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La Fondation Hippocrène récompense les meilleurs projets de partenariat européen

Actualité 06.05.2010

Mercredi 5 mai s'est déroulée à La Sorbonne la remise des Prix Hippocrène de l’éducation à l’Europe. Les 4 lauréats (école élémentaire, collège, lycée général, lycée professionnel) se sont ainsi partagés les 40 000 euros grâce auxquels ils mettront en œuvre leurs projets pédagogiques visant à faire prendre conscience aux jeunes de leur citoyenneté européenne. Pour sa première édition, le jury a choisi de récompenser des propositions sur le développement durable, les parcs nationaux et les échanges avec le Danemark et l'Allemagne.

Faire prendre conscience aux jeunes de leur citoyenneté européenne

A quelques jours du 60ème anniversaire de la Déclaration Schuman, le Prix Hippocrène de l’éducation à l’Europe a choisi de récompenser les meilleurs projets de partenariat européen (formation à l'Europe, mobilité, et réalisation de projets avec des partenaires des pays de l’Union…) élaborés par une classe et ses professeurs de l’académie de Paris.

Objectif de ces derniers : faire prendre conscience aux jeunes de leur citoyenneté européenne. Chacun des quatre vainqueurs dans sa catégorie – école élémentaire, collège, lycée général, lycée professionnel – a alors reçu une subvention de 10 000 euros lui permettant de mener à bien son projet.

Michèle Guyot-RozeMichèle Guyot-Roze, présidente de la Fondation Hippocrène, nous explique comment est né ce prix : selon elle, les dernières élections européennes ont montré que beaucoup de jeunes "ne se sentaient pas vraiment citoyens européens". Or "la citoyenneté européenne s'apprend jeune, pas uniquement par l'éducation civique, mais surtout par le partage avec d'autres Européens du même âge, la compréhension des langues, de l'histoire, de la culture de chaque pays : c'est comme cela qu'on devient Européen.

Ensuite, lorsqu'on peut aller travailler dans chaque pays européen, la citoyenneté européenne devient normale. Voter aux élections européennes devient alors aussi important que de voter lors des élections nationales. L'objectif n'est pas de dire pour qui voter, mais de voter. Et pour cela il faut éveiller la conscience européenne des jeunes très tôt.

De plus, je me suis rendue compte que des professeurs faisaient des choses extraordinaires sur l'Europe, mais dans le silence le plus total, sans la moindre récompense, voire que cela passait dans certains cas ? pays ? pour un handicap. Récompenser les initiatives intéressantes nécessitait un tel montant (40 000 euros au total), qui représente beaucoup pour nous. Mais qui est essentiel pour que l'éducation à l'Europe se fasse en France".

Du Danemark à la Roumanie : une volonté de culture européenne

prix hippocrène éducationLes premiers prix ont été remis, mercredi 5 mai à la Sorbonne, à l’école élémentaire Jean-François Lépine pour son projet autour du développement durable (réalisation d’un reportage sur Londres), au collège Jean Moulin pour son projet original sur l’écologie ("National Parks : international treasures") en partenariat avec une école polonaise, au lycée Buffon pour son projet "Le Danemark : un Nord pas comme les autres", ainsi qu'au lycée professionnel Chennevière Malézieux pour son projet d’échange professionnel avec l’Allemagne, "Cap sur Essen et bienvenue à Paris". 8 autres projets, soutenus par l'Académie de Paris, ont reçu des prix d'une valeur de 3.000 et 1.500 euros.


Parmi les nombreux projets que soutient la Fondation Hippocrène, le Parlement européen des jeunes dont les sessions internationales rassemblent des jeunes de 33 pays européens autour de projets concrets, ou le Centre de conférences internationales de Cluny, qui chaque année organise une université d'été avec des jeunes des pays de l'Est. Pour Michèle Guyot-Roze, "Les jeunes ressortent de tous ces projets convaincus par l'Europe, mais ils créent aussi à chaque fois de petits réseaux européens qui, parce que les personnes se revoient ensuite, résistent".Michèle Guyot-Roze tient cependant à préciser "que ce prix a été lancé avec l'Académie de Paris. C'est une bonne manière de commencer, mais cela ne veut pas dire que nous ne souhaitons récompenser que les Parisiens, il est parfois difficile d'ouvrir d'autres portes…"

"Les projets récompensés vont ainsi plus loin que les partenariats entre deux écoles (qui sont déjà un grand pas) et reflètent une véritable volonté de culture européenne, de comprendre et de dialoguer avec l'autre".

"Par exemple, le premier prix du lycée général souligne l'importance au Danemark de la langue véhiculaire de l'Europe qu'est l'anglais. Bien entendu on a intérêt à ce que les jeunes apprennent à parler plusieurs langues, mais ils doivent aussi comprendre que la majorité d'entre eux ne parlera pas danois…"

"Nous avons également récompensé un projet original sur les parcs nationaux avec la Pologne et la Roumanie, dont l'aspect développement durable est très important pour nous : se servir de pays comme vecteurs pour travailler sur les parcs nationaux est une bonne idée".

"Enfin, nous sommes ravis de l'enthousiasme des professeurs et la manière dont ils travaillent avec leurs élèves sur ces projets : ça n'est jamais imposé, c'est toujours collaboratif, ce qui est le meilleur moyen d'amener les jeunes à comprendre ce qu'est l'Europe sans les en détourner. L'Europe, il faut aujourd'hui la vivre, et ces projets montrent qu'on peut le faire".

 

 

En savoir plus :

 

Site de la fondation Hippocrène

Discours de Mme Guyot-Roze pour la remise du prix Hippocrène [Doc]