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La Commission européenne propose ses serveurs aux ICE en difficultés

Actualité 20.07.2012

Quatre mois après le lancement de l'Initiative citoyenne européenne (ICE), la Commission tend la main aux organisateurs des premières ICE, mettant à disposition ses serveurs à Luxembourg. En effet, la plupart des organisateurs des sept ICE actuellement actives avaient du mal à financer la collecte de signatures en ligne. La Commission ne fournira ses serveurs que temporairement.

 

L'aventure des ICE peut commencer

Il faut un million de signatures pour qu’une ICE puisse arriver sur le bureau de la Commission européenne. Des signatures qui doivent être collectées dans un nombre significatif d'États membres et dans l'espace de 12 mois au plus tard. Il est compréhensible que la plupart des organisateurs de ces 7 premières ICE aient décidé de collecter les signatures en ligne.



Toute l’Europe a organisé le 29 juin une conférence sur le thème "Comment communiquer sur l’l’Initiative citoyenne européenne (ICE) :  fundraising, sponsoring, monitoring".

Consultez le compte-rendu de la conférence !

Cependant, avant de pouvoir commencer la collecte sur Internet, il faut disposer d'un site certifié par un Etat membre et d'un espace sur un serveur localisé dans ce pays. Bien qu'elle semble facile, cette opération coûte environ 7.000 euros, un chiffre trop important pour de simples comités de citoyens. Mises en difficulté par cette procédure, les ICE étaient devenues dans l'espace de quelques mois un beau projet mais peu réalisable.

Voilà pourquoi la Commission européenne a enfin décidé de mettre à disposition ses serveurs situés à Luxembourg. Les ICE pourront ainsi créer leur propre site web, leurs outils de collecte de signatures et l’hébergement gratuit sur les serveurs de la Commission. "Nous avons opté pour une solution temporaire", a indiqué Antonio Gravili, porte-parole de Maroš Šefčovič, vice-président de la Commission européenne. "Ce n'est pas à la Commission d'aider les ICE à arriver jusqu'au bout", poursuit M. Gravili, "l'initiative citoyenne européenne doit venir de la société civile, la Commission ne doit pas intervenir".

La Commission a pourtant décidé d'accueillir les demandes des organisateurs. "Nous sommes en train de mettre en place quelque chose qui n'a jamais existé. C'est la première fois qu'un outil de démocratie participative est organisé dans un espace si grand et si peuplé", affirme le porte-parole de Maroš Šefčovič. "Comme les comités de citoyens, la Commission est en train d'apprendre à gérer les ICE".

La première ICE dont le site a été certifié est "Right to water", affirme M. Gravili. "Ils peuvent déjà commencer à recueillir leur million de signatures". L'initiative "Fraternité 2020" pourra également commencer en août, après avoir obtenu l'aide technique de la Commission européenne. "Le compte à rebours des 12 douze mois commencera seulement lorsque les outils de collecte de signatures seront actifs", confirme la Commission. D'ici peu, donc, l'aventure des ICE pourra commencer.


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Dossier spécial sur l'initiative citoyenne - Touteleurope.eu