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La qualité de l'air en Europe

Carte et comparatif 23.03.2018

La pollution atmosphérique affecte tant l'environnement que les humains. Par leur nature volatile, les polluants atmosphériques produits dans un pays atteignent les Etats voisins, dégradant la qualité de l'air sur l'ensemble du continent. Ce problème est donc autant local qu'européen.

Depuis une trentaine d'années, la qualité de l'air s'améliore dans l'Union, néanmoins certaines régions émettent encore une forte pollution atmosphérique, exposant les populations à de sérieux risques de santé.

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En moyenne, 21.5% des citoyens européens sont exposés à des concentrations de particules fines dépassant les standards de qualité européens, fixés à 50 microgrammes (µg) quotidiens par mètre cube d'air. Un chiffre à ne pas dépasser plus de 35 jours par an.

Les particules fines sont présentes naturellement dans l'environnement du fait de l'érosion provoquée par le vent, de tempêtes ou d'éruptions volcaniques.
Néanmoins, l'activité humaine augmente fortement leur concentration atmosphérique. En 2013, d'après le Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (CITEPA), les principaux secteurs responsables sont la transformation d'énergie par l'industrie (31%), la combustion de bois pour chauffer les habitations (30%), l'agriculture avec l'utilisation d'engrais (20%) et les transports du fait notamment de la combustion du diesel (15%).

Dans de nombreux Etats membres, tels que le Royaume-Uni ou les Pays-Bas la quantité de particules fines PM10 n'affecte aucune tranche de la population au regard de ces standards.

En revanche, les citoyens citadins chypriotes et maltais sont au contraire tous concernés par la pollution de l'air, car l'ensemble de la population de ces deux Etats insulaires est affectée en trop grande quantité.

L'exposition à des concentrations élevées de particules fines a notamment baissé en Slovaquie et en Hongrie entre 2011 et 2012. Elle ne concerne plus que respectivement 47,7% et 54,9% de la population.

La France a elle aussi fortement réduit le taux d'exposition. En 2012, seuls 5.4% de la population urbaine était concernée, contre près 19% l'année précédente. 

Cependant, tous les pays ne fournissent pas les mêmes efforts. En Pologne ou en Bulgarie notamment, qui font partie des quatre Etats membres exposant le plus leurs citadins à des niveaux élevés de pollution atmosphérique, aucune amélioration tangible ne peut être notée en trois ans.

Neufs Etats membres dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, considérés comme mauvais élèves pour leurs dépassements réguliers des limites d'émissions de polluants, ont été convoqués à Bruxelles le 30 janvier 2018 pour un sommet sur la qualité de l'air. La Pologne a quant a elle été condamnée par la CJUE au mois de février 2018 pour non respect des valeurs limites applicables aux particules fines (PM10) dans l'air ambiant.

Au sein de l'Union européenne, plus de 70% de la production de particules fines est issue de la production et de la consommation d'énergie. La seconde source la plus importante provient du transport routier, à hauteur de 15%.

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