit KPMG ont fait appel à l'institut IPSOS pour consulter sur le projet d’UPM des chefs d’entreprise des deux rives de la Méditerranée(Algérie, Espagne, France, Italie, Maroc et Tunisie). Les sentiments qui résument le mieux l'état d’esprit des entrepreneurs de ces 6 pays lorsqu’ils pensent à l’UPM, sont "l’espoir" pour 49 % d'entre eux et "la confiance" (39 %). En revanche, les chefs d’entreprise français apparaissent beaucoup plus "méfiants" que les autres (24 % contre 9 % pour l’ensemble).

Plus de 8 chefs d’entreprise sur 10 considèrent que l’Union pour la Méditerranée représenterait plutôt une bonne chose pour le co-développement et la coopération entre les pays concernés. 67 % estiment aussi que le projet aura des répercussions positives sur la création d’emplois dans leur secteur. Autre signe de la morosité des chefs d’entreprise français : seulement 14 % affirment que l'UPM serait une bonne chose pour leur entreprise.

Pour 44 % des personnes interrogées, l’UPM doit en priorité protéger l’environnement et promouvoir le développement durable. Juste derrière figure l’amélioration de l’enseignement et de la formation. Plus de 4 entrepreneurs sur 10 attendent aussi que l’UPM soutienne la création d'entreprises.

La création d’une banque méditerranéenne d’investissement est l'initiative concrète qui semble séduire le plus d'entrepreneurs (29 %), devant la mise en place d’une Chambre de commerce et d'industrie (20 %) et l'organisation de rencontres commerciales et de mises en réseau (19 %).

75 % des personnes interrogées considèrent que la mise en place de ce projet les inciterait à établir un partenariat privilégié avec des entreprises implantées dans d’autres pays de l'UPM. La France est considérée comme le pays le plus attractif de cette zone, puisque 21 % des chefs d’entreprise interrogés choisiraient l'hexagone s'ils devaient installer leur activité dans un autre pays de l’UPM.

Plus d'un entrepreneur sur deux pense que les moyens actuels pour garantir la transparence sont insuffisants. Du coup, 87 % d'entre eux voient la mise en place de l’Union pour la Méditerranée comme une chance pour leur pays de mettre davantage de moyens au service de la transparence.  

Etude réalisée par téléphone du 14 avril au 5 mai 2008 dans 6 pays (Algérie, Espagne, France, Italie, Maroc et Tunisie), auprès de 933 chefs d'entreprise constituant un échantillon représentatif de la population des chefs d’entreprise de la future Union pour la Méditerranée.


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