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[Le Récap'] Brexit, réduction des émissions de CO2 et francophonie… les 3 infos de la semaine à retenir

Actualité 12.10.2018

Un accord pour durcir les normes d'émissions de CO2 des véhicules a été trouvé dans la douleur par le Conseil de l'UE, mardi 9 octobre. À Bruxelles, les négociations du Brexit rentrent dans leur phase finale : sans convaincre, le négociateur de l'UE Michel Barnier espère encore un accord de dernière minute. Pendant ce temps, le Sommet de la francophonie avait lieu à Erevan les 11 et 12 octobre.

La pollution atmosphérique à Paris

La pollution atmosphérique à Paris - Crédits : VladOrlov / iStock

Émissions des véhicules : un accord en demi-teinte sur le CO2

Les ministres de l'Environnement des États membres se sont réunis à Luxembourg, mardi 9 novembre, pour chercher un accord sur la réduction des normes d'émissions de CO2 des véhicules neufs, à l'horizon 2030. Sur la table, un compromis proposé par la ministre autrichienne de l’Environnement Elisabeth Köstinger, dont le pays occupe la présidence du Conseil jusqu'à la fin de l'année 2018.

Le texte a finalement été adopté grâce aux voix de 20 pays favorables sur 28, après une longue journée de tractations. Il propose, notamment, une réduction de 35% des émissions de CO2 pour les voitures neuves d'ici à 2030.

Mais le compromis autrichien est doublement critiqué. D'un côté, des États comme les Pays-Bas, le Luxembourg et l'Irlande voudraient aller plus loin, avec une réduction de 40%. Ils n'ont donc pas voté le texte qu'ils jugent trop peu ambitieux. De l'autre, l'Allemagne (qui a finalement voté favorablement) et les pays de l'Est de l'Europe auraient préféré un objectif moins élevé, mettant en lumière les conséquences négatives pour l'emploi dans leurs industries automobiles.

L'influence de ces dernières est largement pointée du doigt, notamment par le secrétaire d’État luxembourgeois au Développement durable Claude Turmes, selon qui "l’industrie automobile allemande met la politique environnementale allemande au pied du mur" [Libération]. Le texte va maintenant devoir entrer dans une phase de conciliation avec le Parlement européen pour être finalement adopté.

[Revue de presse] Réduction des émissions de CO2 : les ambitions des États membres jugées décevantes

Brexit : un accord semble se dessiner, l'UE reste prudente

Belfast, capitale de l'Irlande du Nord - Crédits : Feverstockphoto / iStock

La Commission européenne et les chancelleries des États membres – Royaume-Uni compris – s'organisent depuis plusieurs semaines dans l'éventualité, de plus en plus probable, d'un "no deal" ou Brexit sans accord.

Mercredi 10 octobre, face au collège des commissaires européens, le négociateur en chef de l'UE sur le Brexit, Michel Barnier, a pourtant estimé qu'un accord pouvait être trouvé avant le prochain Conseil européen, qui aura lieu les 17 et 18 octobre. Les négociations sont rentrées dans un cycle final et ont presque lieu en continu, à Bruxelles.

Mais face à l'optimisme du négociateur, l'administration européenne reste prudente. "Nous n'y sommes pas encore", a ainsi relativisé le commissaire européen aux Affaires intérieures Dimítris Avramópoulos le 10 octobre, face à des journalistes.

Une solution à l'épineuse question de la frontière irlandaise, dernier point insoluble des négociations, est toujours en cours d'étude. Il s'agirait de mettre en place des contrôles administratifs entre la Grande-Bretagne et l'Irlande du Nord. La nation constitutive du Royaume-Uni resterait donc dans l'espace européen, permettant d'éviter la réinstauration d'une frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord.

[Revue de presse] Brexit : Michel Barnier juge qu'un accord est à portée de main

La francophonie réunie en sommet à Erevan

Erevan accueil le Sommet de la francophonie - Crédits : Marlenka / iStock

La 17e édition du Sommet de la francophonie se tient les 11 et 12 octobre à Erevan. Si le choix de la capitale arménienne peut sembler incongru, le Huffington Post souligne que "le français y est là-bas beaucoup enseigné, et les politiques éducatives en font un enjeu". Le pays est d'ailleurs membre de plein droit de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) depuis 2012, fort de "200 000 locuteurs du français" soit "près de 6,5%" de la population.

"Emmanuel Macron, avec Justin Trudeau et un certain nombre de chefs d'État et de gouvernement, notamment africains", ont fait le déplacement, indique RFI. "Le Sommet d’Erevan est une nouvelle tribune pour [l'élargissement de la francophonie], qui vise en particulier le continent africain, mine d’or démographique à investir pour la France", avance France Culture. "À l'échelle mondiale, l’ONU prévoit un milliard de locuteurs francophones d’ici 2065", alors que "l'OIF les estime actuellement à 274 millions".

Les membres de l'OIF doivent élire "une secrétaire générale entre [la Rwandaise] Louise Mushikiwabo et la sortante Canadienne Michaëlle Jean" dans le courant de la journée de vendredi, rapporte L'Express. Mais le suspens est très relatif : la canadienne "a vu ses minces chances s'envoler avant même le Sommet, quand le Canada et le Québec lui ont retiré leur soutien".

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