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Le travail non déclaré au sein de l'UE

Actualité 26.10.2007

EurLe recours au travail non déclaré se répartit, au sein du l'UE, suivant un double clivage est-ouest et nord-sud. L'Europe du Sud a ainsi travaillé en moyenne 350 heures, contre 60 pour les pays nordiques. L'Europe orientale 330, contre 110 pour les pays de l'ouest de l'Union. La rémunération moyenne de ces heures de travail non déclaré est de 16 euros par heure (19 pour les hommes et 12 pour les femmes).

 

Les candidats au travail au noir sont le plus souvent des étudiants de 15 à 24 ans. Ils réalisent le plus souvent (55 %) ces travaux pour des connaissances personnelles. Seulement 11 % des Européens déclarent avoir, au cours des 12 derniers mois, acquis un produit ou eu recours à un service pour lequel ils avaient une bonne raison de croire qu'il impliquait du travail non déclaré.

Un double clivage géographique s'observe aussi dans la perception de la répression du travail non déclaré. Si 33 % des Européens jugent élevé le risque d'être découvert s'ils exerçaient un travail non déclaré, c'est en particulier le cas de près de 50 % des Portugais ou des Lituaniens, 29 % des Français et près de 15 % des Danois ou des Suédois.

 

Le 24 octobre la Commission européenne a publié une communication sur le travail non déclaré.

Eurobaromètre spécial 284 - vague 67.3

 

Cette étude a été réalisée par TNS Opinion & Social à la demande de la DG Emploi, Affaires sociales et Egalité des chances et a été coordonnée par la DG Communication, entre le 25 mai et le 30 juin 2007, auprès de 26 755 personnes dans les 27 Etats membres de l'UE.