Derniers articles publiés

[Le Récap'] Percée des Verts, budget italien et Brexit… les 3 infos de la semaine à retenir

Actualité 19.10.2018

Dimanche, les élections simultanées en Bavière, en Belgique et au Luxembourg ont donné lieu à une poussée électorale inattendue des partis écologistes. Jeudi, la Commission européenne a fini par dénoncer le budget italien pour 2019, qui prévoit un déficit loin des précédents engagements du pays. Et côté Brexit, le Conseil européen n'a permis aucune avancée concrète.

Affiche de campagne en Bavière

Affiche de campagne en Bavière - Crédits : Markus Spiske / Flickr

Bons résultats des écologistes en Bavière, au Luxembourg et en Belgique

Trois élections se sont tenues simultanément en Europe le dimanche 14 octobre : les Bavarois (Allemagne) ont renouvelé leur Parlement régional, les Luxembourgeois la Chambre des députés, et les Belges leurs bourgmestres (maires). Dans les trois scrutins, et malgré des contextes et enjeux très différents, on observe une nette progression des partis écologistes.

[Revue de presse] Bavière, Luxembourg, Belgique : percée des partis écologistes

Le vote n'était qu'un scrutin régional en Bavière, mais avec des conséquences largement nationales. En effet, du score de l'Union chrétienne-sociale (CSU) dépend l'avenir du chancelant gouvernement de la chancelière Angela Merkel. Avec un score de 37% des voix, le parti frère de la CDU reste la première force régionale, mais perd plus de 10 points par rapport à 2013. Les écologistes, quant à eux, doublent leur score précédent avec 17,5% des suffrages.

Le Grand-Duché du Luxembourg a élu ses députés, avec une forte abstention – moins de 43% de votants. Même si le Parti social-chrétien (CSV, centre-droit) arrive en tête, la coalition des démocrates (DP), des socialistes (LSAP) et des écologistes conserve la majorité absolue. Le Premier ministre démocrate Xavier Bettel devrait ainsi voir son mandat reconduit. Et le score des Verts progresse, de 10% en 2013 à 15% aujourd'hui.

Enfin, le premier tour des élections communales s'est déroulé en Belgique : une fracture politique s'observe entre la Flandre néerlandophone, où l'Alliance néo-flamande (libéral-conservateur) reste généralement en tête, et la Wallonie francophone où les électeurs ont favorisé le vote écologiste. À Bruxelles, les écologistes sont deuxièmes, et dans la région de la capitale le Parti vert est arrivé en tête dans plusieurs communes.

Budget italien : un dérapage "sans précédent"

Crédit : SARINYAPINNGAM / iStock

Jeudi 18 octobre, la Commission européenne a envoyé une lettre officielle dénonçant "une déviation sans précédent" du budget italien 2019 par rapport aux règles du Pacte de stabilité et de croissance.

[Revue de presse] Le programme budgétaire de l'Italie affole Bruxelles

Le gouvernement italien avait, le 15 octobre, soumis son budget à l'exécutif européen. Avec des mesures particulièrement coûteuses (l'instauration d'un revenu de base, une réforme fiscale jugée clientéliste, l'annulation d'une hausse de la TVA et une simplification du départ à la retraire), ce budget était déjà considéré "hors des clous" par l'exécutif européen. Il confirmait en effet la direction annoncée fin septembre, avec un déficit de 2,4% du PIB. La commission dispose de deux semaines pour évaluer le budget, et très probablement demander à Rome d'effectuer des ajustements pour être en accord avec la coordination économique de l'Union.

[Revue de presse] L'Italie confirme sa volonté d'un budget en hausse, la Commission veut dialoguer

Dans l'absolu, le budget est conforme à l'emblématique "règle des 3%", mais il prévoit une augmentation du déficit "structurel", c’est-à-dire non soumis aux aléas économiques, de 0,8%. Inacceptable pour la Commission, alors que la dette du pays atteint déjà 131% du PIB.

Celle-ci a donc publiquement qualifié de "non-conforme" le projet de budget italien : une première étape vers un éventuel rejet, qui pourrait provoquer une grave crise politique entre les instances européennes et la coalition M5S-Ligue.

La Commission s'apprête aussi à publier d’autres lettres, adressées à plusieurs pays dont les objectifs budgétaires présentent des déviations par rapport à leurs engagements. La France et la Belgique pourraient en faire partie, même si les écarts sont jugés bien moins alarmants que dans le cas italien. 

Sommet européen : un Brexit sans issue ?

Michel Barnier au Conseil européen, 17 septembre - Crédits : Union européen

L'optimisme affiché la semaine dernière par le négociateur en chef de l'UE sur le Brexit, Michel Barnier, a été rapidement douché. Sa réunion avec le ministre britannique du Brexit Dominic Raab, dimanche 14 octobre, s'est soldée par un échec. Trois jours plus tard, le face à face entre les chefs d'État et de gouvernement des 27 et la Première ministre britannique Theresa May a confirmé les divergences de vue. De cette rencontre, rien de concret n'est ressorti, les 27 reprochant notamment à Mme May l'absence de nouvelles propositions. Le rendez-vous avait toutefois pour objectif de "créer les conditions médiatiques et politiques (…) pour qu’un accord soit possible ultérieurement".

[Revue de presse] Brexit : pas d'accord avant le sommet européen des 17 et 18 octobre

Pourtant la question irlandaise semble toujours insoluble. D'un côté, l'option d'une frontière physique entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord a toujours été rejetée par le gouvernement britannique. De l'autre, conserver l'Irlande du Nord dans l'espace économique européen, et ainsi reporter les contrôles entre les deux îles, suscite l'opposition du Parti unioniste démocrate (DUP), dont dépend la majorité de Theresa May au parlement britannique.

Par ailleurs, le plan de Theresa May, dit "de Chequers" et qui prévoit le maintien d'une relation économique étroite entre Londres et les autres pays européens, avait déjà été rejeté par ces derniers à Salzbourg en septembre.

Si la tenue d’un sommet en novembre a été annulée, les négociations se poursuivent avec le Conseil de décembre comme "ultime limite", a indiqué Michel Barnier.

Et aussi

Allemagne

Consommation

Dieselgate

Economie

Espagne

Finance

Hongrie

Numérique

Pologne

Portugal

Suède