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La natalité dans les États membres de l'Union européenne

Carte et comparatif 08.10.2018

En 2016, 5,1 millions d'enfants sont nés dans l'Union européenne. Cependant, les niveaux de natalité sont très différents d'un pays à l'autre. Et si la population de l'UE continue de croître, c'est avant tout grâce à un solde migratoire positif.

En 2016, l'Union européenne comptait 510 millions d'habitants, selon les estimations d'Eurostat. La taille de la population des 28 pays qui la composent aujourd'hui s'est accrue au gré des naissances et des migrations. Elle est ainsi passée de 406 millions en 1960 à 475 millions en 1990, pour atteindre 500 millions en 2008.

En 2016, les décès ont été légèrement plus nombreux que les naissances. Par conséquent, l'accroissement de la population (+1,7 million d'habitants) est due au solde migratoire positif.

La natalité diminue, mais plus lentement qu'avant

Afin de comparer la natalité des pays, on utilise le taux de natalité. Il est défini par Eurostat comme "le rapport entre le nombre de naissances et la population moyenne au cours d’une année donnée" et est exprimé en nombre de naissances pour 1 000 habitants. En 2016, ce taux s'est établi à 10,1 en moyenne sur l'UE-28. Cela signifie que pour chaque groupe de 1000 habitants, il y a eu 10,1 nouveau-nés supplémentaires en 2016.

En 1970, le taux de natalité était de 16,3. En 2000, il était de 10,6.

Le taux de natalité est différent du taux de fécondité, qui correspond au nombre moyen d'enfants qu'a une femme dans sa vie. Celui-ci était de 1,6 en 2016.

Le taux de fécondité dans l'Union européenne

Malgré un léger rebond observé en 2008, avec 5,5 millions de naissances enregistrées, la natalité diminue donc dans l'UE depuis 1964 (à l'époque, 7,8 millions de naissances avaient été recensées). Entre 2008, au début de la crise économique, et 2011, le nombre de naissances a encore diminué de 3,5 %.

Selon Eurostat, la diminution de la natalité n'est pas tant liée à une diminution du taux de fécondité, mais plutôt à une diminution du nombre de femmes en âge de procréer : une population qui a "diminué dans environ deux tiers des pays européens."

Le nombre de naissances s'est néanmoins stabilisé autour de 5,1 millions  par an depuis 2013.

Des niveaux de natalité hétérogènes

Les taux de natalité les plus faibles sont enregistrés dans les pays du sud de l'UE. Le plus faible est celui de l'Italie (7,8), loin derrière le Portugal (8,4), la Grèce (8,6), l'Espagne (8,8) et la Croatie (9). Dans ces pays, les taux de natalité diminuent depuis 2010.

La France se situe parmi les pays européens dont le taux de natalité est le plus élevé : il atteint 11,7 en 2016, légèrement derrière le Royaume-Uni et la Suède. C'est enfin l'Irlande qui a le taux de natalité le plus élevé (13,4), mais ce dernier est aussi celui qui le plus diminué depuis 2009. A l'époque, il atteignait 17 naissances pour 1 000 habitants.